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	<title>Altermondes &#187; Une seule planèteAltermondes</title>
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		<title>Rajendra Singh : « Grâce à la johad, l&#8217;eau revient à sa source »</title>
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		<pubDate>Thu, 14 Jan 2016 10:00:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Andrea Paracchini]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[DÉVELOPPEMENT DURABLE]]></category>
		<category><![CDATA[développement durable]]></category>
		<category><![CDATA[eau]]></category>
		<category><![CDATA[Inde]]></category>
		<category><![CDATA[ressources naturelles]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>Il s&#8217;appelle Rajendra Singh, mais en Inde il est connu comme « l&#8217;homme de l&#8217;eau ». Et pour cause. En 1985, alors qu&#8217;il se trouvait dans un petit village du Rajastan, il découvre la johad, une ancienne technique de stockage de l&#8217;eau de pluie. Depuis, il sillonne cet état semi-aride du pays pour réapprendre aux villageois [&#8230;]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p class="GreyBG">Il s&rsquo;appelle Rajendra Singh, mais en Inde il est connu comme « l&rsquo;homme de l&rsquo;eau ». Et pour cause. En 1985, alors qu&rsquo;il se trouvait dans un petit village du Rajastan, il découvre la <em>johad</em>, une ancienne technique de stockage de l&rsquo;eau de pluie. Depuis, il sillonne cet état semi-aride du pays pour réapprendre aux villageois comment restaurer le cycle de l&rsquo;eau. <em>Altermondes</em> l&rsquo;a rencontré lors de son passage à Paris.</p>

<p><a href="/wp-content/uploads/2015/06/USP.png"><img class="alignright wp-image-36434 size-thumbnail" src="/wp-content/uploads/2015/06/USP-150x137.png" alt="Une seule planète" width="150" height="137" /></a></p>
<p>En 1985, Rajendra Singh, jeune diplômé de médecine traditionnelle originaire de l&rsquo;état de l&rsquo;Uttar Pradesh, débarque dans le village de Kishori, au Rajasthan. Membre de l&rsquo;association <a href="http://tarunbharatsangh.in/" target="_blank">Tarun Bharat Sangh</a>, il vient de quitter son emploi de fonctionnaire à Jaipur pour s&rsquo;engager dans des projets solidaires.</p>
<blockquote><p>Je connaissais la médecine traditionnelle, alors j’ai commencé à soigner les personnes âgées. Mais au bout de six mois, elles m&rsquo;ont dit : « ce n&rsquo;est pas de vos soins dont on a besoins. Nous avons besoin de l&rsquo;eau. Sans eau, nous ne pourrons pas survivre ici »</p></blockquote>
<p class="annotatable">En effet, Kishori se trouve dans une région semi-aride où l&rsquo;excessive captation d&rsquo;eau pour usage agricole avait progressivement épuisé les nappes phréatiques qui alimentaient les puits et les sources en eau potable. Par conséquent, la surface cultivable s&rsquo;était drastiquement réduite, causant l&rsquo;exode des habitants de Kishori et de son district.</p>
<h6 class="annotatable">Redécouverte d&rsquo;une technique ancestrale</h6>
<p class="annotatable">Ce sont deux habitants du village qui font découvrir à Rajendra Singh la <em>johad</em>, un barrage rudimentaire fait de boue et pierres permettant de collecter les eaux de pluie pendant la saison des mousson et de les faire filtrer dans le sous-sol durant la période sèche. Simple à construire, elle nécessite des terrains stables en pente et d&rsquo;une saison des pluies régulière pour que le bassin puisse se remplir. Cette technique, connue depuis 1 500 av. J-C, a longtemps permis de maintenir le cycle de l&rsquo;eau dans des régions arides de l&rsquo;Inde.</p>
<div id="attachment_111111" class="wp-caption aligncenter"><a href="/wp-content/uploads/2016/01/water-johad-drawing1.png"><img class="size-full wp-image-111111" src="/wp-content/uploads/2016/01/water-johad-drawing1.png" alt="Le fonctionnement d'une Johad. Crédit : Anupma Sharma, National Institute of Hydrology" width="932" height="594" /></a><div class="wp-caption-text">Le fonctionnement d&rsquo;une <em>johad</em>. Crédit : Anupma Sharma, <a href="http://www.nih.ernet.in/" target="_blank">National Institute of Hydrology</a></div></div>
<p>Mais quand le gouvernement britannique a colonisé l&rsquo;Inde, il a imposé un système de gestion de l&rsquo;eau basé sur les grands barrages, les égouts et les canaux d&rsquo;irrigation&#8230; Non entretenues, les <em>johad</em> existantes sont tombées à l&rsquo;abandon et ont arrêté de rendre leur service. Il a fallu plus d&rsquo;un an pour que Rajendra Singh, seul, parvienne à en reconstruire une à Kishori. Mais face au succès de cette première expérience, les villageois ont accepté de mettre la main à la pâte. Et les habitants des villages voisins de leur emboîter le pas, accompagnés par Tarun Bharat Sangh, l&rsquo;association de Rajendra Singh.</p>
<blockquote><p>En un an, nous avons construit 36 <em>johad</em>. L’année d’après, plus de 200. Et je peux dire aujourd’hui qu’il y en a plus de 11 000 dans la région, sur une superficie de 8 600 km²</p></blockquote>
<p>Pour Rajendra Singh, la <em>johad</em> est une infrastructure pour le peuple, qui appartient au peuple. Son processus de construction et son entretien, pourtant simples, nécessitent la participation de tout un village, ce qui contribue à renforcer les liens au sein des communautés. Quant à son impact sur le cycle de l&rsquo;eau, sur la couverture végétale et sur l&rsquo;agriculture, il est avéré, comme le prouve entre autre cette étude d&rsquo;un centre de recherche suédois.</p>
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		<a href="#" class="aesop-doc-reveal-110632-1"><span class="aesop-document-component--label">document</span><br /> <div class="aesop-document-component--caption">Une étude de la Swedish International Development Cooperation Agency (en anglais) mesure l&#039;impact du travail de Tarun Bharat Sangh</div></a><div id="aesop-doc-collapse-110632-1" style="display:none;" class="aesop-content"><object class="aesop-pdf" data="https://altermondes.org/wp-content/uploads/2016/01/flow-8211-river-rejuvenation-in-india-impact-of-tarun-bharat-sangh8217s-work_36631.pdf" type="application/pdf" ></object></div></aside>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/KaXo5PG2WSg" width="640" height="360" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p class="annotatable">En 2015, Rajendra Singh a reçu le Stockholm Water Prize, aussi connu comme le « Prix Nobel de l&rsquo;eau »,  <em>« pour ses efforts innovants en matière de réhabilitation de l&rsquo;eau et d&rsquo;amélioration de la fiabilité de l&rsquo;eau dans l&rsquo;Inde rurale, et pour avoir fait preuve d&rsquo;un courage et d&rsquo;une détermination extraordinaires dans sa quête d&rsquo;amélioration des conditions de vie des plus nécessiteux. »</em></p>
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		<a href="#" class="aesop-doc-reveal-110632-2"><span class="aesop-document-component--label">document</span><br /> <div class="aesop-document-component--caption">Rajendra Singh remporte le Stockholm Water Prize 2015 </div></a><div id="aesop-doc-collapse-110632-2" style="display:none;" class="aesop-content"><object class="aesop-pdf" data="https://altermondes.org/wp-content/uploads/2016/01/2015_SWP_press_relesase_French1.pdf" type="application/pdf" ></object></div></aside>
<p id="ui-id-1">Rajendra Singh à Alwar (Inde) en 2014 Crédit : <a href="https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Rajendra_Singh.JPG#/media/File:Rajendra_Singh.JPG" target="_blank">Abhinav619</a></p>
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		<title>« Avec l’habitat coopératif, une véritable politique d&#8217;habitat social est possible au Cameroun »</title>
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		<pubDate>Mon, 07 Sep 2015 13:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Mathieu Viviani]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[ECONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[droit au logement]]></category>
		<category><![CDATA[économie sociale et solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Logement / habitat]]></category>
		<category><![CDATA[pratiques alternatives]]></category>
		<category><![CDATA[Une seule planète]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Introduit pour répondre au mal-logement des populations défavorisées du pays, l&#8217;habitat coopératif fait son chemin au Cameroun. Jules Dumas Nguebou est coordinateur des programmes d’Assoal, l&#8217;ONG qui en 2007 a lancé les premiers projets. Il explique à Altermondes le potentiel de ce modèle, source d&#8217;inspiration pour une nouvelle politique d&#8217;habitat social. Comment a émergé le mouvement de l’habitat [&#8230;]</p>
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]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p class="GreyBG">Introduit pour répondre au mal-logement des populations défavorisées du pays, l&rsquo;habitat coopératif fait son chemin au Cameroun. Jules Dumas Nguebou est coordinateur des programmes d’<a href="http://www.assoal.org/" target="_blank">Assoal</a>, l&rsquo;ONG qui en 2007 a lancé les premiers projets. Il explique à <em>Altermondes </em>le potentiel de ce<em> </em>modèle, source d&rsquo;inspiration pour une nouvelle politique d&rsquo;habitat social.</p>
<h6>Comment a émergé le mouvement de l’habitat coopératif au Cameroun ?</h6>
<p><strong><img class="alignleft wp-image-46330 size-thumbnail" src="/wp-content/uploads/2015/09/Jules-Dumas-NGUEBOU--138x150.jpg" alt="Jules Dumas NGUEBOU" width="138" height="150" />Jules Dumas Nguebou : </strong>L’habitat coopératif au Cameroun est né comme réponse à la crise du logement traversée par le pays à partir de 1997. À cette époque, l’État lance un programme visant à récupérer de nombreux terrains publics pour construire des résidences et bureaux haut de gamme. Ces terrains avaient été occupés, avec l&rsquo;accord tacite du gouvernement, par des populations précaires. Leur récupération a donc donné lieu à de nombreuses opérations de « déguerpissements » visant à exproprier les gens, sans aucunes solutions de relogement. Un vrai calvaire pour ces populations démunies. D’autant plus qu’elles n’ont jamais eu accès à des logements dits « sociaux », en raison de l’absence de politiques en la matière. C’est pour répondre à cette inégalité et ces expropriations que notre ONG <a href="http://www.assoal.org/" target="_blank">Assoal</a> a décidé de lancer un projet pilote de coopérative d’habitation en 2007. Avec seize associations de mal-logés, nous sommes allés voir le gouvernement pour lui parler du projet et lui montrer qu’une véritable politique du logement social était possible avec l’habitat coopératif.</p>
<h6>Combien de projets avez-vous lancé et quelles sont leurs caractéristiques ?</h6>
<p><img class="wp-image-36434 size-thumbnail alignright" src="/wp-content/uploads/2015/06/USP-150x137.png" alt="USP" width="150" height="137" /></p>
<p><strong>J.D.N : </strong>Nos lotissements sont éco-responsables et gérés par des locataires coopérateurs. À l’heure actuelle, nous avons construit trois lotissements ou résident 77 personnes. Le projet pilote se situe dans la banlieue de Yaoundé, la capitale camerounaise et les deux autres dans celles de Koutaba et de Yokadouma. Chaque maison du lotissement fait 80 m² et est construite en grande partie avec des matériaux locaux tels que la brique et le bois, le but étant d’utiliser le moins de ciment possible. En ce qui concerne l’accès à l’énergie, les habitations combinent l’éolien au groupe électrogène. L’accès à l’eau potable est provisoirement assuré par un puits doté d’une pompe à motricité humaine, mais on espère raccorder les habitations au réseau public prochainement. Enfin les maisons sont dotées d’un mini système d’assainissement et de toilettes sèches permettant la production d&rsquo;engrais.</p>
<h6>Comment financez-vous la construction de ces coopératives d’habitation ?</h6>
<p><strong>J.D.N : </strong>Nous avons plusieurs sources de financement. A côté de l’épargne des futurs locataires et quelques aides de l’État, nous sommes soutenus par l’aide au développement de l’Union européenne, ainsi que par des subventions d’ONG. On envisage de passer aussi par le crédit immobilier classique. Mais pour l’instant, c’est difficile car les taux d’emprunt ne sont pas accessibles aux projets que nous développons. Nous ne pouvons pas emprunter à 1% comme l’État le fait lorsqu’il souhaite construire des immeubles.</p>
<h6>Qui sont les premiers bénéficiaires de ces logements et comment y accèdent-ils ?</h6>
<p class="leftGreyBG"><span class="BoldBlack">Dossier habitat coopératif</span><br />
<a href="/habitat-cooperatif-le-choix-de-luruguay/">Habitat coopératif : le choix de l&rsquo;Uruguay</a><br />
<a href="/habitat-participatif-le-printemps-francais/">Habitat coopératif : le printemps français ? </a></p>
<p><strong>J.D.N : </strong>Nous mettons un point d’orgue à ce que les populations précaires soient prioritaires dans l’accès à ces lotissements. Les maisons coûtent 6 700 000 francs CFA l’unité, soit près de 10 300 euros environs. Un prix très en dessous de l’offre habituelle située entre 26 000 euros et 35 000 euros le logement. Les locataires coopérateurs bénéficient d’une période de remboursement allant jusqu’à dix ans et au bout de laquelle ils peuvent devenir propriétaires grâce à notre système de location-attribution. Aussi, les coopérateurs ont la possibilité de participer à la construction de leur maison. Ils peuvent, aux côtés de professionnels du bâtiment, aider à la main d’œuvre. D’ailleurs, des jeunes ont par cet intermédiaire appris un métier. De plus, une fois les lotissements construits, ses habitants prennent en charge une partie de la maintenance quotidienne comme la collecte des déchets, l’entretien des parties communes, etc. Ce système permet de faire baisser certains coûts de fonctionnement en amont et en aval de la construction de ces maisons.</p>
<h6>Quels sont les obstacles qui freinent aujourd&rsquo;hui le logement coopératif camerounais ?</h6>
<p><strong>J.D.N : </strong>Il faut faire avancer la reconnaissance juridique des coopératives d’habitation au Cameroun. On espère notamment qu’une modification de la loi nous permettra d’être éligibles à l’aide public au logement dont bénéficient les promoteurs immobiliers classiques. Sur le volet financier, on espère qu&rsquo;un Fonds National de l’Habitat Social camerounais sera bientôt créé . Celui-ci nous faciliterait l’accès au financement de nouveaux logements. Enfin, on rencontre souvent des difficultés pour trouver des terrains de construction. Du fait de l’absence de politiques d’aménagement dans plusieurs communes du pays, les terrains manquent ou ne sont pas adaptés aux normes de construction. Et pourtant, l&rsquo;habitat coopératif progresse : huit ans après notre lancement, vingt autres coopératives d’habitation ont vu le jour. Cela nous donne plus de crédibilité aux yeux des décideurs de notre pays, qui s’intéressent de près à notre modèle.</p>
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		<title>Habitat participatif : le printemps français ?</title>
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		<pubDate>Mon, 31 Aug 2015 12:15:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin_altermondes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[ECONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE]]></category>
		<category><![CDATA[coopérative]]></category>
		<category><![CDATA[droit au logement]]></category>
		<category><![CDATA[économie sociale et solidaire]]></category>
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		<category><![CDATA[Une seule planète]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>La loi Chalandon de 1971 avait sonné le glas de l’habitat coopératif en France. Quarante ans plus tard, les efforts de ceux qui ont toujours cru à une autre manière d’habiter, plus solidaire et moins spéculative, commencent à porter leurs fruits. Un nouveau cadre législatif favorable et un nombre croissant de projets sont-ils le signe d’un printemps de [&#8230;]</p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="/habitat-participatif-le-printemps-francais/">Habitat participatif : le printemps français ?</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="/">Altermondes</a>.</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p class="GreyBG">La loi Chalandon de 1971 avait sonné le glas de l’habitat coopératif en France. Quarante ans plus tard, les efforts de ceux qui ont toujours cru à une autre manière d’habiter, plus solidaire et moins spéculative, commencent à porter leurs fruits. Un nouveau cadre législatif favorable et un nombre croissant de projets sont-ils le signe d’un printemps de l’habitat coopératif en France ?</p>
<p class="leftGreyBG">Cet article est paru dans le <a href="/droits-des-homosexuels-dans-le-monde-la-bataille-pour-legalite-progresse/">numéro 42</a> d&rsquo;Altermondes</p>
<p>Les quatorze familles qui habitent dans le premier immeuble d’habitat coopératif de France viennent de fêter leur deuxième anniversaire. Situé dans une ZAC de Villeurbanne, dans la banlieue de Lyon, le Village vertical est, depuis, devenu le symbole d’une nouvelle manière d’habiter car il prouve qu’en France aussi on peut sortir de la dichotomie propriétaire-locataire. Dans une coopérative d’habitants, en effet, les membres sont propriétaires collectivement d’un immeuble dont ils occupent les appartements individuellement. Et dont ils partagent salles communes et équipements : buanderie, chambres d’amis, jardins, terrasses… jusqu’à la voiture. Conçue et gérée démocratiquement par ses habitants, la coopérative est aussi une manière de lutter contre la spéculation immobilière, car le rachat des parts lors des changements de locataires est strictement encadré.</p>
<h6>Des pratiques oubliées</h6>
<p class="rightGreyBG">Dans un <strong>habitat groupé autogéré</strong>, les futurs occupants conçoivent leur logement en fonction de leurs besoins et de leurs capacités financières. Ensemble, ils définissent les locaux et les espaces extérieurs pouvant accueillir des activités communes. La plupart intègrent des objectifs écologiques. Aujourd’hui, on dénombre une centaine d’habitats de ce type.</p>
<p>L’essor de l’habitat coopératif en Europe date des années 1970. En Suisse, Italie, Allemagne et dans les pays scandinaves, ils sont aujourd’hui nombreux. La France, en revanche, choisit avec la loi Chalandon de 1971 d’interdire la location coopérative. Volonté de torpiller le mouvement coopératif par un gouvernement gaulliste ou signe de son incapacité à peser dans le débat public à l’époque ? Quoi qu’il en soit, le modèle paraît condamné aux oubliettes. Certes, l’envie d’habiter autrement d’une partie des Français donne vie à des expériences d’habitat innovantes qui, si elles n’ont pas les caractéristiques de l’habitat coopératif, insistent néanmoins sur la notion de partage et de codécision. Elles se réunissent dès 1977 autour du mouvement pour l’habitat groupé autogéré (MHGA). Ce sont pourtant les récentes crises économique et du logement qui poussent de plus en plus de Français à chercher des alternatives. « Qu’elle soit commerciale ou dans le social, l’offre de logement depuis une vingtaine d’années est inadéquate aux besoins des personnes », estime Pierre-Yves Jan, président de l’association  cohabitat groupé. Membre de la<a href="http://www.habitatparticipatif.net" target="_blank"> Coordin’action des associations d’habitat participatif</a>, née il y a trois ans sur les cendres de la MHGA, il habite un immeuble autogéré à Rennes depuis 1981. <em>« Les logements sont chers, les questions écologiques sont négligées et rien n’est proposé pour assurer aux seniors un parcours résidentiel adapté. »</em> C’est ainsi que les nouveaux pionniers de l’habitat redécouvrent des modèles qui paraissaient oubliés. De retour de voyages, en Allemagne, en Suisse et au Canada, où ils découvrent l’habitat coopératif, des citoyens et des acteurs de l’économie sociale créent <a href="http://www.habicoop.fr" target="_blank">Habicoop</a>, une structure qui oeuvre en faveur du développement des coopératives d’habitants et accompagne les porteurs de projets. C’est avec l’appui d’Habicoop que le Village vertical – et deux autres projets en Côte d’Or et Midi-Pyrénées – ont pu sortir de terre ces trois dernières années. Mais aussi que, depuis février 2014, les coopératives d’habitants ont à nouveau droit de cité dans l’Hexagone.</p>
<h6>Une loi qui ouvre des pistes</h6>
<blockquote><p>« L’habitat participatif est une démarche citoyenne qui permet à des personnes physiques de s’associer, le cas échéant, avec des personnes morales, afin de participer à la définition et à la conception de leurs logements et des espaces destinés à un usage commun, de construire ou d’acquérir un ou plusieurs immeubles destinés à leur habitation et, le cas échéant, d’assurer la gestion ultérieure des immeubles construits ou acquis. »</p></blockquote>
<div id="attachment_37949" class="wp-caption alignleft"><a href="/wp-content/uploads/2015/07/VillageVertical-Credit-Stephane-Perraud.jpg"><img class="wp-image-37949 size-large" src="/wp-content/uploads/2015/07/VillageVertical-Credit-Stephane-Perraud-322x1024.jpg" alt="Le Village Vertical" width="322" height="1024" /></a><div class="wp-caption-text">Le Village Vertical</div><div class="credit"> Crédit :Stephane Perraud</div></div>
<p>C’est ainsi que <a href="http://legifrance.gouv.fr/eli/loi/2014/3/24/ETLX1313501L/jo/article_47" target="_blank">la loi ALUR 2</a> définit l’habitat participatif. <em>« Ce qui est très important, c’est qu’on reconnaît le caractère de démarche citoyenne »</em>, souligne Pierre-Yves Jan. Deux statuts d’habitat participatif existent désormais en France : non seulement la coopérative d’habitat mais aussi la société d’attribution et d’autopromotion. <em>« Ces sociétés peuvent attribuer à leurs associés la propriété du logement ou alors sa jouissance,</em> continue-t-il. <em>Cette dernière notion est significative car elle représente un pas de côté par rapport à la notion de propriété, tout en n’effrayant pas le Français moyen. »</em> Pari réussi, puisqu’on compte aujourd’hui quelque 3 000 projets d’habitat participatif en France. <em>« Certes, aujourd’hui, ce sont surtout des Bobos issus des classes moyennes,</em> reconnaît Pierre-Yves Jan. <em>Mais l’habitat participatif ne doit pas être réservé aux adeptes de la permaculture ! Dans un esprit républicain, tout le monde doit pourvoir bien vivre ensemble. »</em> D’autant plus que les bailleurs sociaux peuvent devenir partenaire associé de toute forme d’habitat participatif, coopérative ou société d’attribution.<em> « 70 % des Français sont dans des conditions qui leur permettraient d’être logés par des bailleurs sociaux,</em> rappelle Louis-Marie Saglio, porteur de projet et militant historique de l’habitat participatif à Grenoble.<em> Il ne faut pas que l’habitat participatif reste réservé au 30 % restant. »</em> Sur l’exemple de Strasbourg qui, dès 2009, a lancé des appels à projets en faveur de l’habitat participatif, des nombreuses villes publient  aujourd’hui des consultations en vue de réserver des îlots à cette forme d’habitat.</p>
<h6>Tous coopérateurs</h6>
<p><em>« La nouvelle loi a généré un véritable appel d’air, affirme Olivier David. Rien qu’en région parisienne, il y a treize groupes en attente d’accompagnement de la part d’Habicoop. Et c’est partout comme ça ! »</em>. Et pourtant, les décrets d’application se font attendre, ce qui risque de freiner le développement des coopératives d’habitants en France. Car non seulement il s’agit d’une démarche non spéculative exigeante, qui rebute naturellement tous ceux qui voient dans le logement une forme de placement. Mais chaque coopérative est aussi un montage complexe dans le cadre actuel.<em> « Le choix de ce statut a du sens pour des projets qui comptent au moins une dizaine de logements, pour des projets plus petits, la maîtrise des coûts est difficile et compromet l’accès aux ménages modestes »</em>, explique Olivier David, en rappelant que certains projets, comme c’est le cas à Bordeaux, peuvent atteindre les soixante unités. En effet, les contraintes réglementaires et d’assurance propres à la construction de logements collectifs incitent les futurs coopérateurs à chercher le soutien des collectivités locales et la participation des organismes HLM à qui confier la maîtrise d’ouvrage. <em>« Ce contexte partenarial est une force, mais peux s’avérer délicat, en particulier lors des changements de majorité municipale,</em> admet Olivier David. <em>Nous et les porteurs de projets, nous attendons avec impatience que le cadre annoncé avec la loi soit sécurisé. »</em> En avril dernier est née la fédération Habicoop. Sa mission : continuer le lobbying politique et la conception d’outils mutualisés au service des coopératives. Sur le terrain, Habicoop et d’autres associations locales vont continuer à accompagner ceux qui rêvent à un autre mode, plus solidaire et<br />
équitable, d’habiter.</p>
<p><em>Les coopératives d’habitants. Méthodes, pratiques et formes d’un autre habitat populaire</em>. Ss la dir. de Yann Maury. Éd. Bruylant, 512 p., 2011<br />
Dirigé par Yann Maury et conclu par Jean Louis Laville, cet ouvrage collectif regroupe des articles théoriques et pratiques. Il a été réalisé avec le concours de membres de coopératives, de militants, de chercheurs, d’architectes, d’universitaires, d’élus issus des continents européen et américain, mobilisés en faveur de la défense d’un droit effectif au logement. À travers les exemples des « coopératives d’habitants » et des Community Land Trusts anglo-saxons, il invalide le discours ambiant sur la pénurie de logements, tout en offrant des perspectives pour refonder la ville coopérative.</p>
<p><em>Le livre blanc de l’habitat participatif. </em>Ss la direction d’Anne-Laure Euvrard, 69 p., 2011 Co-signé par les associations de la Coordin’action nationale des associations de l’habitat participatif, ce Livre blanc rassemble un socle commun d’arguments pour faciliter le développement des initiatives citoyennes dans le domaine de l’habitat. Il est disponible sur www.ecoquartier-strasbourg.net</p>
<p class="GreyBG"><span class="BoldBlack">LEXIQUE</span><br />
Par <strong>habitat groupé</strong>, on entend différents types de projets collectifs d’habitat (copropriétés, sociétés civiles immobilières, etc.) dont les coopératives d’habitants. Si le groupe de citoyens à l’origine du projet devient maître d’ouvrage en construisant ou renouvelant un ensemble de logements, de la conception à la réalisation effective, on parle alors d’<strong>autopromotion</strong>. Si, en plus, les citoyens mettent les mains à la pâte pour réaliser tout ou partie de leur futur immeuble, on est face à un projet en <strong>autoconstruction</strong>.</p>
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		<title>Habitat coopératif : le choix de l&#8217;Uruguay</title>
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		<pubDate>Mon, 24 Aug 2015 12:30:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin_altermondes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[ECONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE]]></category>
		<category><![CDATA[coopérative]]></category>
		<category><![CDATA[droit au logement]]></category>
		<category><![CDATA[économie sociale et solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Logement / habitat]]></category>
		<category><![CDATA[pratiques alternatives]]></category>
		<category><![CDATA[Une seule planète]]></category>
		<category><![CDATA[Uruguay]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Peu développées en France, les coopératives d’habitants prospèrent en Amérique latine depuis les années 1970. Le modèle uruguayen est le plus répandu. Pablo Caballero, vice-président de la Fédération uruguayenne de coopératives de logement par aide mutuelle (FUCVAM), principale fédération du secteur, revient sur une dynamique exemplaire et les raisons de son succès. Comment fonctionne l’habitat coopératif en Uruguay? Pablo [&#8230;]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p class="GreyBG">Peu développées en France, les coopératives d’habitants prospèrent en Amérique latine depuis les années 1970. Le modèle uruguayen est le plus répandu. Pablo Caballero, vice-président de la Fédération uruguayenne de coopératives de logement par aide mutuelle (<a href="http://www.fucvam.org.uy" target="_blank">FUCVAM</a>), principale fédération du secteur, revient sur une dynamique exemplaire et les raisons de son succès.</p>
<h6>Comment fonctionne l’habitat coopératif en Uruguay?</h6>
<div id="attachment_41335" class="wp-caption alignleft"><img class="wp-image-41335 size-medium" src="/wp-content/uploads/2015/08/Fucvam-Paraninfo-15-nov.-Foto-Castagnello-1-e1440420118169-286x300.jpg" alt="Pablo Caballero - Fucvam" width="286" height="300" /><div class="wp-caption-text">Pablo Caballero</div></div>
<p><strong>Pablo Caballero :</strong> Le modèle uruguayen des coopératives de logement émerge officiellement en 1968, avec le vote par le parlement de la loi sur l’habitat qui ouvre la voie à la création d’un nouveau secteur coopératif. Il y a deux types de structures, celles qui prévoient à terme l’accession à la propriété. Et celles, comme la nôtre, qui sont des coopératives de logement par aide mutuelle et sont fondées sur la propriété collective. Cela signifie que les travailleurs participent à la construction de leur logement et qu’ils ont ensuite un droit d’usage de ce bien détenu par la coopérative. C’est principalement grâce à cela que la classe ouvrière uruguayenne a pu bénéficier d’un habitat décent à un prix accessible. À partir des années 1970, c’est d’ailleurs ce système qui a connu le plus de succès.</p>
<h6>Les habitants sont donc les promoteurs et les constructeurs de leur futur quartier ?1919</h6>
<p><img class="alignright wp-image-36434 size-thumbnail" src="/wp-content/uploads/2015/06/USP-150x137.png" alt="USP" width="150" height="137" /></p>
<p><strong>P.C. :</strong> Oui. Ce modèle est basé sur plusieurs principes essentiels, dont l’autogestion. Les sociétaires assurent la conduite de la coopérative depuis sa création. Ce sont eux qui obtiennent le terrain sur lequel ils vont construire. Eux qui gèrent l’argent que l’État leur prête, via la banque publique, pour construire les logements. Et ce sont également eux qui animent la vie de la communauté. Un autre principe de base est l’entraide. Elle se décline en deux volets. Dès le premier jour, les sociétaires vont être solidaires pour créer la coopérative. Puis, quand la construction débute concrètement, ce concept de collaboration entre tous se transforme en un capital économique. Car 15 % de la valeur du bâtiment est apportée par le travail des sociétaires, qui interviennent comme ouvriers de construction. Pendant deux ans, chaque foyer consacre vingt-et-une heures par semaine au chantier. Tout est mutualisé, il n’y a pas de propriété individuelle. L’avantage est<br />
que cela permet de garantir aux familles la pérennité de leur logement. Elles ne peuvent pas le perdre, même en temps de crise. En Uruguay, nous avons connu une série de crises économiques très importantes et le fait que les associés soient propriétaires collectivement des logements, et non pas individuellement, fut un élément qui leur a permis de ne pas perdre leur toit.</p>
<h6>Quel soutien peut être apporté aux familles en difficultés ?</h6>
<p class="rightGreyBG">Cet article est paru dans le <a href="/droits-des-homosexuels-dans-le-monde-la-bataille-pour-legalite-progresse/">numéro 42</a> d&rsquo;<em>Altermondes</em></p>
<p><strong>P.C. :</strong> Une cotisation mensuelle permet le remboursement du crédit, les investissements et les dépenses extraordinaires. Pour les familles qui se trouvent en difficulté et ne peuvent participer, un fonds de secours a été créé pour éviter de mettre en péril la collectivité. En basant notre idéologie sur la propriété collective, nous sortons nos logements du marché. Ce n’est plus une marchandise, mais un droit, le droit de vivre dans une habitation digne. C’est à la fois une assurance économique et une revendication idéologique.</p>
<h6>Combien de personnes sont aujourd’hui concernées ?</h6>
<p><strong>P.C. :</strong> Il y a désormais 550 coopératives dans le pays, auxquelles participent quelque 25 000 familles, soit environ 100 000 personnes. La taille des coopératives varie de 6 à 200 sociétaires, mais en respectant toujours le principe de la démocratie directe. Le système se base sur la participation d’égal à égal de tous les sociétaires : un homme, un vote. Les grandes décisions se prennent en assemblée générale.</p>
<h6>Comment peut-on expliquer ce succès ?</h6>
<p><strong>P.C. :</strong> La première chose à obtenir pour que ce système puisse exister est un cadre légal. Cela veut dire des lois qui soutiennent le développement de ce modèle. Ensuite, il doit y avoir des terres où construire et de l’argent pour financer la construction. L’État doit donc faciliter le crédit et offrir des conditions positives aux travailleurs. Il doit également garantir la pérennité des habitations. Mais, derrière, il faut aussi une organisation qui soutienne toutes les coopératives dans leur ensemble. Car si elles sont seules pour négocier avec l’État, elles n’auront certainement pas la possibilité de faire entendre leurs revendications avec la force nécessaire. Pour nous, cela s’est fait avec le temps, mais c’est une des principales raisons du succès.</p>
<h6>Quelles sont les perspectives pour l’avenir ?</h6>
<p><strong>P.C. :</strong> Au niveau national, un nouveau groupe de coopératives s’est formé pour reconstruire de vieux édifices du quartier historique de Montevideo, la capitale du pays, en utilisant les bâtiments d’origine et en les réhabilitant. C’est un exemple qui montre que nous restons très dynamiques. À l’international, il nous semble fondamental de créer un cadre légal qui confronte toutes les législations sur le logement dans chaque pays latino-américain. Aujourd’hui, il n’existe rien sur ce thème. Nous allons donc engager un dialogue transversal avec les États avant la fin de l’année. C’est fondamental.</p>
<h6>Comment s’opère la diffusion du système ?</h6>
<p><strong>P.C.:</strong> Plusieurs expériences sont menées. En partenariat avec le centre de coopération suédois We Effect, nous avons commencé à transposer le modèle dans cinq pays d’Amérique centrale, Nicaragua, Salvador, Guatemala, Costa Rica et Honduras. En un demi-siècle, nos coopératives ont inspiré de nombreux pays, quatorze au total en Amérique latine. Et une expérience similaire est également en cours en Haïti.</p>
<h6>Pensez-vous que la proposition uruguayenne pourrait inspirer le développement de l’habitat coopératif en France ?</h6>
<p><strong>P.C. :</strong> Nous pensons que ce système peut être adapté à tous les pays. Mais, une fois de plus, son succès dépend de la manière dont les gens s’approprient l’idée. La population doit se demander si elle est disposée à obtenir un logement qu’elle ne pourrait certainement pas avoir autrement, mais qui ne sera pas sa propriété individuelle. Nous pensons que c’est possible car, quel que soit le lieu, ce dont les gens ont besoin, c’est d’un endroit digne où s’installer pour vivre. D’autant que chacun a la possibilité d’utiliser ce logement pour le restant de ses jours.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-41337" src="/wp-content/uploads/2015/08/imagen26.jpg" alt="imagen26" width="852" height="900" /></p>
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		<title>Replacer la monnaie au cœur de l&#8217;échange</title>
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		<pubDate>Thu, 09 Jul 2015 12:30:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin_altermondes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[ECONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE]]></category>
		<category><![CDATA[économie]]></category>
		<category><![CDATA[économie sociale et solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Kenya]]></category>
		<category><![CDATA[monnaie]]></category>
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		<category><![CDATA[Une seule planète]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Plus de 5 000 monnaies complémentaires existent aujourd&#8217;hui dans le monde, dont une vingtaine en France. Au Nord, comme au Sud, la société civile s&#8217;organise afin de remettre l&#8217;outil monétaire dans les mains des citoyens. Altermondes s&#8217;est intéressé à deux initiatives, le Bou&#8217;Sol à Boulogne-sur-Mer et le Bangla-Pesa au Kenya. En novembre 2012, Altermondes a consacré un Hors-série aux [&#8230;]</p>
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]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p class="GreyBG">Plus de 5 000 monnaies complémentaires existent aujourd&rsquo;hui dans le monde, dont une vingtaine en France. Au Nord, comme au Sud, la société civile s&rsquo;organise afin de remettre l&rsquo;outil monétaire dans les mains des citoyens. <em>Altermondes</em> s&rsquo;est intéressé à deux initiatives, le <a href="http://www.bou-sol.fr/" target="_blank">Bou&rsquo;Sol</a> à Boulogne-sur-Mer et le <a href="http://grassrootseconomics.org/bangla-pesa" target="_blank">Bangla-Pesa</a> au Kenya.</p>
<p class="rightGreyBG">En novembre 2012, <em>Altermondes</em> a consacré un Hors-série aux monnaies locales complémentaires partout dans le monde : <a href="/serie-n14-monnaies-indicateurs-on-reinventait-richesse/" target="_blank">« Monnaies, indicateurs : et si on réinventait la richesse ? »</a></p>
<p>Boulogne-sur-Mer, il est 11h. Le Kawa Coffee, implanté dans le centre de la ville, se remplit peu à peu. Tandis que les plus jeunes viennent se détendre entre deux heures de cours, d&rsquo;autres s&rsquo;installent avec leurs ordinateurs pour travailler ensemble. Car si le Kawa Coffee est devenu en cinq ans un lieu branché de la vie boulonnaise, l&rsquo;établissement s&rsquo;inscrit aussi dans une logique de consomm&rsquo;action. Il fait partie des commerces qui acceptent le <a href="http://www.bou-sol.fr/" target="_blank">Bou&rsquo;Sol</a>, la monnaie complémentaire lancée en 2013. L&rsquo;objectif : contribuer au développement économique du territoire grâce à un outil monétaire géré démocratiquement et qui favorise l&rsquo;échange. En deux ans, le Bou&rsquo;Sol a attiré 250 utilisateurs, appelés les « solistes », et 80 commerçants partenaires. L&rsquo;impact reste modeste si on le rapporte aux 42 000 habitants de Boulogne-sur-Mer, mais l&rsquo;expérience apporte<em> « une autre manière de concevoir le développement local d&rsquo;un territoire »</em>, explique Joackim Lebrun, chargé de mission achat et consommation responsables et monnaies complémentaires à l&rsquo;<a href="http://apes-npdc.org/" target="_blank">Apes</a>, qui promeut l&rsquo;économie sociale et solidaire dans le Nord-Pas-de-Calais. <em>« Ce qu&rsquo;on essaye par exemple de montrer, c&rsquo;est que la monnaie locale a un but éducatif (…) beaucoup de citoyens ont réussi à changer leurs modes de consommation. »</em> Autre ambition, <em>« apporter des éléments sur comment fonctionne l&rsquo;économie et en quoi une monnaie locale peut relancer l&rsquo;économie d&rsquo;un territoire. Donc on essaye d&rsquo;initier des débats, de faire venir des intervenants, de susciter des échanges et de faire en sorte que les citoyens deviennent eux-mêmes les ambassadeurs de l&rsquo;outil monétaire. »</em></p>
<h6>« Comment fonctionne une monnaie complémentaire ? » Une infographie de <a href="http://www.taoaproject.org/" target="_blank">TAOA</a> l&rsquo;explique :</h6>
<aside  class="aesop-component aesop-document-component aesop-content ">
			<script>
			jQuery(document).ready(function($){
				$('.aesop-doc-reveal-37883-3').click(function(e){
					e.preventDefault;
					$( "#aesop-doc-collapse-37883-3" ).slideToggle();
					return false;
				});
			});
		</script>
		<a href="#" class="aesop-doc-reveal-37883-3"><span class="aesop-document-component--label">document</span><br /> <div class="aesop-document-component--caption">Infographie TAOA</div></a><div id="aesop-doc-collapse-37883-3" style="display:none;" class="aesop-content"><object class="aesop-pdf" data="https://altermondes.org/wp-content/uploads/2015/07/Infographie-TAOA-MSC.pdf" type="application/pdf" ></object></div></aside>
<p>Toutefois, l&rsquo;appropriation du Bou&rsquo;Sol par les citoyens ne serait pas la même si la monnaie complémentaire n&rsquo;était pas gérée de manière collective et démocratique. Au sein de l&rsquo;Association pour la promotion de la monnaie citoyenne du Boulonnais, trois collèges co-existent ; celui des utilisateurs, celui des prestataires et celui des partenaires institutionnels. Chaque collège élit trois représentants qui siègent dans un collectif de gestion chargé de diriger l&rsquo;association. Le principe un homme, une voix confère aux citoyens un rôle de décideur à part entière.</p>
<h6>Interviews de Marc Lefevre, directeur du Crédit Municipal de Boulogne et de Joackim Lebrun, chargé de mission à l&rsquo;APES<br />
<iframe src="https://www.youtube.com/embed/JYaaVubJU5Q" width="640" height="360" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></h6>
<h6>Au Kenya comme en France</h6>
<p><a href="/wp-content/uploads/2015/06/USP.png"><img class="wp-image-36434 size-thumbnail alignleft" src="/wp-content/uploads/2015/06/USP-150x137.png" alt="USP" width="150" height="137" /></a></p>
<p><em>« La monnaie peut être vue comme un bien commun »</em>, affirme Will Ruddick. À 10 000 km du Nord de la France, au Kenya, cet éconophysicien américain œuvre depuis 2008 pour le développement de monnaies parallèles au sein de communautés pauvres. Son constat est sans appel :<em> « Les gouvernements nationaux ont cherché à gérer les monnaies au nom des citoyens mais en fait, ils ont externalisé cette mission à des banques motivées par le profit. »</em> Au contraire, Will Ruddick considère que les monnaies devraient être gérées et maintenues collectivement par des groupes de personnes ou des structures ne poursuivant aucun but lucratif. C&rsquo;est le principe du Bangla-Pesa lancé en mai 2013. Cette monnaie communautaire a comme objectif de favoriser et de stabiliser le commerce local, en palliant la volatilité monétaire du shilling kényan qui est à l&rsquo;origine de périodes d&rsquo;inflation ou de déflation.</p>
<p class="GreyBG"><span class="BoldBlack">Directeur-fondateur de la <a href="http://grassrootseconomics.org/" target="_blank">Grassroots Economics Foundation</a>, la structure à l&rsquo;origine de cette monnaie, Will Ruddick illustre l&rsquo;initiative qui rassemble aujourd&rsquo;hui 500 petites et moyennes entreprises. </span><br />
<span class="BoldBlack">POURQUOI AVEZ-VOUS LANCÉ LE BANGLA-PESA ?</span><br />
L&rsquo;un des objectifs du Bangla-Pesa est de favoriser les échanges entre les acteurs d&rsquo;une même communauté. On s&rsquo;est rendu compte qu&rsquo;en général, les entreprises commerçaient en dessous de leurs capacités d&rsquo;échange. Même lorsque les marchés sont faibles, l&rsquo;offre et la demande existent, les biens et les services peuvent être échangés, mais il n&rsquo;y a pas suffisamment de monnaie nationale en circulation pour faciliter le commerce. Le Bangla-Pesa est une monnaie communautaire qui comble cette lacune et qui permet aux entreprises locales de participer au développement<br />
<span class="BoldBlack">COMMENT FONCTIONNE CETTE MONNAIE COMPLÉMENTAIRE  ?</span><br />
Je préfère parler de « monnaie communautaire » afin de la différencier des monnaies comme le BitCoin qui ont des objectifs purement économiques, alors que de notre côté, nous ne poursuivons aucun but lucratif. Le Bangla-Pesa est utilisé par des entreprises constituées en réseaux et inscrites comme des organismes communautaires. Chaque membre du réseau est encouragé à commercer avec les autres utilisateurs de la monnaie, ce qui permet de stabiliser l&rsquo;économie locale. Lorsqu&rsquo;une entreprise rejoint le réseau, elle reçoit 400 Bangla-Pesa et doit trouver quatre personnes au sein de la communauté prêtes à soutenir sa candidature. Le conseil d&rsquo;administration perçoit des frais d&rsquo;adhésion en Bangla-Pesa. Il offre aussi certains services communautaires, comme la collecte des ordures, et des activités économiques. Par exemple, il aide les entreprises locales à économiser de l&rsquo;argent en vue de demandes de prêts. Les prix des biens et des services offerts par les organismes communautaires sont fixés à hauteur de 10 à 50 % en Bangla-Pesa. Par conséquent, la monnaie nationale, le shilling kényan, fait encore partie des échanges afin que les entreprises puissent continuer à alimenter leurs stocks, notamment avec des articles importés.<br />
<span class="BoldBlack">QUEL EST L&rsquo;IMPACT DU BANGLA-PESA SUR LA SOCIÉTÉ KÉNYANE ?</span><br />
Les échanges en Bangla-Pesa ont permis de stabiliser les petites entreprises et le marché local, même lorsque celui-ci est faible. Nous constatons aussi d&rsquo;autres impacts, comme l&rsquo;augmentation de la cohésion sociale entre les membres des réseaux. Le Bangla-Pesa permet enfin de soutenir des activités communautaires et des travaux d&rsquo;entretien au sein de la communauté.<br />
<span class="BoldBlack">EN QUOI VOUS INSCRIVEZ-VOUS DANS UN CHANGEMENT DE SYSTÈME ?</span><br />
Le Bangla-Pesa fait de la production locale un moteur de l&rsquo;économie car les entreprises retrouvent leur pleine capacité de commercer, même lorsque la monnaie nationale se fait rare sur le marché. C&rsquo;est un outil pour aller vers un changement de système parce que notre système monétaire mondial actuel est mort et corrompu. Mais pour le changer dans sa globalité, nous avons besoin d&rsquo;alternatives qui montrent comment de nouvelles formes de monnaies peuvent être créées et supportées par des communautés.</p>
<h6></h6>
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		<title>Quand l&#8217;Afrique recycle ses téléphones portables</title>
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		<pubDate>Wed, 17 Jun 2015 09:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin_altermondes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[PRATIQUES ALTERNATIVES]]></category>
		<category><![CDATA[Bénin]]></category>
		<category><![CDATA[Burkina Faso]]></category>
		<category><![CDATA[Côte d'Ivoire]]></category>
		<category><![CDATA[développement durable]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Madagascar]]></category>
		<category><![CDATA[Niger]]></category>
		<category><![CDATA[pratiques alternatives]]></category>
		<category><![CDATA[recyclage]]></category>
		<category><![CDATA[Une seule planète]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Si l&#8217;accès aux téléphones mobiles et ordinateurs en Afrique se &#171;&#160;démocratise&#160;&#187; rapidement, le recyclage des appareils en fin de vie ne suit pas la même progression. Le programme Clic Vert, mené en partie depuis la France, tente de montrer une voie alternative à l&#8217;accumulation des déchets électroniques sur le continent. Et si le recyclage des téléphones [&#8230;]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p class="GreyBG">Si l&rsquo;accès aux téléphones mobiles et ordinateurs en Afrique se &laquo;&nbsp;démocratise&nbsp;&raquo; rapidement, le recyclage des appareils en fin de vie ne suit pas la même progression. Le programme <em><a href="https://clicvert.wordpress.com/" target="_blank">Clic Vert</a></em>, mené en partie depuis la France, tente de montrer une voie alternative à l&rsquo;accumulation des déchets électroniques sur le continent. Et si le recyclage des téléphones portables aussi se démocratisait en Afrique ?</p>

<p><a href="/wp-content/uploads/2015/06/USP.png"><img class="alignright wp-image-36434 size-thumbnail" src="/wp-content/uploads/2015/06/USP-150x137.png" alt="USP" width="150" height="137" /></a></p>
<p>Agbogbloshie market, Ghana. Au milieu d’une fumée noire, un groupe d’enfants, sans aucune protection, brûle des câbles électriques pour en récupérer le cuivre qu’ils revendront par la suite. La scène est quotidienne. Contaminée par les substances dangereuses qui s’échappent des appareils incinérés &#8211; chrome, mercure, plomb, arsenic -, le site est aujourd’hui l’un des dix endroits les plus pollués de la planète. Parmi les déchets, des téléphones mobiles et des ordinateurs en provenance des Etats-Unis ou d’Europe. <span style="line-height: 1.5;">Selon un rapport de l’Université des Nations Unies (UNU), le continent africain a produit 1,9 millions de tonnes de “e-déchets” en 2014, ce qui en fait la région la moins productrice au monde, loin derrière la Chine ou les États-Unis. Mais ce chiffre devrait augmenter considérablement, à mesure que le continent se développe : une étude récente estime, par exemple, que 97% des africains auront un téléphone portable en 2017. Sans compter les déchets que les pays plus industrialisés déversent dans les décharges illégales d&rsquo;Afrique . </span><span style="line-height: 1.5;">En 2011, une étude du secrétariat de la </span><a style="line-height: 1.5;" href="http://www.basel.int/" target="_blank">Convention de Bâle</a><span style="line-height: 1.5;"> estimait que 250 000 tonnes de déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE) étaient importés illégalement tous les ans rien qu&rsquo;en Afrique de l’Ouest. Un “business” qui aggrave une situation déjà désastreuse.</span></p>
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		<a href="#" class="aesop-doc-reveal-36569-4"><span class="aesop-document-component--label">document</span><br /> <div class="aesop-document-component--caption">DEee en Afrique : Etat des lieux</div></a><div id="aesop-doc-collapse-36569-4" style="display:none;" class="aesop-content"><object class="aesop-pdf" data="https://altermondes.org/wp-content/uploads/2015/06/UNEP-CHW-EWASTE-PUB-WeeAfricaReport.French.pdf" type="application/pdf" ></object></div></aside>
<h6>Un circuit de collecte et recyclage « glocal »</h6>
<div id="attachment_37267" class="wp-caption alignleft"><a href="/wp-content/uploads/2015/06/ClicVert2.jpg"><img class="wp-image-37267 size-medium" src="/wp-content/uploads/2015/06/ClicVert2-300x242.jpg" alt="Le service de ramassage des portables en fin de vie" width="300" height="242" /></a><div class="wp-caption-text">Le service de ramassage des portables en fin de vie</div></div>
<p>Et pourtant, rien est inéluctable. En 2010, un petit atelier de collecte de téléphones portables et accessoires en fin de vie a vu le jour dans la capitale du Burkina Faso. Il a été monté dans le cadre du programme <em><a href="https://clicvert.wordpress.com/" target="_blank">Clic Vert</a></em>, mis en place en 2005 par les <a href="http://ateliers-du-bocage.fr/" target="_blank">Ateliers du Bocage</a>, une entreprise d&rsquo;insertion spécialisée dans le reconditionnement d’équipements informatiques et basée dans les Deux-Sèvres, en partenariat avec <a href="http://www.emmaus-international.org/en/" target="_blank">Emmaüs International</a> et Orange. L’objectif de cet atelier : récupérer les déchets des très nombreux réparateurs du secteur informel, en échange d’appareils fonctionnels : chargeurs, kits main-libre, housses. Dans les résidus accumulés par les réparateurs, qui finissent la plupart du temps abandonnés ou incinérés en pleine nature, se trouvent non seulement des substances dangereuses pour la santé et l’environnement, mais aussi des métaux précieux (or, argent) ou ayant une valeur stratégique (palladium, indium), qui sont plus difficiles à extraire. A l’inverse du chemin emprunté par le trafic illégal de DEEE, le programme <em>Clic Vert</em> organise le transfert de ces déchets en France dans des filières de recyclage appropriées, inexistantes sur place. Le programme s’est aujourd’hui étendue à cinq pays : une tonne de DEEE est ainsi amassée chaque mois dans les capitales du Burkina Faso, du Bénin, du Niger, de la Côte d&rsquo;ivoire et de Madagascar, avant d’être triée et conditionnée pour le transport vers l’Hexagone.</p>

<p><a href="/wp-content/uploads/2015/06/Clic-Vert.png"><img class="aligncenter size-large wp-image-37191" src="/wp-content/uploads/2015/06/Clic-Vert-698x1024.png" alt="Clic Vert" width="698" height="1024" /></a></p>
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