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	<title>Altermondes &#187; travail décentAltermondes</title>
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		<title>Vietnam : à la rencontre des jeunes ouvrières de Vinh Phuc</title>
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		<pubDate>Thu, 14 Apr 2016 06:00:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Rédaction]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[DROITS SOCIAUX]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>Elles ont quitté leur village natal dans l’espoir d’une vie meilleure, à la ville, dans ces zones industrielles où, leur-a-t-on dit, on trouve facilement du travail. Elles ont entre 18 et 34 ans, elles sont discrètes et souriantes. Mais elles sont aussi bien seules, vivant tout près les unes des autres sans parfois ne jamais [&#8230;]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p class="GreyBG">Elles ont quitté leur village natal dans l’espoir d’une vie meilleure, à la ville, dans ces zones industrielles où, leur-a-t-on dit, on trouve facilement du travail. Elles ont entre 18 et 34 ans, elles sont discrètes et souriantes. Mais elles sont aussi bien seules, vivant tout près les unes des autres sans parfois ne jamais se croiser. Cap sur le Vietnam à la rencontre des ouvrières migrantes du quartier de Khai Quang, dans la ville de Vinh Yen, Province de Vinh Phuc.</p>
<p><span style="line-height: 1.5;"><em>« Un jour, une fille est venue au village et nous a raconté qu’il y avait du travail dans les usines d’électronique, alors mes parents m’ont dit qu’il fallait que j’aille y travailler. Nous étions pauvres et il n’y avait rien à faire là-bas. Maintenant, j’envoie l’argent à ma famille, cela leur permet de vivre mieux »</em>. Cette histoire, c’est celle de Linh, mais c’est aussi celle de la plupart des femmes qui ont migré de leur campagne natale pour venir vivre dans la zone industrielle de Khai Quang pour travailler dans ses usines. Dans leur chambre de 10m², elles sont parfois nombreuses. <em>« Nous sommes venues à deux avec mon amie, puis trois autres filles du village nous ont rejointes »</em> explique Huyen, autour d’un thé sur une natte posée au sol. Les trois filles en question préparent sur le réchaud le dîner de la petite troupe et saluent discrètement entre les casseroles. <em>« Parfois c’est un peu serré,</em> précise Huyen en désignant le lit double où elles s’entassent jusqu’à cinq pour dormir, <em>mais c’est quand même mieux parce qu’on est ensemble. Heureusement que nous n’avons pas les mêmes horaires de travail !»</em> rit-elle de bon cœur.</span></p>
<h6>Des conditions de vie précaires</h6>
<p>Rue après rue, les rencontres s’enchainent. La vie ici ? <em>« Ça va »</em> répondent-elles toutes avec un sourire pudique. Et puis on s’assoit, on discute, on creuse. La confiance s’installe et les langues se délient. 12h de travail quotidiennes, tous les jours, de jour ou de nuit, c’est dur et fatiguant. Surtout quand ce sont des heures supplémentaires obligatoires.<em> « Je n’ose pas en parler à mon employeur, on nous prévient quand on arrive que cela sera ainsi, je ne peux pas me permettre de demander à travailler moins ou ils trouveront quelqu’un d’autre »</em> avoue Dung. Et la santé ? <em>« ça va »</em>. Au centre de santé, Nguyen Thi Thuy Hoan, doctoresse, témoigne : <em>« elles ont surtout des problématiques de santé sexuelle et reproductive. Parfois elles tombent enceinte : certaines ne peuvent pas garder l’enfant avec leur travail. On a des avortements, mais aussi des adoptions quand elles mènent l’enfant à terme mais ne peuvent pas l’élever »</em>. Pourtant, accrochés aux murs des chambres, de nombreuses photos d’enfants en bas âge. Les jeunes mères racontent<em> « j’ai une fille et un garçon »</em>, <em>« j’ai un bébé nouveau-né et un mari »</em> : alors c’est possible de cumuler usine, conditions de vie précaires et construire une famille ? Presque… <em>« Nous envoyons nos enfants à la campagne chez nos parents après l’âge d’un an et jusqu’à ce qu’ils soient en l’âge d’aller à l’école »</em> précise Ha. Car en attendant, il n’y a pas de crèche disponible pour permettre à ces jeunes mères de garder leur enfant près d’elles. Thanh a trouvé l’astuce :<em> « on a fait venir ma belle-mère pour louer la chambre d’à côté, comme ça quand on travaille, elle garde notre bébé »</em>. D’ailleurs, ce logement ? <em>« Ça va »</em>. <em>« Mais ce serait bien d’avoir l’eau potable »</em> précisent certaines à la réflexion, ou <em>« une vraie porte »</em>, racontent d’autres en montrant la grille de fortune qui ferme la petite chambre donnant directement dans la ruelle, <em>« parce que parfois on nous vole nos vêtements, ce n’est pas très sécurisé »</em>. Certains propriétaires ont fait de vrais efforts, grâce à l’appui du Gret et de Batik international dans le cadre du projet Phu Nu : construction de douches, réhabilitation de latrines, remise en l’état de logements. Mais selon le budget de la locataire, les conditions varient.</p>
<h6><a href="/wp-content/uploads/2016/04/Logement-ouvrier.jpg"><img class="aligncenter wp-image-153514 size-large" src="/wp-content/uploads/2016/04/Logement-ouvrier-1024x768.jpg" alt="Logement ouvrier" width="1024" height="768" /></a></h6>
<h6>Recréer du lien, construire des sociabilités</h6>
<p>Depuis l’arrivée en masse des ouvrières il y a environ 12 ans, les habitants propriétaires ont aménagé leur habitation, en arrière-cour ou dans l’impasse menant à leur maison, pour construire de petites pièces carrées, avec des sanitaires collectifs ou individuels, pour héberger ces locataires d’un nouveau genre. « Elles sont très jeunes, je suis un peu leur deuxième papa. explique  Tran Van Trong, un propriétaire. Quand elles arrivent, elles ne savent pas se débrouiller toutes seules, elles ont besoin d’aide ou de conseil, c’est aussi notre rôle de les accompagner ». Quittant leur famille après l’adolescence, ces femmes se retrouvent soudain bien seules, prises par le travail, sans lien social, sans repère. L’Union des femmes a créé avec le Gret des clubs, avec des femmes leaders qui animent et encouragent la participation. <em>« J’aime beaucoup parce que comme ça je peux retrouver les autres filles, échanger, je ne suis pas toute seule »</em> témoigne Dung. L’occasion de recréer du lien social perdu, une nouvelle unité familiale avec celles qui leur ressemblent. Mais également un prétexte pour se former, sur sa santé, ses économies d’énergie, ses droits, ses conditions de vie. <em>« J’ai appris à lire ma fiche de paye, maintenant je sais comment cela fonctionne »,</em> témoigne Phuong. <em>« C’est un début, créer de la sociabilité. Mais derrière l’enjeu est de leur permettre de s’organiser pour pouvoir prendre une vraie place dans la société auprès des différentes parties prenantes »,</em> explique Nguyen Huu Ninh, représentant du Gret au Vietnam. Pour le moment, les associations facilitent les liens avec les propriétaires, les entreprises, les autorités publiques et les structures de santé, mais à terme, elles devront s’autonomiser. <em>«Et ne pas rester qu’entre femmes, on ouvre les clubs aux garçons aussi ! »,</em> précise Ninh. Des groupes sociaux qui à terme, pourraient devenir des espaces collectifs de défense de leurs intérêts et de leurs droits, pour améliorer durablement leurs conditions de vie. Et un jour, peut-être, réaliser  leurs rêves: fonder une famille, ramener leurs enfants près d’elles ou même <em>« devenir chanteuse professionnelle »</em> !</p>

<p>L’action du Gret à Khai Quang est soutenue par Find, Fonds d’innovation pour le développement du Gret, et s’inscrit dans le cadre du projet Phu Nu avec Batik international, soutenu par l’AFD.</p>
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		<title>MadyGraf : les défis d’une usine sans patron à Buenos Aires</title>
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		<pubDate>Tue, 05 Apr 2016 10:11:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Louise Michel D'Annoville]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[ECONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE]]></category>
		<category><![CDATA[Argentine]]></category>
		<category><![CDATA[coopérative]]></category>
		<category><![CDATA[économie sociale et solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[pratiques alternatives]]></category>
		<category><![CDATA[travail]]></category>
		<category><![CDATA[travail décent]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Lorsque la direction de MadyGraf a annoncé sa faillite en 2014, une partie des ouvriers de l’imprimerie a récupéré l’usine en autogestion. Sans patron, à salaires égaux et face aux préjugés persistants à l’encontre de cette gouvernance &#8211; qui n’est pas sans difficulté, ils assurent aujourd’hui 80% de la production réalisée avant le départ de [&#8230;]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p class="GreyBG">Lorsque la direction de MadyGraf a annoncé sa faillite en 2014, une partie des ouvriers de l’imprimerie a récupéré l’usine en autogestion. Sans patron, à salaires égaux et face aux préjugés persistants à l’encontre de cette gouvernance &#8211; qui n’est pas sans difficulté, ils assurent aujourd’hui 80% de la production réalisée avant le départ de la direction.</p>
<p><img class="alwaysThinglink alignleft" style="max-width: 100%;" src="//cdn.thinglink.me/api/image/773854582383050754/1024/10/scaletowidth#tl-773854582383050754;1043138249'" alt="" /><script src="//cdn.thinglink.me/jse/embed.js" async="" charset="utf-8"></script><br />
<span style="line-height: 1.5;">Au cœur de la zone industrielle nord de Buenos Aires, l’une des plus grandes imprimeries du pays tourne sans patron. Après la faillite de l’usine en août 2014, les ex-employés ont décidé de résister en occupant les lieux puis en relançant la production. Ce modèle d’autogestion s’est fortement développé en Argentine avec la crise de 2001 : aujourd’hui il existe 350 entreprises récupérées qui emploient 16 000 personnes. <a href="/andres-ruggeri-les-travailleurs-argentins-ont-appris-que-autogestion-est-un-chemin-viable/">Une victoire pour les ouvriers, mais aussi un défi de taille à relever</a>.</span></p>
<p>Dans le hall de l’usine, le bruit sourd des machines remplace le vrombissement incessant du trafic extérieur. Sur le mur, des lettres en papier découpées à la main dévoilent le nouveau nom de l’imprimerie autogérée par les ouvriers : « MadyGraf Argentina ».<em> « La décoration est un peu précaire </em>» s’excuse une ouvrière qui lance un coup d’œil à l’inscription réalisée par les enfants des écoles publiques voisines pour remercier MadyGraf d’avoir confectionné gratuitement 10 000 cahiers.</p>
<h6>« Ils sont partis du jour au lendemain »</h6>
<p class="leftGreyBG"><span class="BoldBlackPicto" style="line-height: 1.5;">Aujourd’hui il existe 350 entreprises récupérées qui emploient 16 000 personnes.</span></p>
<p><span style="line-height: 1.5;">Gustavo, employé depuis 24 ans dans l’imprimerie, avertit ses collègues qu’il doit s’absenter pour faire visiter l’établissement : </span><em style="line-height: 1.5;">« C’est l’un des avantages à ne pas avoir de patron ! »</em><span style="line-height: 1.5;"> plaisante-t-il. Le 11 août 2014, en arrivant à l’usine, il a trouvé ses collègues attroupés devant la porte d’entrée en train de lire une lettre de la direction. </span><em style="line-height: 1.5;">« Faillite express » </em><span style="line-height: 1.5;">lâche-t-il. </span><em style="line-height: 1.5;">« Ils sont partis du jour au lendemain, sans donner aucune explication </em><span style="line-height: 1.5;">». Sa voix se mêle aux claquements métalliques qui s’échappent des rotatives et des découpeuses de la pièce voisine.</span><em style="line-height: 1.5;"> « Nous nous sommes brusquement retrouvés sans revenus, sans sécurité sociale : imaginez-vous ce que cela représente pour une famille avec trois enfants ! ».</em></p>
<p>Les ouvriers ont saisi la justice pour dénoncer la faillite frauduleuse et le <em>modus operandi</em> de la multinationale américaine Donnelley. Sur les 450 employés que comptait la société Donnelley, ils ne sont plus que 215 aujourd’hui. Ceux qui sont restés ont récupéré l’entreprise, sous la forme d’une coopérative ; ils réclament l’expropriation et l’étatisation de MadyGraf, sous contrôle ouvrier.</p>
<p>Les étages supérieurs du bâtiment, autrefois réservés à la direction, sont désormais condamnés : <em>« depuis leur départ, nous sommes tous au même niveau »</em> explique Jorge Medina, ex-employé de Donnelley. Ici, tout le monde reçoit le même salaire et les décisions sont votées pendant les assemblées générales. Après la faillite de l’usine, il a fallu s’organiser et composer avec les moyens du bord. Un machiniste s’improvise alors cuisinier : <em>« du jour au lendemain je me suis mis à faire des pâtes pour 300 personnes »</em> se souvient l’homme accoudé à une pile de revues qui viennent d’être reliées. Pour remonter le moral de ses <em>compañeros</em>, il organise même des karaokés tous les vendredis.</p>
<div id="attachment_148280" class="wp-caption aligncenter"><a href="/wp-content/uploads/2016/04/Jorge-Medina-dans-le-local-syndical-de-MadyGraf.jpg"><img class="wp-image-148280 size-full" src="/wp-content/uploads/2016/04/Jorge-Medina-dans-le-local-syndical-de-MadyGraf.jpg" alt="Jorge Medina, dans le local syndical de MadyGraf" width="1200" height="900" /></a><div class="wp-caption-text">Jorge Medina, dans le local syndical de MadyGraf</div></div>
<p>Si les ouvriers de MadyGraf ont réussi à conserver leur principal client – une maison d’édition spécialisée dans les revues people &#8211; ce fut un véritable parcours du combattant pour persuader les autres de rester. Pour Jorge :</p>
<blockquote><p>« Il y a tout un tas de préjugés autour des entreprises récupérées en Argentine, personne n’avait confiance au début  »</p></blockquote>
<p>. Donnelley a pris soin de contacter les anciens clients pour leur dresser un tableau apocalyptique de la situation. <em>« Ils ont raconté que nous étions en train de nous enfuir avec les machines, ou que certains dormaient dans les couloirs depuis la fermeture de l’usine » </em>déplore Jorge, qui depuis, invite les clients à s’assurer, en personne, du bon fonctionnement de l’entreprise. Aujourd’hui, MadyGraf a atteint 80% de la production réalisée pendant l’ère Donnelley.</p>
<h6>« La Commission des Femmes » : un soutien de poids</h6>
<p class="rightGreyBG"><strong><em>Escrache</em></strong> : terme évoquant les manifestations organisées suite à la dictature militaire, devant le domicile d’une personne pour la condamner publiquement</p>
<p><span style="line-height: 1.5;">Sous les néons à moitié allumés par souci d’économie, trois femmes traversent l’immense hangar avec un maté à la main, la boisson nationale. Erika, Emiliana et Anahi font partie de la « Commission des Femmes » qui a joué un rôle moteur dans la récupération de l’entreprise. Épouses ou compagnes des ouvriers de MadyGraf, elles ont lancé une campagne de solidarité nationale avec des banques alimentaires pour soutenir les familles. Selon la tradition de l’</span><em style="line-height: 1.5;">escrache</em><span style="line-height: 1.5;"> en Argentine, elles se sont également rendues – avec leurs enfants dans les bras &#8211; au domicile de l’ancien patron de leurs maris.</span><em style="line-height: 1.5;"> « Nous tenions à lui dire en face que nous allions lutter pour chaque poste » </em><span style="line-height: 1.5;">rappelle Anahi, faisant ainsi écho à leur slogan : « derrière chaque travailleur, il y a une famille ». Aujourd’hui, vingt membres de la Commission font partie de l’équipe de MadyGraf. Leur dernier projet en cours : l’ouverture d’une garderie dans l’ancien bureau des ressources humaines.</span></p>
<p><span style="line-height: 1.5;"><a href="/wp-content/uploads/2016/04/La-Commission-des-Femmes-MadyGraf.jpg"><img class="aligncenter wp-image-148281 size-full" src="/wp-content/uploads/2016/04/La-Commission-des-Femmes-MadyGraf.jpg" alt="La Commission des Femmes MadyGraf" width="1200" height="900" /></a></span></p>
<h6>Coordination entre usines récupérées</h6>
<p><span style="line-height: 1.5;">Les marques de solidarité sont nombreuses, non seulement au sein de la fabrique mais aussi entre plusieurs usines autogérées dont l’imprimerie WorldColor, ou la céramique Zanon, récupérée par les travailleurs pendant la crise de 2001 et devenue l’un des symboles des entreprises autogérées en Argentine. Une rencontre régionale d’ouvriers s’est tenue à MadyGraf en décembre dernier. Objectif : devenir un laboratoire d’idées et une source d’inspiration. </span><em style="line-height: 1.5;">« Nous sommes un peu avant-gardistes et avons changé la mentalité individualiste qui régnait ici » </em><span style="line-height: 1.5;">se targue Jorge. Un an et demi après, les obstacles restent cependant nombreux</span><em style="line-height: 1.5;"> </em><span style="line-height: 1.5;">: le projet de loi pour l’expropriation est bloqué depuis des mois et les divergences internes quant à l’avenir de l’usine de plus en plus palpables. </span><em style="line-height: 1.5;">« Tout n’est pas rose : le contrôle ouvrier comprend de nombreuses contradiction</em><span style="line-height: 1.5;">s » reconnaît Jorge. Certains seraient prêts à vendre des machines pour s’assurer un salaire à la fin du mois, tandis que d’autres souhaiteraient rester sous forme de coopérative traditionnelle, sans se soucier de la pérennité du projet. Dans le local syndical, Jorge se fraie un chemin entre le mégaphone, les banderoles des manifestations, les tracts politiques du Parti des Travailleurs Socialistes (PTS) et les posters de Manu Chao pour finalement atteindre un article de journal qui présente un homme encerclé par la police lors d’un </span><em style="line-height: 1.5;">piquete </em><span style="line-height: 1.5;">(blocage routier): </span><em style="line-height: 1.5;">« Ils m’ont un peu tabassé, puis m’ont mis en prison »</em><span style="line-height: 1.5;"> raconte Jorge. Quelques 200 camarades se sont aussitôt rendus au commissariat pour qu’il soit libéré. </span><em style="line-height: 1.5;">« Si tu touches à l’un d’entre nous, c’est à tout le monde que tu touches » </em><span style="line-height: 1.5;">lance-t-il : l’autre devise phare de MadyGraf.</span></p>

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		<title>Andrès Ruggeri  : « Les travailleurs argentins ont appris que l’autogestion est un chemin viable »</title>
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		<pubDate>Tue, 05 Apr 2016 10:10:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Rédaction]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[ECONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>L’Argentine compte près de 350 entreprises récupérées par les travailleurs employant un total d’environ 16 000 personnes. Organisateur des rencontres internationales « L’économie des travailleurs », qui permettent aux représentants de ces entreprises d’échanger sur leurs pratiques et difficultés, Andrès Ruggeri souhaite voir émerger une nouvelle logique économique et sociale.  Comment expliquer la quantité d’entreprises récupérées par les [&#8230;]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p class="GreyBG">L’Argentine compte près de 350 entreprises récupérées par les travailleurs employant un total d’environ 16 000 personnes. Organisateur des rencontres internationales « L’économie des travailleurs », qui permettent aux représentants de ces entreprises d’échanger sur leurs pratiques et difficultés, Andrès Ruggeri souhaite voir émerger une nouvelle logique économique et sociale.<strong style="line-height: 1.5;"> </strong></p>
<h6><span style="line-height: 1.5;">Comment expliquer la quantité d’entreprises récupérées par les travailleurs (ERT) en Argentine ?</span></h6>
<p><strong><a href="/wp-content/uploads/2016/04/Andres-Ruggeri.jpg"><img class="alignleft wp-image-148309 size-thumbnail" src="/wp-content/uploads/2016/04/Andres-Ruggeri-150x93.jpg" alt="Andrès Ruggeri" width="150" height="93" /></a>Andrès Ruggeri :</strong> La moitié des entreprises récupérées argentines est apparue après la crise de 2001-2003. Les conditions extrêmes générées par la politique néolibérale (crise très grave, chômage record et démantèlement de l’appareil de sécurité sociale) ont forcé les travailleurs à entrer en résistance, dans un pays ayant une tradition ouvrière d’occupation d’usines. Sans être systématique, l’occupation d’usine était une option, et la situation a au moins permis de rompre l’isolement des travailleurs. Ils ont formé un mouvement avec une identité et une organisation propres, pour soutenir et promouvoir les récupérations. L’état du pays a beau avoir évolué depuis, les travailleurs argentins ont appris que l’autogestion est un chemin viable pour conserver leurs postes de travail. Et leurs ex-patrons sont d’une certaine manière à l’origine de ce mouvement collectif.</p>
<h6>Quelles difficultés rencontrent les ERT ? Comment les résoudre ?</h6>
<div id="attachment_148299" class="wp-caption alignright"><a href="http://www.syllepse.net/lng_FR_srub_74_iprod_631-occuper-resister-produire.html#"><img class="wp-image-148299 size-medium" src="/wp-content/uploads/2016/04/occuper21-214x300.jpg" alt="Occuper, résister, produire" width="214" height="300" /></a><div class="wp-caption-text"><a href="http://www.syllepse.net/lng_FR_srub_74_iprod_631-occuper-resister-produire.html#" target="_blank">« Occuper, résister, produire. Autogestion ouvrière et entreprises récupérées en Argentine »</a> d’Andrès Ruggeri (Université de Buenos Aires) – traduit depuis l’espagnol (Argentine) par Nils Solari, Éditions Syllepse, avril 2015</div></div>
<p><strong style="font-size: 16px; line-height: 1.5;">A.R. :</strong><span style="font-size: 16px; line-height: 1.5;"> L’État n’accorde pas facilement de caractère légal aux entreprises récupérées. Au moment de former une coopérative, les travailleurs des ERT perdent certains droits prévus par la législation du travail, notamment l’accès à la sécurité sociale. Ils doivent donc se mobiliser pour obtenir des lois d’expropriation, une réforme de la loi sur les faillites et des aides financières. Ensuite, le marché impose une logique de concurrence que les travailleurs ne savent pas toujours affronter et pour laquelle ils sont en désavantage : n’ayant pas accès au crédit, ils ne disposent pas de capital d’amorçage et ne peuvent compter que sur leur force de travail et leurs machines, souvent en piètre condition. <a href="/de-fralib-a-1336-une-marque-porteuse-de-valeurs-et-de-pratiques-ecologiques/">Il n’est pas facile de constituer un collectif autogestionnaire capable de relever ces défis</a>. Surtout lorsqu’il se forme de manière involontaire, comme un héritage du désastre économique et social issu de la fermeture d’entreprise.</span></p>
<h6>Vous organisez les rencontres internationales « L’économie des travailleurs ». Quels en sont les objectifs ?<strong style="line-height: 1.5;"> </strong></h6>
<p><img class="alwaysThinglink alignleft" style="max-width: 100%;" src="//cdn.thinglink.me/api/image/773854582383050754/1024/10/scaletowidth#tl-773854582383050754;1043138249'" alt="" /><script src="//cdn.thinglink.me/jse/embed.js" async="" charset="utf-8"></script><br />
<strong style="font-size: 16px; line-height: 1.5;">A. R. : </strong>Échanger<span style="font-size: 16px; line-height: 1.5;"> et débattre autour des différentes expériences d’ERT afin de mieux comprendre leurs origines, problèmes et perspectives, et coordonner les efforts. L’autogestion ne se résume pas à la résistance au chômage provoqué par le néolibéralisme, il faut développer une nouvelle logique économique et sociale, encore embryonnaire. Lors de la dernière rencontre au Venezuela, des résolutions ont été prises pour entamer la coordination d’expériences, tant sur le plan de la solidarité internationale et de l’échange d’information, qu’au niveau de relations plus concrètes sur le plan économique. Les coopératives de textile argentines et les producteurs communautaires de tissus vénézuéliens ont par exemple signé un accord de collaboration. En Europe, une première rencontre s’est tenue en janvier 2014 dans l’usine de </span><a href="/les-nouveaux-defis-des-ex-fralib/"><em style="font-size: 16px; line-height: 1.5;">Fralib</em></a><span style="font-size: 16px; line-height: 1.5;"><a href="/les-nouveaux-defis-des-ex-fralib/"> (actuelle SCOP TI)</a> à Gémenos. Une seconde se prépare à </span><em style="font-size: 16px; line-height: 1.5;">Vio.me</em><span style="font-size: 16px; line-height: 1.5;">, à Thessalonique, en Grèce, afin que les ERT européennes puissent, au-delà des débats, soutenir sur le terrain la lutte des travailleurs grecs.</span></p>
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		<title>« De Fralib à 1336, une marque porteuse de valeurs et de pratiques écologiques »</title>
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		<pubDate>Tue, 05 Apr 2016 10:06:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Rédaction]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[ECONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE]]></category>
		<category><![CDATA[coopérative]]></category>
		<category><![CDATA[économie sociale et solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[travail]]></category>
		<category><![CDATA[travail décent]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>1336, la marque de thés et de tisanes produits par la coopérative Scop-TI affiche clairement la lutte qui lui a permis d’exister. 1336, c’est le nombre de jours qu’il a fallu aux anciens salariés d’une filiale d’Unilever, Fralib, pour faire plier la multinationale, reprendre l’entreprise et fonder leur coopérative. Environ douze mois après l’arrêt brutal [&#8230;]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p class="GreyBG">1336, la marque de thés et de tisanes produits par la coopérative Scop-TI affiche clairement la lutte qui lui a permis d’exister. 1336, c’est le nombre de jours qu’il a fallu aux anciens salariés d’une filiale d’Unilever, Fralib, pour faire plier la multinationale, reprendre l’entreprise et fonder leur coopérative.</p>
<p><span style="line-height: 1.5;"><a href="/wp-content/uploads/2016/04/François-Longerinas.jpg"><img class="alignright wp-image-148349 size-medium" src="/wp-content/uploads/2016/04/François-Longerinas-300x239.jpg" alt="François Longérinas" width="300" height="239" /></a>Environ douze mois après l’arrêt brutal de la production de l’usine Fralib, j’ai organisé à l’automne 2011, au sein même de l’usine, un « séminaire ouvrier ». Responsable d’une Scop en région parisienne et membre de plusieurs réseaux mêlant chercheurs, journalistes et acteurs du mouvement coopératif, je répondais à l’invitation d’amis militants de la gauche alternative et altermondialiste de la région de Marseille.</span></p>
<p><span style="line-height: 1.5;">Nous échangions avec les salariés en lutte pour nourrir nos réflexions des expériences issues des mouvements sociaux, et pour partager avec eux ce que nous avions pu tirer de l’histoire, du XIXe siècle à nos jours, des combats de reprise d’entreprises par les salariés, en France, en Argentine comme en Grèce ou ailleurs à travers le monde. Suite à ce séminaire, j’ai été amené à populariser la mobilisation des Fralibs, lors de plusieurs dizaines de débats à travers toute la France, et à contribuer au montage de la coopérative. Pendant ces trois années d’accompagnement solidaire, j’ai été frappé par la vitesse à laquelle les travailleurs se sont approprié la culture coopérative et les principes d’une écologie en actes.</span></p>
<h6>« Pas un boulon ne sortira de l’usine ! »</h6>
<p><img class="alwaysThinglink alignleft" style="max-width: 100%;" src="//cdn.thinglink.me/api/image/773854582383050754/1024/10/scaletowidth#tl-773854582383050754;1043138249'" alt="" /><script src="//cdn.thinglink.me/jse/embed.js" async="" charset="utf-8"></script><br />
<span style="line-height: 1.5;">La fin de l’année 2011 a été principalement consacrée à l’analyse de l’économie réelle de l’entreprise. Grâce à un cabinet expert dépêché par la Fédération CGT de l’Agro-alimentaire, les salariés ont découvert que, contrairement aux allégations d’Unilever, l’usine était rentable. Fort de ce constat, ils ont recherché, en vain, un repreneur. En parallèle, Unilever s’est engagée à proposer des reclassements en Pologne avec des salaires de 450 euros par mois. </span><em style="line-height: 1.5;">« Nous n’avons pas prévu d’acheter des caravanes pour suivre les lubies du groupe et garantir les revenus des actionnaires. Nous bossons un trimestre pour rentabiliser l’usine, les trois trimestres restant sont pour la bulle financière !» </em><span style="line-height: 1.5;">nous rappellent plusieurs salariés en réponse à cette proposition.</span></p>
<p>Ils décident dès lors d’occuper l’usine et d’empêcher toute opération de récupération des machines par Unilever. <em>« Pas un boulon ne sortira de l’usine ! »</em> clament-ils haut et fort.</p>
<p><em style="line-height: 1.5;">« L’idée de fonder une coopérative était bien loin de notre culture militante et professionnelle »</em><span style="line-height: 1.5;"> confie Olivier Leberquier, alors délégué CGT et aujourd’hui directeur général élu de la Scop-TI, la société coopérative ouvrière provençale de thés et d’infusions. Il est d’ailleurs notable que l’action des organisations syndicales était déterminante pour organiser, avec efficacité, la mobilisation face à Unilever. En revanche, les salariés ont du compter sur les réseaux associatifs pour monter le projet de SCOP.</span></p>
<h6>Construire une autre société</h6>
<p><span style="line-height: 1.5;">La jonction avec nous autres, militants des forums sociaux et du mouvement coopératif, s’est faite très naturellement. Olivier Leberquier souligne : </span></p>
<blockquote><p>« Le capitalisme n’est ni immuable, ni réformable. En ce moment, il faut bien faire avec, mais on essaie de se battre contre et on propose des solutions plus humaines. Mais il faut qu’on soit bien d’accord, notre idéal à tous est de construire vraiment une autre société. Parce que sinon, si on ne se dit pas ça, on va faire comme ceux qui sont aujourd’hui aux manettes, qui essaient de nous faire avaler la pilule. Ce serait mettre des pansements sur des hémorragies.<strong> </strong>»</p></blockquote>
<p class="leftGreyBG"><span style="line-height: 1.5;">Retrouvez notre focus sur l&rsquo;avenir de Scop-Ti : <a href="/les-nouveaux-defis-des-ex-fralib/" target="_blank">Les nouveax défis des ex-Fralib</a></span></p>
<p><span style="line-height: 1.5;">En quelques mois, les salariés ont bâti leur projet de Scop, occupés dans le même temps à protéger leurs outils de travail. S’intéressant à trouver des producteurs de plantes à tisane, ils s’approprient le concept de « circuits courts », ils rencontrent les producteurs de tilleul de la Drôme, qui avaient vu leurs ventes s’écrouler ces dernières années, et s’accordent à leur passer commande dès que possible.</span></p>
<p><span style="line-height: 1.5;">L’essentiel pour moi est d’avoir connu des hommes et des femmes, entrés en résistance face à la puissance et la brutalité d’une multinationale, prouvant qu’il est leur est possible d’inventer une coopérative ouvrière industrielle, porteuse de valeurs et de pratiques écologiques. Et depuis septembre dernier, les produits 1336 sont en vente en magasin, comme sur Internet.</span></p>
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		<title>Baseco : vivre au cœur de la jungle de Manille</title>
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		<pubDate>Thu, 24 Mar 2016 07:05:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Rédaction]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[SOCIETE CIVILE]]></category>
		<category><![CDATA[jeunesse]]></category>
		<category><![CDATA[Logement / habitat]]></category>
		<category><![CDATA[Philippines]]></category>
		<category><![CDATA[quartiers populaires]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>Après un premier travail sur les quartiers populaires du Grand Manille en 2012, le photographe Jean-Félix Fayolle revient au cœur de cette jungle urbaine de plus de 25 millions d’habitants pour suivre l’évolution des quartiers. Dans cet article, il s&#8217;intéresse au quartier de Baseco, situé près du port international de la capitale philippine, l’une des zones les [&#8230;]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p class="GreyBG">Après un premier travail sur <a href="http://www.iris-pictures.com/gallery/isa-pang-maynila/" target="_blank">les quartiers populaires du Grand Manille</a> en 2012, le photographe Jean-Félix Fayolle revient au cœur de cette jungle urbaine de plus de 25 millions d’habitants pour suivre l’évolution des quartiers. Dans cet article, il s&rsquo;intéresse au quartier de Baseco, situé près du port international de la capitale philippine, l’une des zones les plus densément peuplées au monde.</p>
<p>Baseco Compound est un quartier de Manille, capitale des Philippines, situé entre le port international et l’embouchure du fleuve Pasig. Il fait face à la baie de Manille, devant le quartier historique d’Intramuros et proche du grand quartier de Tondo. <span style="line-height: 1.5;">Cet espace est sorti de l’eau par l’accumulation de déchets et de boues dragués par le fleuve Pasig, ainsi que par différents gravats de béton déposés par le Bureau of Public Works and Highways. Baseco est l&rsquo;abréviation de  BAtaan Shipyard and Engineering COmpany. Les premiers habitants du quartier, venus avec leurs familles, travaillaient pour ces entreprises de fret maritime. En 1982, Baseco a été officiellement déclaré comme un quartier sous le nom Barangay 649. Sa population a beaucoup augmenté entre 1990 et 1993 à cause des nombreuses démolitions de quartiers informels à Quezon City et à d’autres endroits de l’agglomération de Manille. Beaucoup viennent également de la province où le travail est trop rare. Des personnes mal intentionnées ont vendu illégalement des maisons sur ce terrain pour des personnes souhaitant s’y installer durablement. Aujourd’hui, plus de 50 000 personnes vivent dans des conditions très précaires dans cette jungle urbaine aux portes de Manille. On parle d’un projet de dépôt pétrolier. Même si ces familles ont élu domicile à Baseco depuis plusieurs années, elles vivent dans la crainte de se voir expulsées. Des incendies ont lieu régulièrement, parfois à cause de ces maisons faites de bric et de broc, construites sans planification ni norme, mais parfois on s’interroge sur l’origine de ces départs de feu. Les déloger sera compliqué, car il faudra utiliser la force et la violence&#8230;</span><br />
<iframe src="https://www.google.com/maps/d/embed?mid=z23xbs2JEydg.kt4c5B4NiUvs&amp;hl=en_US" width="640" height="480"></iframe></p>
<h6>Un quartier aux portes de Manille</h6>
<p>La proximité du centre-ville, des activités du port et de la mer sont de véritables atouts pour ces habitants, qui seraient contraints d’aller beaucoup plus loin pour reconstruire une nouvelle habitation, et par la même occasion, une nouvelle vie. Les conditions d’hygiène sont très difficiles. Une grande partie du quartier ne compte pas de réseau d’assainissement, ni d’eau courante. Des rues sont en terre, gorgées de boues noires et de déchets. On trouve aussi un lieu surnommé « la Playa », véritable plage de déchets qui fait office de terrain de jeux pour enfants et de port pour les barques. Plusieurs organisations non-gouvernementales interviennent dans ce grand quartier, mais il reste encore beaucoup à faire. A Baseco, il est fréquent de côtoyer la mort. Il arrive que des nourrissons décèdent à cause des mauvaises conditions d’hygiène et d’alimentation. Il existe également des règlements de comptes liés aux trafics ou des homicides pour simplement dérober le bien de son propriétaire. Certains se sont déjà fait tués par la sécurité du port pour nager trop près des docks.</p>
<div id="aesop-gallery-142980-1"  class="aesop-component aesop-gallery-component aesop-thumbnail-gallery-wrap   "><div id="aesop-thumb-gallery-142980" class="fotorama" 	data-transition="crossfade"
																			data-width="100%"
																			data-autoplay=&quot;5000&quot;																			data-keyboard="true"
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																			data-click="true"><img src="/wp-content/uploads/2016/03/JeanFelix-Fayolle_Baseco-2.jpg" data-caption="Nous sommes sur la jetée en face du port international. Ce long bloc de béton est en réalité une rue commerçante bondée où on trouve de tout. Derrière ces cabanes, à droite de l’image, commence ce grand bidonville de 50 000 habitants." alt="La jetée en face du port international de Manille (Philippines)"><img src="/wp-content/uploads/2016/03/JeanFelix-Fayolle_Baseco-3.jpg" data-caption="Un peu plus loin, la jetée est entourée d’eau et de déchets, mais reste un véritable lieu de vie. Ce genre de maisons sont particulièrement exposées aux aléas climatiques. De nombreuses habitations ont été détruites lors du passage du typhon Rammasun en juillet 2014. " alt="La jetée est entourée d’eau et de déchets, mais reste un véritable lieu de vie"><img src="/wp-content/uploads/2016/03/JeanFelix-Fayolle_Baseco-4.jpg" data-caption="La plage est également grouillante d’activité. Des hommes partent à la pêche, d’autres entretiennent leurs bateaux ou réparent leurs filets de pêche. Des enfants jouent à attraper des poissons ou à creuser des trous dans le sable. " alt="La plage est également grouillante d’activité (Baseco, Manille, Philippines)"><img src="/wp-content/uploads/2016/03/JeanFelix-Fayolle_Baseco-5.jpg" data-caption="Le basketball est un sport très populaire aux Philippines. A Baseco, comme dans les autres quartiers, on trouve des paniers de basket dans les moindres recoins. La fin de journée, plus fraîche, est propice à de bons matchs.  A l’arrière-plan, un mur sépare la plage qui fait face à la baie de Manille de ce qu’il reste de l’étendue d’eau aujourd’hui comblée. " alt="Le basketball est un sport très populaire aux Philippines"><img src="/wp-content/uploads/2016/03/JeanFelix-Fayolle_Baseco-6.jpg" data-caption="Nous sommes sur la rive du fleuve Pasig, au niveau de son embouchure. C’est ce dernier qui sépare Baseco du grand quartier de Tondo. Cet endroit est surnommé « la playa » par ses habitants. Cette véritable plage de  déchets fait office de port pour les embarcations des adultes et de terrain de jeux pour les enfants." alt="A la frontière entre Baseco et le grand quartier de Tondo (Manille, Philippines)"><img src="/wp-content/uploads/2016/03/JeanFelix-Fayolle_Baseco-7.jpg" data-caption="Les « Montemayor Sisters » sont un groupe de travestis du quartier de Baseco, aujourd’hui devenu célèbre pour leurs apparitions dans des émissions de télé. On rencontre des « lady boys » dans tous les quartiers philippins. Elles sont très bien intégrées dans la société, et même par l’Eglise catholique. " alt="Les « Montemayor Sisters » sont un groupe de travestis du quartier de Baseco."><img src="/wp-content/uploads/2016/03/JeanFelix-Fayolle_Baseco-8.jpg" data-caption="A l’embouchure du fleuve Pasig dans la baie de Manille. Ces buses de béton serviront surement 
un jour au drainage du quartier." alt="A l’embouchure du fleuve Pasig dans la baie de Manille"><img src="/wp-content/uploads/2016/03/JeanFelix-Fayolle_Baseco-9.jpg" data-caption="Une zone d’eau qui a été comblée il y a un peu plus d’une dizaine d’année. A droite, la plage, souvent bondée pendant la semaine sainte et derrière nous l’embouche du fleuve Pasig, séparée par une jetée de béton. Derrière ce filet, un parc a mangrove vient d’être installé pour remettre un peu de nature parmi tous ces déchets. Cette brume est typique des journées chaudes de Manille. " alt="Une zone d’eau qui a été comblée il y a un peu plus d’une dizaine d’année."><img src="/wp-content/uploads/2016/03/JeanFelix-Fayolle_Baseco-10.jpg" data-caption="Couché de soleil dans la baie de Manille. Tous ces bateaux attendent de venir décharger au port. C’est à cet endroit qu’est prévu de construire un dépôt pétrolier. Il sera difficile de forcer les habitants à quitter Baseco sans violence, car c’est ici que plus de 50 000 personnes ont construit leurs vies." alt="Couché de soleil dans la baie de Manille."></div><p class="aesop-component-caption">Cliquez en haut à droite de la photo pour agrandir la gallerie. Photos : Jean-Félix Fayolle</p></div>
<h6>Activités à Baseco</h6>
<p>Baseco est au cœur de la vie économique de Manille. Certains y établissent leur commerce, dans le quartier, dans les rues du centre historique ou à Tondo. D’autres récupèrent du métal tombé dans les eaux du port, des déchets ou encore pêchent. A Baseco, on compte aussi de nombreux conducteurs en tous genres (jeepney, side-car, vélotaxi, camion, bus ou de taxi), des gardiens pour les banques ou les activités du port, des employés de maison. Manille attire par son potentiel. Ici tout est possible, on peut trouver des petits boulots mieux payés qu’en province. Alors on se résigne à vivre dans des conditions difficiles&#8230; Beaucoup attachent une grande importance à la religion qui permet de surmonter quotidiennement souffrances et difficultés. La majorité est catholique et on trouve également des musulmans dans une partie du quartier. Les familles sont généralement nombreuses et les enfants sont partout dans les rues. Ces derniers font preuve, dès leur plus jeune âge, d’une grande débrouillardise en construisant leurs jeux eux-mêmes avec ce qu’ils peuvent récupérer. La nuit, on entend des personnes chanter au karaoké en buvant de la fameuse bière forte Red Horse ou des liqueurs, pour oublier les difficultés de la journée et célébrer la vie. Le port lui n’arrête jamais de fonctionner. De ce côté de l’océan, même si on doit faire de nombreux sacrifices et que la vie est dure, on continue de sourire, d’aimer et de profiter de chaque instant que la vie peut offrir.</p>
<h6>Un  montage vidéo du premier travail de Jean-Félix Fayolle à Manille, en 2012</h6>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/g23kC4EOnNM" width="640" height="360" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Devoir de vigilance des multinationales : « Il n’est plus tolérable d’attendre »</title>
		<link>https://altermondes.org/devoir-vigilance-multinationales-plus-tolerable-attendre/</link>
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		<pubDate>Tue, 01 Mar 2016 11:38:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Rédaction]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Bangladesh]]></category>
		<category><![CDATA[commerce international]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[industrie textile]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>Altermondes suit depuis longtemps le travail du Forum citoyen pour la RSE et de toutes les organisations de la société civile qui se battent pour que le droit au travail décent soit reconnu partout dans le monde. C&#8217;est pourquoi, nous reprenons aujourd&#8217;hui cette tribune collective exhortant l&#8217;Etat français à accélérer l&#8217;approbation d&#8217;une texte de loi [&#8230;]</p>
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]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p class="GreyBG"><em>Altermondes</em> suit depuis longtemps le travail du Forum citoyen pour la RSE et de toutes les organisations de la société civile qui se battent pour que le droit au travail décent soit reconnu partout dans le monde. C&rsquo;est pourquoi, nous reprenons aujourd&rsquo;hui cette tribune collective exhortant l&rsquo;Etat français à accélérer l&rsquo;approbation d&rsquo;une texte de loi sur le devoir de vigilance des multinationales tout au long de leurs chaines de sous-traitance.</p>
<p>Le 30 mars 2015, l’Assemblée nationale votait en première lecture un texte d’une avancée historique pour la protection des droits humains et environnementaux : la proposition de loi relative au devoir de vigilance des sociétés mères et entreprises donneuses d’ordre. Elle exige des grandes entreprises qu’elles se conduisent de manière responsable, ce qu’elles prétendent déjà faire. Le dispositif réclame d’elles de mettre en œuvre un plan de vigilance pour l’ensemble de leur chaîne d’approvisionnement, c’est-à-dire incluant leurs filiales et sous-traitants en France et dans le monde. Près d’un an après ce vote exemplaire, ce texte est toujours bloqué. Le Sénat y a publiquement martelé son opposition et a décidé, en novembre 2015, d’en abroger tous les articles. L’Assemblée nationale doit maintenant en réaliser une seconde lecture ; or, la proposition de loi n’a toujours pas été inscrite à l’ordre du jour de ses travaux. Il n’est plus tolérable d’attendre.</p>
<h6>Large soutien populaire</h6>
<p>Et pourtant, cette proposition est soutenue par de nombreux parlementaires décidés à voir concrétiser une loi qui protège l’intérêt général, et par une coalition inédite d’acteurs de la société civile, ONG et syndicats. Ce texte bénéficie également d’un large soutien populaire. Selon un sondage réalisé par nos organisations, trois Français sur quatre estiment que les multinationales doivent être tenues responsables juridiquement des impacts humains et environnementaux provoqués par leurs filiales et sous-traitants.</p>
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		<a href="#" class="aesop-doc-reveal-131495-1"><span class="aesop-document-component--label">document</span><br /> <div class="aesop-document-component--caption">Enquête d&#039;opinion CSA pour le Forum citoyen pour la RSE</div></a><div id="aesop-doc-collapse-131495-1" style="display:none;" class="aesop-content"><object class="aesop-pdf" data="https://altermondes.org/wp-content/uploads/2016/03/institut_csa_pour_le_forum_citoyen_pour_la_rse_-_la_responsabilitac_des_multinationales_v21.pdf" type="application/pdf" ></object></div></aside>
<p>Près de 190 000 citoyens ont signé la pétition demandant aux pouvoirs publics de garantir la mise en œuvre de cette loi. L’indignation suscitée par des drames humains comme l’<a href="/?s=rana+plaza" target="_blank">effondrement au Bangladesh de l’immeuble du Rana Plaza </a>en 2013 est toujours vive : près de 1 200 ouvriers qui produisaient des vêtements pour des marques occidentales, notamment françaises, y ont trouvé la mort. Ou encore par le naufrage de l’Erika au large des côtes bretonnes en 1999, qui a endommagé de manière irréversible l’écosystème. Imposer un devoir de vigilance permet de prévenir de tels drames et éviter que des entreprises exploitent des travailleurs partout dans le monde en bafouant leurs droits par la recherche d’une production à moindre coût.</p>
<h6>Combat pionnier</h6>
<p>Depuis un an, des dirigeants de multinationales chuchotent qu’ils soutiennent une telle régulation, dont ils anticipent un impact bénéfique sur leur compétitivité à l’international, dans un contexte d’évolution vers davantage de responsabilité pour les acteurs économiques. Le <a href="http://www.frenchsif.org/isr/" target="_blank">Forum pour l’Investissement responsable</a>, qui regroupe investisseurs, gestionnaires de fonds et consultants, a également apporté son soutien à cette proposition de loi. Et si la France craignait d’être isolée dans un combat pionnier, ce n’est plus le cas ; elle peut désormais compter sur des initiatives similaires initiées par plusieurs pays, dont la Suisse et l’Allemagne. Lire aussi : Les entreprises sous la contrainte juridique des droits de l’homme Le gouvernement, par la voix de son secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement, a réitéré en novembre 2015 son soutien à ce texte de loi. Quand sera-t-il alors inscrit aux travaux de l’Assemblée, et rendu effectif ? Une telle loi permettrait de traduire les grandes déclarations et les engagements internationaux de l’Etat français en actes concrets. Son examen doit être accéléré pour permettre son entrée en vigueur sans attendre un nouveau scandale social ou environnemental impliquant des entreprises françaises.</p>
<p class="GreyBG"><span class="BoldBlack">Les signataires : </span><br />
<span style="line-height: 1.5;">Florent Compain, président des Amis de la Terre ; Geneviève Garrigos, présidente d’Amnesty International France ; Ghislaine Hierso, présidente de l’Association française des Petits Débrouillards ; Bernard Pinaud, délégué général du CCFD &#8211; Terre Solidaire ; Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT ; Alexandre Grillat, secrétaire national confédéral de la CFE-CGC ; Geoffroy de Vienne, conseiller du président confédéral de la CFTC et président d’Ethique et Investissement ; Guillaume Duval, président du Collectif Ethique sur l’étiquette ; Karim Lahidji, président de la FIDH ; Nicolas Hulot, président de la Fondation pour la Nature et l’Homme ; Michel Capron, président du Forum Citoyen pour la RSE ; Bernard Chevassus-au-Louis, président, d’Humanité et Biodiversité ; Françoise Dumont, présidente de la Ligue des droits de l’Homme ; Michel Grandmougin, président de Peuples Solidaires &#8211; ActionAid France ; William Bourdon, président de Sherpa ; Luc Bérille, secrétaire général de l’UNSA.</span></p>
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