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	<title>Altermondes &#187; RSEAltermondes</title>
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		<title>Bangladesh : Répression anti­syndicale dans le secteur de la confection</title>
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		<pubDate>Thu, 17 Mar 2016 09:33:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Rédaction]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[RESPONSABILITÉ SOCIALE DES ENTREPRISES]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>Depuis le drame du Rana Plaza, certaines améliorations des conditions de travail ont bien été enregistrées dans le secteur de la confection au Bangladesh. Et pourtant, la chasse aux sorcières syndicales continue d&#8217;y sévir.  Fin avril 2014, moins d&#8217;un an après les 117 morts dans l&#8217;incendie de l&#8217;usine de Confection Tazreen Fashion, l&#8217;effondrement du Rana [&#8230;]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p class="GreyBG">Depuis le drame du Rana Plaza, certaines améliorations des conditions de travail ont bien été enregistrées dans le secteur de la confection au Bangladesh. Et pourtant, la chasse aux sorcières syndicales continue d&rsquo;y sévir.</p>
<p> Fin avril 2014, moins d&rsquo;un an après les 117 morts dans l&rsquo;incendie de l&rsquo;usine de Confection Tazreen Fashion, l&rsquo;effondrement du Rana Plaza (1047 morts) fait la une des médias internationaux et l&rsquo;opinion publique occidentale s&rsquo;émeut (enfin) des conditions de travail dans les entreprises de confection du Bangladesh – conditions de travail depuis longtemps dénoncées par des organisations syndicales, des ONG comme le <a href="http://www.ethique-sur-etiquette.org/" target="_blank">collectif Éthique sur l’Étiquette</a> (Clean Cloths Campaign) et des associations de défense des droits humains – : l&rsquo;image de marque des marques en prend un coup.</p>
<p class="rightGreyBG">Retrouvez une sélection d&rsquo;articles sur <a href="/tag/industrie-textile/" target="_blank">les conditions de travail dans l&rsquo;industrie textile</a></p>
<p>Les commanditaires européens sont les premiers à réagir. Le 15 mai 2013, soixante-­dix marques européennes (H&amp;M, Inditex, Aldi, C&amp;A&#8230;) signent <a href="/bangladesh-gros-volumes-petits-prix-et-impunite/" target="_blank">le programme Accord</a> (Accord on Fire and Building Safety). D&rsquo;une durée de cinq ans, celui-­ci impose aux entreprises en contrat avec les marques signataires (plus de 200 aujourd&rsquo;hui) de mettre en œuvre les mesures visant à améliorer la sécurité et les conditions de travail qui seront préconisées par les inspections prévues par Accord. Le programme, élaboré en concertation avec <a href="http://www.industriall­union.org/fr/grande­victoire­pour­les­travailleurs­de- donglian­fashion­au­bangladesh" target="_blank">IndustriALL Global Union</a> (cosignataire d&rsquo;Accord) et Clean Clothes Campaign, est contraignant pour les marques, qui s&rsquo;engagent à rompre les contrats passés avec des entreprises qui refuseraient de se mettre aux normes.</p>
<p>De l&rsquo;autre côté de l&rsquo;Atlantique, les géants Wallmart et Gap, sollicités par H&amp;M pour intégrer Accord refusent et, en juillet de la même année, lancent Alliance (Alliance for Bangladesh Worker Safety, aujourd&rsquo;hui signé par 27 marques), une initiative beaucoup plus floue, non contraignante pour les marques, qui se contentent de formuler des recommandations, et de laquelle les organisations syndicales sont exclues.</p>
<p><a href="/wp-content/uploads/2016/03/bang_160958.jpg"><img class="aligncenter wp-image-135614 size-full" src="/wp-content/uploads/2016/03/bang_160958.jpg" alt="bang_160958" width="1200" height="800" /></a></p>
<p>Le gouvernement du Bangladesh décide quant à lui une augmentation substantielle du salaire minimum (37 à 67 dollars mensuels), recrute 200 inspecteurs du travail supplémentaires, s’engage à collaborer avec l’OIT pour rendre effective l’application des conventions internationales dont le pays et signataire, adopte certaines mesures facilitant l’enregistrement des sections syndicales d’entreprise et, le 31 août 2015, vote le Textiles Industry Establishment Act, un texte de loi visant à mieux codifier les conditions d’ouverture des usines de confection. L&rsquo;organisation patronale BGMEA (Bangladesh Garment Manufacturers &amp; Exporters Association), enfin, se déclare prête à collaborer pleinement à ces initiatives et promet que 0,03 % des revenus de l’exportation seront consacrés à l’amélioration des conditions de travail et de sécurité dans les entreprises. Résultat : fin 2015, 3660 entreprises ont été inspectées et 37 fermées pour n’avoir pas effectué les transformations recommandées, tandis que 337 nouvelles sections syndicales ont été enregistrées par le ministère du travail.</p>
<p><em>« Il s&rsquo;agit d&rsquo;avancées non négligeables</em>, reconnaît Amirul Haque Amin, président de la NGWF (Fédération nationale des travailleurs de la confection, affiliée à IndustriALL), mais, estime­-t-­il, <em>le compte n&rsquo;y est pas »</em>. Le recours aux entreprises sous­traitantes, qui fonctionnent hors de tout contrôle, est loin d’avoir été éliminé. En dépit d&rsquo;améliorations réelles dans certaines usines, les conditions de travail et de sécurité laissent encore à désirer et, le 2 février dernier, un incendie éclatait dans les ateliers de Matrix Sweaters, qui produit pour H&amp;M et JC Penney, blessant cinq travailleurs – le feu s&rsquo;est déclaré à une heure matinale, alors que le bâtiment était presque déserts, ce qui a sans doute évité que l&rsquo;incident se solde par un bilan plus lourd. <em>« Et surtout,</em> continue le président de la NGWF, <em>le harcèlement des militants syndicaux et les entraves à la liberté d&rsquo;organisation des travailleurs continuent d&rsquo;être la règle, comme dans le cas de Hanwen BD Ltd »</em>.</p>
<p>Hanwen BD Ltd. Est une entreprise chinoise, installée à Ashulia, dans la banlieue nord de Dhaka. Elle emploie 350 salariés et produit, entre autres, pour la marque suédoise H&amp;M. En octobre 2015, les travailleurs décident de constituer une section syndicale d’entreprise affiliée à la NGWF. Le 9 janvier 2016, la direction réagit en éjectant manu militari les sept dirigeants syndicaux. Ce qui n&rsquo;empêche pas les travailleurs de déposer auprès du ministère du travail leur demande d’enregistrement de la section syndicale d’entreprise. A quoi la direction répond par 35 nouveaux licenciements et, fin février, en dépit de plusieurs débrayages et manifestations, la situation demeure bloquée, la direction refusant toujours la réintégration des syndicalistes licenciés. Des conflits analogues affectent aujourd&rsquo;hui de nombreuses entreprises du Bangladesh, mais l&rsquo;histoire connaît parfois un « happy end » et, le 10 février dernier, les ouvrières de Donglian Fashion, organisées dans la SGSF (Sommilito Garments Sramik Federation, également affiliée à IndustriALL) obtenaient la réintégration de douze syndicalistes que la direction de l&rsquo;entreprise avait contraint de démissionner. Bravo camarades.</p>
<p><span style="line-height: 1.5;">Le Bangladesh est le deuxième producteur mondial de prêt­à­porter (après la Chine), quelque 5.000 entreprises y fabriquent des vêtements pour l&rsquo;exportation et emploient plus de quatre millions de salariés (très majoritairement des femmes). Le secteur de la confection compte pour 80 % des exportations du pays et constitue le moteur principal d&rsquo;une économie qui, au cours de la dernière décennie, a enregistré une croissance annuelle moyenne supérieure à 6 %. Seulement 5 % (environ) des salariés de la confection sont syndiqués mais il existe 52 fédérations (« El pueblo desunido&#8230; ») dont une quinzaine sont affiliées à IndustriALL.</span></p>
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		<title>Devoir de vigilance des multinationales : « Il n’est plus tolérable d’attendre »</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Mar 2016 11:38:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Rédaction]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Bangladesh]]></category>
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		<category><![CDATA[France]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>Altermondes suit depuis longtemps le travail du Forum citoyen pour la RSE et de toutes les organisations de la société civile qui se battent pour que le droit au travail décent soit reconnu partout dans le monde. C&#8217;est pourquoi, nous reprenons aujourd&#8217;hui cette tribune collective exhortant l&#8217;Etat français à accélérer l&#8217;approbation d&#8217;une texte de loi [&#8230;]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p class="GreyBG"><em>Altermondes</em> suit depuis longtemps le travail du Forum citoyen pour la RSE et de toutes les organisations de la société civile qui se battent pour que le droit au travail décent soit reconnu partout dans le monde. C&rsquo;est pourquoi, nous reprenons aujourd&rsquo;hui cette tribune collective exhortant l&rsquo;Etat français à accélérer l&rsquo;approbation d&rsquo;une texte de loi sur le devoir de vigilance des multinationales tout au long de leurs chaines de sous-traitance.</p>
<p>Le 30 mars 2015, l’Assemblée nationale votait en première lecture un texte d’une avancée historique pour la protection des droits humains et environnementaux : la proposition de loi relative au devoir de vigilance des sociétés mères et entreprises donneuses d’ordre. Elle exige des grandes entreprises qu’elles se conduisent de manière responsable, ce qu’elles prétendent déjà faire. Le dispositif réclame d’elles de mettre en œuvre un plan de vigilance pour l’ensemble de leur chaîne d’approvisionnement, c’est-à-dire incluant leurs filiales et sous-traitants en France et dans le monde. Près d’un an après ce vote exemplaire, ce texte est toujours bloqué. Le Sénat y a publiquement martelé son opposition et a décidé, en novembre 2015, d’en abroger tous les articles. L’Assemblée nationale doit maintenant en réaliser une seconde lecture ; or, la proposition de loi n’a toujours pas été inscrite à l’ordre du jour de ses travaux. Il n’est plus tolérable d’attendre.</p>
<h6>Large soutien populaire</h6>
<p>Et pourtant, cette proposition est soutenue par de nombreux parlementaires décidés à voir concrétiser une loi qui protège l’intérêt général, et par une coalition inédite d’acteurs de la société civile, ONG et syndicats. Ce texte bénéficie également d’un large soutien populaire. Selon un sondage réalisé par nos organisations, trois Français sur quatre estiment que les multinationales doivent être tenues responsables juridiquement des impacts humains et environnementaux provoqués par leurs filiales et sous-traitants.</p>
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		<a href="#" class="aesop-doc-reveal-131495-1"><span class="aesop-document-component--label">document</span><br /> <div class="aesop-document-component--caption">Enquête d&#039;opinion CSA pour le Forum citoyen pour la RSE</div></a><div id="aesop-doc-collapse-131495-1" style="display:none;" class="aesop-content"><object class="aesop-pdf" data="https://altermondes.org/wp-content/uploads/2016/03/institut_csa_pour_le_forum_citoyen_pour_la_rse_-_la_responsabilitac_des_multinationales_v21.pdf" type="application/pdf" ></object></div></aside>
<p>Près de 190 000 citoyens ont signé la pétition demandant aux pouvoirs publics de garantir la mise en œuvre de cette loi. L’indignation suscitée par des drames humains comme l’<a href="/?s=rana+plaza" target="_blank">effondrement au Bangladesh de l’immeuble du Rana Plaza </a>en 2013 est toujours vive : près de 1 200 ouvriers qui produisaient des vêtements pour des marques occidentales, notamment françaises, y ont trouvé la mort. Ou encore par le naufrage de l’Erika au large des côtes bretonnes en 1999, qui a endommagé de manière irréversible l’écosystème. Imposer un devoir de vigilance permet de prévenir de tels drames et éviter que des entreprises exploitent des travailleurs partout dans le monde en bafouant leurs droits par la recherche d’une production à moindre coût.</p>
<h6>Combat pionnier</h6>
<p>Depuis un an, des dirigeants de multinationales chuchotent qu’ils soutiennent une telle régulation, dont ils anticipent un impact bénéfique sur leur compétitivité à l’international, dans un contexte d’évolution vers davantage de responsabilité pour les acteurs économiques. Le <a href="http://www.frenchsif.org/isr/" target="_blank">Forum pour l’Investissement responsable</a>, qui regroupe investisseurs, gestionnaires de fonds et consultants, a également apporté son soutien à cette proposition de loi. Et si la France craignait d’être isolée dans un combat pionnier, ce n’est plus le cas ; elle peut désormais compter sur des initiatives similaires initiées par plusieurs pays, dont la Suisse et l’Allemagne. Lire aussi : Les entreprises sous la contrainte juridique des droits de l’homme Le gouvernement, par la voix de son secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement, a réitéré en novembre 2015 son soutien à ce texte de loi. Quand sera-t-il alors inscrit aux travaux de l’Assemblée, et rendu effectif ? Une telle loi permettrait de traduire les grandes déclarations et les engagements internationaux de l’Etat français en actes concrets. Son examen doit être accéléré pour permettre son entrée en vigueur sans attendre un nouveau scandale social ou environnemental impliquant des entreprises françaises.</p>
<p class="GreyBG"><span class="BoldBlack">Les signataires : </span><br />
<span style="line-height: 1.5;">Florent Compain, président des Amis de la Terre ; Geneviève Garrigos, présidente d’Amnesty International France ; Ghislaine Hierso, présidente de l’Association française des Petits Débrouillards ; Bernard Pinaud, délégué général du CCFD &#8211; Terre Solidaire ; Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT ; Alexandre Grillat, secrétaire national confédéral de la CFE-CGC ; Geoffroy de Vienne, conseiller du président confédéral de la CFTC et président d’Ethique et Investissement ; Guillaume Duval, président du Collectif Ethique sur l’étiquette ; Karim Lahidji, président de la FIDH ; Nicolas Hulot, président de la Fondation pour la Nature et l’Homme ; Michel Capron, président du Forum Citoyen pour la RSE ; Bernard Chevassus-au-Louis, président, d’Humanité et Biodiversité ; Françoise Dumont, présidente de la Ligue des droits de l’Homme ; Michel Grandmougin, président de Peuples Solidaires &#8211; ActionAid France ; William Bourdon, président de Sherpa ; Luc Bérille, secrétaire général de l’UNSA.</span></p>
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		<title>Les nouveaux défis des ex-Fralib</title>
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		<pubDate>Thu, 18 Feb 2016 09:02:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Mathieu Viviani]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[ECONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE]]></category>
		<category><![CDATA[commerce équitable]]></category>
		<category><![CDATA[commerce international]]></category>
		<category><![CDATA[coopérative]]></category>
		<category><![CDATA[économie sociale et solidaire]]></category>
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		<category><![CDATA[RSE]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Après trois ans et demi de lutte, les anciens salariés de Fralib, filiale du groupe néerlandais Unilever, ont réussi leur pari : monter une Société coopérative ouvrière de thés et infusions baptisée Scop-TI. Leur nouveau défi ? Concilier rentabilité, qualité des produits et responsabilité sociale et environnementale. 1336. Depuis septembre 2015, c’est ce qu’on peut lire sur [&#8230;]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p class="GreyBG">Après trois ans et demi de lutte, les anciens salariés de Fralib, filiale du groupe néerlandais Unilever, ont réussi leur pari : monter une Société coopérative ouvrière de thés et infusions baptisée Scop-TI. Leur nouveau défi ? Concilier rentabilité, qualité des produits et responsabilité sociale et environnementale.</p>
<p><img class="alwaysThinglink alignleft" style="max-width: 100%;" src="//cdn.thinglink.me/api/image/773854582383050754/1024/10/scaletowidth#tl-773854582383050754;1043138249'" alt="" /><script src="//cdn.thinglink.me/jse/embed.js" async="" charset="utf-8"></script><br />
<span style="line-height: 1.5;">1336. Depuis septembre 2015, c’est ce qu’on peut lire sur les boîtes de thé et infusions de la marque </span><a style="line-height: 1.5;" href="http://www.scop-ti.com/" target="_blank">Scop-TI</a><span style="line-height: 1.5;"> ou « Société coopérative ouvrière provençale de thés et infusions ». </span><span style="line-height: 1.5;">Ce chiffre représente le nombre de jours qu’a duré la lutte sociale entre les employés d&rsquo;une usine de Géménos, dans l’arrière pays marseillais, et le géant néerlandais de la grande distribution Unilever. Pour « optimiser sa rentabilité », ce dernier annonçait le 28 septembre 2010 vouloir délocaliser à l’étranger cette unité de production des gammes </span><em style="line-height: 1.5;">Lipton</em><span style="line-height: 1.5;"> et </span><em style="line-height: 1.5;">Eléphant</em><span style="line-height: 1.5;">, supprimant au passage 183 emplois. La détermination collective de ceux qu&rsquo;on a appris à appeler les « Fralib » &#8211; du nom de la filiale d’Unilever propriétaire de cette usine – a eu raison du plan social de la multinationale.</span></p>
<h6>Scop-TI au défi de la rentabilité</h6>
<p><span style="line-height: 1.5;">Aujourd’hui les 58 « salariés coopérateurs » de Scop-TI ont relancé la production de leur usine et comptent bien en pérenniser l’activité. Un véritable challenge pour une société qui, dans l’univers ultra-concurrentiel de la grande distribution alimentaire, souhaite accorder autant d’importance à la qualité de ses produits qu’au respect de ses valeurs sociales et environnementales. Olivier Leberquier, directeur général délégué de Scop-TI, confie à ce sujet : « </span><em style="line-height: 1.5;">Notre première gamme de produit, </em><span style="line-height: 1.5;">“1336”,</span><em style="line-height: 1.5;"> a été commercialisée en grande distribution. Cela peu paraître étonnant aux yeux de certains car pour exister on a justement combattu contre un géant de l’agro-alimentaire. Mais il faut bien comprendre que c’est une nécessité économique de travailler avec ces acteurs, e</em><em style="line-height: 1.5;">n tous cas dans un premier temps.</em><span style="line-height: 1.5;"> » En ce moment, Scop-TI distribue sa gamme « 1336 » chez sept grands distributeurs français. La majeure partie des volumes sont écoulés dans des magasins localisés dans le Sud-Est et le Sud-Ouest de l’Hexagone. Mais en fonction des centrales d’achats, les produits de la Scop sont parfois distribués dans d’autres régions de France.</span></p>
<div id="attachment_125707" class="wp-caption aligncenter"><a href="/wp-content/uploads/2016/02/ScopTI_inter-4.jpg"><img class="wp-image-125707 size-full" src="/wp-content/uploads/2016/02/ScopTI_inter-4.jpg" alt="ScopTI_inter 4" width="640" height="427" /></a><div class="wp-caption-text">Un salarié-coopérateur dans l&rsquo;usine Scop-TI</div></div>
<h6><span style="line-height: 1.5;">Les circuits alternatifs, en amont et en aval</span></h6>
<p><span style="line-height: 1.5;">Si Scop-TI a besoin des réseaux traditionnels de distribution, l’entreprise a commencé à travailler avec sept distributeurs alternatifs : </span>La Vie Claire<span style="line-height: 1.5;">, </span>Biocoop<span style="line-height: 1.5;">, </span>Bio c’bon, L’Eau Vive, Naturalia, Les nouveaux Robinson et Biomonde<span style="line-height: 1.5;">. M. Leberquier précise :</span></p>
<blockquote><p><span style="line-height: 1.5;">« </span><em style="line-height: 1.5;">On trouve ces enseignes intéressantes pour les valeurs qu’elles portent, même si </em><em style="line-height: 1.5;">pour l’instant elle ne représentent qu&rsquo;un petit volume de nos ventes par rapport à la grande distribution. Si ces réseaux se développent, il est n’est pas impossible qu’à l&rsquo;avenir ils soient parmi nos premiers clients </em><span style="line-height: 1.5;">».</span></p></blockquote>
<p><a href="/wp-content/uploads/2016/02/ScopTI_inter-2.jpg"><img class="alignleft wp-image-125700 size-medium" src="/wp-content/uploads/2016/02/ScopTI_inter-2-200x300.jpg" alt="ScopTI_inter 2" width="200" height="300" /></a></p>
<p><span style="line-height: 1.5;">Du côté des fournisseurs, en revanche, Scop-TI privilégie déjà les matières premières issues des filières locales : « </span><em style="line-height: 1.5;">En général, on négocie très peu le prix d’achat avec les producteurs. Ainsi, il nous arrive de payer 3 à 4 fois le prix du marché. Par exemple, là où la grande distribution achète le tilleul en Amérique latine à 6 euros le kilo, nous, nous allons payer 26 euros le kilo pour du tilleul français de meilleure qualité. </em><span style="line-height: 1.5;">»</span></p>
<p><span style="line-height: 1.5;">La coopérative prévoit de lancer 50 000 boîtes  sa deuxième gamme de thés et infusions baptisée « SCOP-TI » en mars prochain. Neuf produits de haute qualité qui seront certifiés bio et commercialisés uniquement dans les filières alternatives telles que des supermarchés bio ou des associations de consommateurs de type Amap. Et Olivier Leberquier de conclure : </span></p>
<blockquote><p><span style="line-height: 1.5;">« </span><em style="line-height: 1.5;">Cette gamme symbolise un peu l’avenir de la coopérative.</em><span style="line-height: 1.5;"> <em>N</em></span><em style="line-height: 1.5;">otre but est d&rsquo;être rentables tout en contribuant à développer les réseaux de distribution et de production de plantes médicinales en France. </em><span style="line-height: 1.5;">»</span></p></blockquote>
<p class="BleuBorder"><span style="line-height: 1.5;"><strong>Un film sur le second temps fort de la lutte des Fralibs<br />
</strong></span><span style="line-height: 1.5;"><a href="/wp-content/uploads/2016/02/Image-film-1336-jours-ScopTI.jpg"><img class="alignleft wp-image-125716 size-medium" src="/wp-content/uploads/2016/02/Image-film-1336-jours-ScopTI-300x102.jpg" alt="Image film - 1336 jours - ScopTI" width="300" height="102" /></a>Réalisé par Claude Hirsch, </span><a style="line-height: 1.5;" href="http://www.asspolart.com/1336/" target="_blank">« <em>1336 jours, des hauts, débats, mais debout</em> »</a><span style="line-height: 1.5;"> raconte le deuxième volet du bras de fer entre les Fralib et Unilever. Après avoir relaté les débuts de cette lutte dans un premier documentaire, </span><a style="line-height: 1.5;" href="http://www.asspolart.com/pt/index.html" target="_blank">« </a><em style="line-height: 1.5;"><a href="http://www.asspolart.com/pt/index.html" target="_blank">Pot de thé / POT DE FER »</a>, </em><span style="line-height: 1.5;">le réalisateur, ancien syndicaliste dans le secteur automobile, dépeint ici les différents rebondissements judiciaires du conflit jusqu’à sa résolution en mai 2014 et la création de Scop-TI.</span></p>
<p><span style="line-height: 1.5;">Crédits photos : <a href="https://fr.ulule.com/1336/" target="_blank">Scop-TI</a></span></p>
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		<title>Coca-Cola laisse un goût amer au Kerala</title>
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		<pubDate>Wed, 13 Jan 2016 10:25:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Maxime Lancien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[RESPONSABILITÉ SOCIALE DES ENTREPRISES]]></category>
		<category><![CDATA[eau]]></category>
		<category><![CDATA[Inde]]></category>
		<category><![CDATA[multinationale]]></category>
		<category><![CDATA[pollution]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>Au début des années 2000, le petit village de Plachimada, au Kerala, s’est soulevé contre le géant Coca-Cola dont il a réussi à faire fermer une usine. Mais sans obtenir de dédommagements pour l’assèchement des nappes phréatiques et la contamination des sols. La résistance contre la marque et la surconsommation en eau de ses usines [&#8230;]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p class="GreyBG">Au début des années 2000, le petit village de Plachimada, au Kerala, s’est soulevé contre le géant Coca-Cola dont il a réussi à faire fermer une usine. Mais sans obtenir de dédommagements pour l’assèchement des nappes phréatiques et la contamination des sols. La résistance contre la marque et la surconsommation en eau de ses usines se poursuit.</p>
<div id="attachment_97396" class="wp-caption alignright"><a href="/wp-content/uploads/2015/12/COUV-ALTER-44-e1449589245284.jpg"><img class="wp-image-97396 size-thumbnail" src="/wp-content/uploads/2015/12/COUV-ALTER-44-106x150.jpg" alt="L'invasion des supermarchés : les pays du Sud doivent-ils en avoir peur ?" width="106" height="150" /></a><div class="wp-caption-text">Cet article est paru dans le <a href="/decouvrez-le-nouveau-numero-sur-les-supermarches-a-la-conquete-du-sud/">numéro 44</a> d&rsquo;<em>Altermondes</em></div></div>
<p>Le vert émeraude des rizières et les alignements de cocotiers composent le paysage luxuriant du Kerala, au sud de l’Inde. C’est dans ce décor tropical, couronné à l’horizon par la chaîne des Ghâts occidentaux, que se trouve Plachimada. Un village de 1 500 familles de paysans et d’Adivasis, des indigènes du sous-continent répertoriés sous le terme de Scheduled Tribes dans la Constitution indienne. La plupart appartient aux basses castes ou sont des Dalit (en hindi, « opprimé »), et vit plus que modestement. C’est pourtant ce village qui a résisté à l’exploitation injuste de l’eau par la multinationale Coca-Cola. En mars 2000, Hindustan Coca-Cola Beverages Private Limited, filiale indienne du groupe nord-américain, y installe une usine d’embouteillage sur treize hectares. Près de 600 000 bouteilles de soda doivent être produites chaque jour pour ses différentes marques : Maaza, Thums Up, Limca, Sprite, Fanta et, bien sûr, Coca-Cola. Pour produire 500 000 litres de sodas, deux millions de litres d’eau seront pompés quotidiennement. En quelques mois, l’eau change de couleur, le niveau des puits baisse et les villageois se plaignent de maux d’estomac.</p>
<h6>Un mélange toxique</h6>
<div id="attachment_110555" class="wp-caption alignleft"><a href="/wp-content/uploads/2016/01/20110228_hcbplindia1.jpg"><img class="size-full wp-image-110555" src="/wp-content/uploads/2016/01/20110228_hcbplindia1.jpg" alt="Manifestation contre Coca-cola au Kerala (Inde)" width="350" height="327" /></a><div class="wp-caption-text">Manifestation contre Coca-cola au Kerala (Inde)</div></div>
<p>Le contexte climatique n’aide pas. Les précipitations sont insuffisantes depuis trois ans. Les femmes marchent des kilomètres pour trouver des puits. Les agriculteurs ont du mal à irriguer leurs rizières. La compagnie se met à leur vendre comme fertilisant une boue contenant du plomb et du cadmium issue des rejets de l’usine d’embouteillage. Ce mélange toxique sera ensuite offert aux agriculteurs de la région, dont certains s’imaginent qu’il s’agit bel et bien d’engrais. La colère monte et les villageois de Plachimada décident de se mobiliser contre Coca-Cola, menés, entre autres, par une femme d’origine tribale, Mayilamma, qui, en s’inspirant du principe de désobéissance civile théorisé et instauré par Gandhi, le <em>satyagraha</em>, a défendu le village jusqu’à son décès, en 2007. Au début des années 2000, Amit Srivastava travaille quant à lui pour <a href="http://www.corpwatch.org/" target="_blank">CorpWatch</a>, ONG basée à San Francisco qui veille à la notion d’accountability, cette idée selon laquelle les entreprises doivent rendre des comptes. Contacté par CorpWatch India, Amit part au Kerala pour enquêter sur l’état des nappes phréatiques. Ses investigations démontrent qu’elles sont non seulement polluées, mais aussi au bord de l’épuisement. Les habitants passent à l’offensive. Ils sont soutenus par Chikot Karian Janu, activiste kéralaise qui défend le droit des populations tribales au Kerala depuis une dizaine d’années, et, bien sûr, par Amit et son équipe.</p>
<h6>Une région à sec</h6>
<blockquote><p>« Nous avons mis la pression sur la compagnie en organisant des manifestations ou en introduisant des résolutions lors des réunions d’actionnaires. Des campagnes ont été menées pour retirer des collèges et des universités les produits Coca-Cola. Il fallait travailler avec des médias grand public pour mener une campagne internationale. Des compagnies comme Coca-Cola sont très sensibles aux couvertures de presse négatives »<br />
Amit Srivastava</p></blockquote>
<p>Malgré les pratiques abusives de l’entreprise, les paysans et les Adivasis sont confrontés à l’<em>« un des meilleurs service de communication au monde »</em>, prêt à défendre la marque. <em>« Coca-Cola tissait un autre récit à travers les médias et son site Internet. »</em> Les autorités du Kerala tardent à réagir, tant elles rechignent à compromettre l’économie de la région. Au fur et à mesure que la campagne gagne en force, le gouvernement réalise que de nombreuses personnes veulent voir l’usine fermer. Des marches et des réunions publiques sont organisées, parfois accompagnées d’affrontements violents avec les forces de l’ordre, comme en juin 2002. Amit et ses collègues encouragent la création de « nouveaux leaderships », particulièrement avec des femmes et des jeunes, afin de rencontrer des officiels. Coca-Cola fait alors appel au responsable du département pollution de Greenpeace Inde pour représenter les intérêts de la compagnie. <em>« Que dire de la morale de ce militant ? »</em>, s’étonne encore Amit Srivastava. Dans le même registre, Coca-Cola bénéficie de la bienveillance de certaines fondations et reçoit même des prix pour ses bonnes pratiques environnementales. Comme ce <a href="http://www.coca-colaindia.com/hindustan-coca-cola-beverages-pvt-ltd-wins-golden-peacock-award/" target="_blank">Golden Peacock Award, qui redore l’image du groupe en juillet dernier</a>.<em> « Nous avons souligné le fait que Coca-Cola finance la fondation en charge du Golden Peacock Award. Le logo de Coca-Cola se situait sur leur site Internet. Ils ne l’ont retiré que récemment. En gros, Coca-Cola paie la fondation et celle-ci la récompense avec un prix. »</em> Pourtant, les recherches de l’<a href="http://www.indiaresource.org" target="_blank">India Resource Center</a> auquel collabore Amit sont claires : les pompes motorisées de l’usine ont asséché et contaminé les nappes phréatiques de Plachimada.<em> « Il n’était clairement pas possible de répondre aux besoins en eau des agriculteurs et de Coca-Cola. »</em> Après quatre longues années de mobilisation, l’usine ferme finalement en 2006. Le gouvernement reconnaît officiellement la surexploitation des eaux souterraines. Mais, comment les paysans et les populations tribales de la région peuvent-ils vivre dans une région maintenant à sec ?</p>
<h6>Compensations ou investissements ?</h6>
<p><img class="alignright wp-image-110560 size-medium" src="/wp-content/uploads/2016/01/coca-cola-no-entry1-300x200.jpg" alt="coca-cola no entry" width="300" height="200" />Commence alors la bataille juridique pour réclamer des compensations. <em>« Nulle part ailleurs un État a fait voter une loi concernant une compagnie bien précise pour la tenir responsable de 47 millions dedollars de dommages et intérêts au minimum. Le gouvernement du Kerala a mis en place une agence juridique spéciale pour Plachimada et pour donner des directives à l’entreprise. »</em> Mais, en raison de mouvements politiques, la législation est envoyée au gouvernement central pour obtenir la signature du Président. New Delhi souhaitant accueillir plus d’investissements étrangers, le statu quo demeure.<em> « Legouvernement central est assis dessus depuis quelques temps, les élus du Kerala attendent toujours la signature du Président. »</em> Amit Srivastava espère bien que la situation va se débloquer, mais reste préoccupé par la question de l’accès à l’eau potable aujourd’hui en Inde.<em> « Nous avons des lois très faibles et inappropriées qui datent de la colonisation anglaise. Les nappes sont exploitées par les industries et le secteur agricole. »</em> On compte aujourd’hui dans le pays cinquante-huit usines d’embouteillage, dont vingt-cinq tenues par la filiale de Coca-Cola, Hindustan Coca-Cola Beverages Private Limited, les autres étant des franchises.<em> « Attendez- vous à de nouvelles campagnes en Inde puisque toutes les usines ont besoin d’un accès à l’eau »</em>, prévient Amit Srivastava. L’an dernier, les autorités de l’Uttar Pradesh, dans le nord du pays, ont contraint l’entreprise a fermé une usine près de Varanasi en raison de risques écologiques.</p>


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		<title>« La loi Bibendum » : un docu sur la mobilisation contre l’usine Michelin de Thervoy en Inde</title>
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		<pubDate>Tue, 12 Jan 2016 14:25:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Mathieu Viviani]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[RESPONSABILITÉ SOCIALE DES ENTREPRISES]]></category>
		<category><![CDATA[accaparement des terres]]></category>
		<category><![CDATA[droits économiques]]></category>
		<category><![CDATA[Inde]]></category>
		<category><![CDATA[mobilisations citoyennes]]></category>
		<category><![CDATA[multinationale]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>« Chaque jour en Inde, une entreprise multinationale signe un contrat avec l’État pour installer une unité de production. » Mais à quel prix pour les populations locales ? Dans La loi Bibendum, le réalisateur William Gloria raconte l&#8217;histoire des habitants de Thervoy, dont la vie a été bouleversée par l&#8217;implantation d&#8217;une usine Michelin sur leurs terres. Une [&#8230;]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p class="GreyBG">« <i><span style="font-weight: 400;">Chaque jour en Inde, une entreprise multinationale signe un contrat avec l’État pour installer une unité de production. </span></i><span style="font-weight: 400;">»</span><i><span style="font-weight: 400;"> </span></i><span style="font-weight: 400;">Mais à quel prix pour les populations locales ? </span>Dans <em>La loi Bibendum</em>, le réalisateur William Gloria raconte l&rsquo;histoire des habitants de Thervoy, dont la vie a été bouleversée par l&rsquo;implantation d&rsquo;une usine Michelin sur leurs terres. Une affaire qu&rsquo;<em>Altermondes</em> suit depuis 2012.</p>
<p><span style="font-weight: 400;">« </span><i><span style="font-weight: 400;">Chaque jour en Inde, une entreprise multinationale signe un contrat avec l’État pour installer une unité de production industrielle. Ceci, au détriment des populations marginalisées sur les plaines, littoraux, forêts, etc. </span></i><span style="font-weight: 400;">» </span>Ces mots de Nicholas Chinapam, coordinateur de la Fédération des droits humains de l’État de Tamil Nadu (TNLRF) dans le sud de l’Inde, sonnent comme un cri d’alarme. Dans un documentaire de 57 minutes intitulé <em>La loi Bibendum, </em>le réalisateur William Gloria raconte comment en 2009 les habitants de la caste des Intouchables du petit village de Thervoy ont vu leur forêt autogérée détruite par l&rsquo;installation d’une usine de la multinationale française du pneu, Michelin. Avec une économie essentiellement basée sur la culture de riz, des plantes médicinales et l’élevage, cette forêt était le poumon économique et la charnière du mode de vie de cette population isolée de l’Inde.</p>
<blockquote><p><span style="font-weight: 400;">« </span><i><span style="font-weight: 400;">Nous étions des propriétaires terriens fiers. Mais ils ne nous rendront ni nos modes de vie ni les terres de pâturage pour notre bétail.</span></i><span style="font-weight: 400;">  </span><em><span style="font-weight: 400;">Et</span></em><i><span style="font-weight: 400;"> même si nous travaillons dans l’usine, nous ne deviendrons que des esclaves de l’entreprise, devant attendre notre salaire. </span></i><span style="font-weight: 400;">»<br />
Gautam, secrétaire de l&rsquo;Association de défense de Thervoy<br />
</span></p></blockquote>
<h6>David contre Goliath</h6>
<p class="rightGreyBG">Dans <a href="/cest-lhistoire-dun-bibendum-qui-part-en-inde/">une enquête</a> parue dans le numéro 32 (2012), <em>Altermondes</em> évoquait en détail la mobilisation sociale et judiciaire des habitants de Thervoy pour faire valoir leurs droits face au géant du pneu.</p>
<p>Le documentaire de William Gloria témoigne largement de la longue lutte des villageois de Thervoy. Grèves de la faim, manifestations réprimées par la police, actions légales : les habitants et associations locales explorent tous les recours pour obtenir réparation de leur préjudice. Mais en vain. Accompagnés de l’ONG <a href="http://ccfd-terresolidaire.org/" target="_blank">CCFD-Terre solidaire</a>, <a href="http://www.asso-sherpa.org/accueil" target="_blank">Sherpa</a> et du syndicat <a href="http://www.cgt.fr/-Actualite-sociale-France-Europe-.html" target="_blank">CGT</a>, les habitants de Thervoy décident en 2012 de saisir l’antenne française du Point de contact national (<a href="http://www.tresor.economie.gouv.fr/pcn" target="_blank">PCN</a>), une instance chargée de vérifier que les multinationales issues des pays membres de l’OCDE respectent une liste de recommandations en matière de droits humains, environnementaux, sociaux&#8230; Mais là encore, le procédure patine et met en évidence les défaillances du PCN dans le traitement du dossier.</p>
<p><a href="/wp-content/uploads/2016/01/Photo-Une_article-docu_Loi-Bibendaum.jpg"><img class="aligncenter wp-image-110444 size-full" src="/wp-content/uploads/2016/01/Photo-Une_article-docu_Loi-Bibendaum.jpg" alt="Photo Une_article docu_Loi Bibendaum" width="750" height="422" /></a></p>
<h6></h6>
<p class="rightGreyBG">« <em>Le XXIè siècle sera celui du combat contre l’impunité de certains acteurs économiques ». </em>William Bourdon, avocat et cofondateur de l&rsquo;ONG <a href="http://www.asso-sherpa.org/accueil" target="_blank">Sherpa</a>, dans <a href="/le-xxie-siecle-sera-celui-du-combat-contre-limpunite-de-certains-acteurs-economiques/" target="_blank">une interview</a> parue dans le <a href="/decouvrez-lhors-serie-collector-10-ans-daltermondes/">hors-série 10 ANS</a> d&rsquo;<em>Altermondes</em>.<em> </em></p>
<p>L’occasion pour le CCFD, Sherpa et la CGT d’alerter l’opinion sur la nécessité de réformer le mode de fonctionnement de cette instance et surtout, d&rsquo;appeler l’État français à légiférer sur le devoir de vigilance des multinationales. Une proposition de loi est à l’examen au Parlement à l’heure actuelle. Un pas en avant que William Gloria ne manque pas d’évoquer dans la conclusion de son documentaire, qui bien au-delà de dresser un constat, propose une vraie réflexion sur les moyens dont dispose la société civile pour demander aux multinationales de rendre compte de leurs agissements.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/OEcpQjnGW3M" width="640" height="360" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p>Crédits photos : captures d&rsquo;écran du film</p>
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		<title>Bangladesh : gros volumes, petits prix&#8230; et impunité</title>
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		<pubDate>Mon, 21 Dec 2015 13:50:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Rédaction]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[RESPONSABILITÉ SOCIALE DES ENTREPRISES]]></category>
		<category><![CDATA[Bangladesh]]></category>
		<category><![CDATA[condition de travail]]></category>
		<category><![CDATA[grande distribution]]></category>
		<category><![CDATA[industrie textile]]></category>
		<category><![CDATA[RSE]]></category>
		<category><![CDATA[travail décent]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Produire de gros volumes à moindre coût, voilà l’opportunité qu’offre le Bangladesh à la grande distribution, désormais détentrice de ses propres marques de vêtements. Auchan ne s’y est pas trompé. Non sans impact sur les conditions de travail des ouvriers des usines textiles du pays. « Il est des valeurs humaines et universelles inoxydables, indifférentes [&#8230;]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p class="GreyBG">Produire de gros volumes à moindre coût, voilà l’opportunité qu’offre le Bangladesh à la grande distribution, désormais détentrice de ses propres marques de vêtements. Auchan ne s’y est pas trompé. Non sans impact sur les conditions de travail des ouvriers des usines textiles du pays.</p>
<p><em>« Il est des valeurs humaines et universelles inoxydables, indifférentes aux caprices de la mode, insensibles aux changements de latitude ».</em> Ainsi s’exprime le groupe Auchan sur son site internet. L’on pourrait croire qu’il s’attacherait à mettre en pratique cet énoncé plein de promesses.</p>
<p>Et pourtant. Le 24 avril 2013, lorsque le Rana Plaza, un immeuble de 8 étages abritant des usines textiles s’effondre à Dacca au Bangladesh, tuant 1138 ouvriers et en blessant 2000, des vêtements de sa marque propre In Extenso sont retrouvés dans les décombres.<br />
Au lendemain du drame, l’enseigne nie sa responsabilité, qu’elle impute à l’un de ses fournisseurs, qui aurait sous-traité sans son accord une partie de sa production dans l’immeuble délabré. Sous la pression citoyenne et médiatique, le Groupe annonce un plan de lutte contre la sous-traitance. C’est la moindre des choses étant donné l’ampleur du drame.</p>
<p>Or, le Rana Plaza a mis au jour le système globalisé de sous-traitance sur lequel est fondée l’industrie du textile. Composé d’une succession d’acteurs sans lien juridique, il permet d’exempter le donneur d’ordre initial d’une responsabilité qui lui est pourtant reconnue par les <a href="http://www.ohchr.org/Documents/Publications/GuidingPrinciplesBusinessHR_FR.pdf" target="_blank">textes internationaux</a>.</p>
<p>Les grands distributeurs en sont désormais des acteurs centraux. Car depuis une quinzaine d’années, ils ont développé, dans le textile comme dans de nombreux secteurs, leurs propres marques. Ils ont flairé la manne : elles leur ont permis d’asseoir leur parts de marché face à leurs concurrents ; de fidéliser une clientèle; et bien entendu d’accroître leur profit.<br />
Si les produits textiles, vendus à bas prix, dégagent une faible marge, la rentabilité provient des volumes, considérables. Dès lors le modèle économique est clair, qui repose sur la minimisation des coûts de production. Le Bangladesh constitue à ce titre un Eldorado : souffrant d’une instabilité politique et d’infrastructures défaillantes, il tire bien son avantage comparatif du coût de sa main d’œuvre textile, la moins chère au monde – et de sa capacité à produire en masse. En bout de chaîne, les ouvriers travaillent 6 jours sur 7, 70 heures par semaines, subissent répression syndicale et brimades – et perçoivent des salaires de misère.</p>
<p>Dès lors, la responsabilité de ces nouveaux acteurs incontournables doit être à hauteur du rôle économique qu’ils prétendent jouer. Le Groupe Auchan, priorité de la famille Mulliez, première fortune de France, et deuxième distributeur Français avec 55 milliards d’euros de chiffre d’affaires n’est pas en reste.</p>
<p>Ces puissants acteurs de la mondialisation doivent être redevables. En France, un premier pas fondamental a été réalisé avec <a href="http://www.ethique-sur-etiquette.org/Un-premier-pas-historique-pour-le" target="_blank">le vote en première lecture</a>, par l’Assemblée Nationale, de la loi sur le devoir de vigilance. Rejetée par le Sénat, elle doit être réexaminée par la chambre basse. Face au contre lobbying puissant des acteurs économiques, c’est la mobilisation citoyenne qui pourra faire la différence, pour rendre effective une loi qui protègera les droits humains fondamentaux.</p>
<h6>Poursuivez l&rsquo;exploration de notre carte interactive sur la grande distribution à la conquête du Sud<br />
<img class="alwaysThinglink" style="max-width: 100%;" src="//cdn.thinglink.me/api/image/733605991613988866/1024/10/scaletowidth#tl-733605991613988866;1043138249'" alt="" /><script src="//cdn.thinglink.me/jse/embed.js" async="" charset="utf-8"></script></h6>
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