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	<title>Altermondes &#187; ressources naturellesAltermondes</title>
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		<title>Rajendra Singh : « Grâce à la johad, l&#8217;eau revient à sa source »</title>
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		<pubDate>Thu, 14 Jan 2016 10:00:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Andrea Paracchini]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[DÉVELOPPEMENT DURABLE]]></category>
		<category><![CDATA[développement durable]]></category>
		<category><![CDATA[eau]]></category>
		<category><![CDATA[Inde]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>Il s&#8217;appelle Rajendra Singh, mais en Inde il est connu comme « l&#8217;homme de l&#8217;eau ». Et pour cause. En 1985, alors qu&#8217;il se trouvait dans un petit village du Rajastan, il découvre la johad, une ancienne technique de stockage de l&#8217;eau de pluie. Depuis, il sillonne cet état semi-aride du pays pour réapprendre aux villageois [&#8230;]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p class="GreyBG">Il s&rsquo;appelle Rajendra Singh, mais en Inde il est connu comme « l&rsquo;homme de l&rsquo;eau ». Et pour cause. En 1985, alors qu&rsquo;il se trouvait dans un petit village du Rajastan, il découvre la <em>johad</em>, une ancienne technique de stockage de l&rsquo;eau de pluie. Depuis, il sillonne cet état semi-aride du pays pour réapprendre aux villageois comment restaurer le cycle de l&rsquo;eau. <em>Altermondes</em> l&rsquo;a rencontré lors de son passage à Paris.</p>

<p><a href="/wp-content/uploads/2015/06/USP.png"><img class="alignright wp-image-36434 size-thumbnail" src="/wp-content/uploads/2015/06/USP-150x137.png" alt="Une seule planète" width="150" height="137" /></a></p>
<p>En 1985, Rajendra Singh, jeune diplômé de médecine traditionnelle originaire de l&rsquo;état de l&rsquo;Uttar Pradesh, débarque dans le village de Kishori, au Rajasthan. Membre de l&rsquo;association <a href="http://tarunbharatsangh.in/" target="_blank">Tarun Bharat Sangh</a>, il vient de quitter son emploi de fonctionnaire à Jaipur pour s&rsquo;engager dans des projets solidaires.</p>
<blockquote><p>Je connaissais la médecine traditionnelle, alors j’ai commencé à soigner les personnes âgées. Mais au bout de six mois, elles m&rsquo;ont dit : « ce n&rsquo;est pas de vos soins dont on a besoins. Nous avons besoin de l&rsquo;eau. Sans eau, nous ne pourrons pas survivre ici »</p></blockquote>
<p class="annotatable">En effet, Kishori se trouve dans une région semi-aride où l&rsquo;excessive captation d&rsquo;eau pour usage agricole avait progressivement épuisé les nappes phréatiques qui alimentaient les puits et les sources en eau potable. Par conséquent, la surface cultivable s&rsquo;était drastiquement réduite, causant l&rsquo;exode des habitants de Kishori et de son district.</p>
<h6 class="annotatable">Redécouverte d&rsquo;une technique ancestrale</h6>
<p class="annotatable">Ce sont deux habitants du village qui font découvrir à Rajendra Singh la <em>johad</em>, un barrage rudimentaire fait de boue et pierres permettant de collecter les eaux de pluie pendant la saison des mousson et de les faire filtrer dans le sous-sol durant la période sèche. Simple à construire, elle nécessite des terrains stables en pente et d&rsquo;une saison des pluies régulière pour que le bassin puisse se remplir. Cette technique, connue depuis 1 500 av. J-C, a longtemps permis de maintenir le cycle de l&rsquo;eau dans des régions arides de l&rsquo;Inde.</p>
<div id="attachment_111111" class="wp-caption aligncenter"><a href="/wp-content/uploads/2016/01/water-johad-drawing1.png"><img class="size-full wp-image-111111" src="/wp-content/uploads/2016/01/water-johad-drawing1.png" alt="Le fonctionnement d'une Johad. Crédit : Anupma Sharma, National Institute of Hydrology" width="932" height="594" /></a><div class="wp-caption-text">Le fonctionnement d&rsquo;une <em>johad</em>. Crédit : Anupma Sharma, <a href="http://www.nih.ernet.in/" target="_blank">National Institute of Hydrology</a></div></div>
<p>Mais quand le gouvernement britannique a colonisé l&rsquo;Inde, il a imposé un système de gestion de l&rsquo;eau basé sur les grands barrages, les égouts et les canaux d&rsquo;irrigation&#8230; Non entretenues, les <em>johad</em> existantes sont tombées à l&rsquo;abandon et ont arrêté de rendre leur service. Il a fallu plus d&rsquo;un an pour que Rajendra Singh, seul, parvienne à en reconstruire une à Kishori. Mais face au succès de cette première expérience, les villageois ont accepté de mettre la main à la pâte. Et les habitants des villages voisins de leur emboîter le pas, accompagnés par Tarun Bharat Sangh, l&rsquo;association de Rajendra Singh.</p>
<blockquote><p>En un an, nous avons construit 36 <em>johad</em>. L’année d’après, plus de 200. Et je peux dire aujourd’hui qu’il y en a plus de 11 000 dans la région, sur une superficie de 8 600 km²</p></blockquote>
<p>Pour Rajendra Singh, la <em>johad</em> est une infrastructure pour le peuple, qui appartient au peuple. Son processus de construction et son entretien, pourtant simples, nécessitent la participation de tout un village, ce qui contribue à renforcer les liens au sein des communautés. Quant à son impact sur le cycle de l&rsquo;eau, sur la couverture végétale et sur l&rsquo;agriculture, il est avéré, comme le prouve entre autre cette étude d&rsquo;un centre de recherche suédois.</p>
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		<a href="#" class="aesop-doc-reveal-110632-1"><span class="aesop-document-component--label">document</span><br /> <div class="aesop-document-component--caption">Une étude de la Swedish International Development Cooperation Agency (en anglais) mesure l&#039;impact du travail de Tarun Bharat Sangh</div></a><div id="aesop-doc-collapse-110632-1" style="display:none;" class="aesop-content"><object class="aesop-pdf" data="https://altermondes.org/wp-content/uploads/2016/01/flow-8211-river-rejuvenation-in-india-impact-of-tarun-bharat-sangh8217s-work_36631.pdf" type="application/pdf" ></object></div></aside>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/KaXo5PG2WSg" width="640" height="360" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p class="annotatable">En 2015, Rajendra Singh a reçu le Stockholm Water Prize, aussi connu comme le « Prix Nobel de l&rsquo;eau »,  <em>« pour ses efforts innovants en matière de réhabilitation de l&rsquo;eau et d&rsquo;amélioration de la fiabilité de l&rsquo;eau dans l&rsquo;Inde rurale, et pour avoir fait preuve d&rsquo;un courage et d&rsquo;une détermination extraordinaires dans sa quête d&rsquo;amélioration des conditions de vie des plus nécessiteux. »</em></p>
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		<a href="#" class="aesop-doc-reveal-110632-2"><span class="aesop-document-component--label">document</span><br /> <div class="aesop-document-component--caption">Rajendra Singh remporte le Stockholm Water Prize 2015 </div></a><div id="aesop-doc-collapse-110632-2" style="display:none;" class="aesop-content"><object class="aesop-pdf" data="https://altermondes.org/wp-content/uploads/2016/01/2015_SWP_press_relesase_French1.pdf" type="application/pdf" ></object></div></aside>
<p id="ui-id-1">Rajendra Singh à Alwar (Inde) en 2014 Crédit : <a href="https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Rajendra_Singh.JPG#/media/File:Rajendra_Singh.JPG" target="_blank">Abhinav619</a></p>
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		<title>Coca-Cola laisse un goût amer au Kerala</title>
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		<pubDate>Wed, 13 Jan 2016 10:25:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Maxime Lancien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[RESPONSABILITÉ SOCIALE DES ENTREPRISES]]></category>
		<category><![CDATA[eau]]></category>
		<category><![CDATA[Inde]]></category>
		<category><![CDATA[multinationale]]></category>
		<category><![CDATA[pollution]]></category>
		<category><![CDATA[ressources naturelles]]></category>
		<category><![CDATA[RSE]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Au début des années 2000, le petit village de Plachimada, au Kerala, s’est soulevé contre le géant Coca-Cola dont il a réussi à faire fermer une usine. Mais sans obtenir de dédommagements pour l’assèchement des nappes phréatiques et la contamination des sols. La résistance contre la marque et la surconsommation en eau de ses usines [&#8230;]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p class="GreyBG">Au début des années 2000, le petit village de Plachimada, au Kerala, s’est soulevé contre le géant Coca-Cola dont il a réussi à faire fermer une usine. Mais sans obtenir de dédommagements pour l’assèchement des nappes phréatiques et la contamination des sols. La résistance contre la marque et la surconsommation en eau de ses usines se poursuit.</p>
<div id="attachment_97396" class="wp-caption alignright"><a href="/wp-content/uploads/2015/12/COUV-ALTER-44-e1449589245284.jpg"><img class="wp-image-97396 size-thumbnail" src="/wp-content/uploads/2015/12/COUV-ALTER-44-106x150.jpg" alt="L'invasion des supermarchés : les pays du Sud doivent-ils en avoir peur ?" width="106" height="150" /></a><div class="wp-caption-text">Cet article est paru dans le <a href="/decouvrez-le-nouveau-numero-sur-les-supermarches-a-la-conquete-du-sud/">numéro 44</a> d&rsquo;<em>Altermondes</em></div></div>
<p>Le vert émeraude des rizières et les alignements de cocotiers composent le paysage luxuriant du Kerala, au sud de l’Inde. C’est dans ce décor tropical, couronné à l’horizon par la chaîne des Ghâts occidentaux, que se trouve Plachimada. Un village de 1 500 familles de paysans et d’Adivasis, des indigènes du sous-continent répertoriés sous le terme de Scheduled Tribes dans la Constitution indienne. La plupart appartient aux basses castes ou sont des Dalit (en hindi, « opprimé »), et vit plus que modestement. C’est pourtant ce village qui a résisté à l’exploitation injuste de l’eau par la multinationale Coca-Cola. En mars 2000, Hindustan Coca-Cola Beverages Private Limited, filiale indienne du groupe nord-américain, y installe une usine d’embouteillage sur treize hectares. Près de 600 000 bouteilles de soda doivent être produites chaque jour pour ses différentes marques : Maaza, Thums Up, Limca, Sprite, Fanta et, bien sûr, Coca-Cola. Pour produire 500 000 litres de sodas, deux millions de litres d’eau seront pompés quotidiennement. En quelques mois, l’eau change de couleur, le niveau des puits baisse et les villageois se plaignent de maux d’estomac.</p>
<h6>Un mélange toxique</h6>
<div id="attachment_110555" class="wp-caption alignleft"><a href="/wp-content/uploads/2016/01/20110228_hcbplindia1.jpg"><img class="size-full wp-image-110555" src="/wp-content/uploads/2016/01/20110228_hcbplindia1.jpg" alt="Manifestation contre Coca-cola au Kerala (Inde)" width="350" height="327" /></a><div class="wp-caption-text">Manifestation contre Coca-cola au Kerala (Inde)</div></div>
<p>Le contexte climatique n’aide pas. Les précipitations sont insuffisantes depuis trois ans. Les femmes marchent des kilomètres pour trouver des puits. Les agriculteurs ont du mal à irriguer leurs rizières. La compagnie se met à leur vendre comme fertilisant une boue contenant du plomb et du cadmium issue des rejets de l’usine d’embouteillage. Ce mélange toxique sera ensuite offert aux agriculteurs de la région, dont certains s’imaginent qu’il s’agit bel et bien d’engrais. La colère monte et les villageois de Plachimada décident de se mobiliser contre Coca-Cola, menés, entre autres, par une femme d’origine tribale, Mayilamma, qui, en s’inspirant du principe de désobéissance civile théorisé et instauré par Gandhi, le <em>satyagraha</em>, a défendu le village jusqu’à son décès, en 2007. Au début des années 2000, Amit Srivastava travaille quant à lui pour <a href="http://www.corpwatch.org/" target="_blank">CorpWatch</a>, ONG basée à San Francisco qui veille à la notion d’accountability, cette idée selon laquelle les entreprises doivent rendre des comptes. Contacté par CorpWatch India, Amit part au Kerala pour enquêter sur l’état des nappes phréatiques. Ses investigations démontrent qu’elles sont non seulement polluées, mais aussi au bord de l’épuisement. Les habitants passent à l’offensive. Ils sont soutenus par Chikot Karian Janu, activiste kéralaise qui défend le droit des populations tribales au Kerala depuis une dizaine d’années, et, bien sûr, par Amit et son équipe.</p>
<h6>Une région à sec</h6>
<blockquote><p>« Nous avons mis la pression sur la compagnie en organisant des manifestations ou en introduisant des résolutions lors des réunions d’actionnaires. Des campagnes ont été menées pour retirer des collèges et des universités les produits Coca-Cola. Il fallait travailler avec des médias grand public pour mener une campagne internationale. Des compagnies comme Coca-Cola sont très sensibles aux couvertures de presse négatives »<br />
Amit Srivastava</p></blockquote>
<p>Malgré les pratiques abusives de l’entreprise, les paysans et les Adivasis sont confrontés à l’<em>« un des meilleurs service de communication au monde »</em>, prêt à défendre la marque. <em>« Coca-Cola tissait un autre récit à travers les médias et son site Internet. »</em> Les autorités du Kerala tardent à réagir, tant elles rechignent à compromettre l’économie de la région. Au fur et à mesure que la campagne gagne en force, le gouvernement réalise que de nombreuses personnes veulent voir l’usine fermer. Des marches et des réunions publiques sont organisées, parfois accompagnées d’affrontements violents avec les forces de l’ordre, comme en juin 2002. Amit et ses collègues encouragent la création de « nouveaux leaderships », particulièrement avec des femmes et des jeunes, afin de rencontrer des officiels. Coca-Cola fait alors appel au responsable du département pollution de Greenpeace Inde pour représenter les intérêts de la compagnie. <em>« Que dire de la morale de ce militant ? »</em>, s’étonne encore Amit Srivastava. Dans le même registre, Coca-Cola bénéficie de la bienveillance de certaines fondations et reçoit même des prix pour ses bonnes pratiques environnementales. Comme ce <a href="http://www.coca-colaindia.com/hindustan-coca-cola-beverages-pvt-ltd-wins-golden-peacock-award/" target="_blank">Golden Peacock Award, qui redore l’image du groupe en juillet dernier</a>.<em> « Nous avons souligné le fait que Coca-Cola finance la fondation en charge du Golden Peacock Award. Le logo de Coca-Cola se situait sur leur site Internet. Ils ne l’ont retiré que récemment. En gros, Coca-Cola paie la fondation et celle-ci la récompense avec un prix. »</em> Pourtant, les recherches de l’<a href="http://www.indiaresource.org" target="_blank">India Resource Center</a> auquel collabore Amit sont claires : les pompes motorisées de l’usine ont asséché et contaminé les nappes phréatiques de Plachimada.<em> « Il n’était clairement pas possible de répondre aux besoins en eau des agriculteurs et de Coca-Cola. »</em> Après quatre longues années de mobilisation, l’usine ferme finalement en 2006. Le gouvernement reconnaît officiellement la surexploitation des eaux souterraines. Mais, comment les paysans et les populations tribales de la région peuvent-ils vivre dans une région maintenant à sec ?</p>
<h6>Compensations ou investissements ?</h6>
<p><img class="alignright wp-image-110560 size-medium" src="/wp-content/uploads/2016/01/coca-cola-no-entry1-300x200.jpg" alt="coca-cola no entry" width="300" height="200" />Commence alors la bataille juridique pour réclamer des compensations. <em>« Nulle part ailleurs un État a fait voter une loi concernant une compagnie bien précise pour la tenir responsable de 47 millions dedollars de dommages et intérêts au minimum. Le gouvernement du Kerala a mis en place une agence juridique spéciale pour Plachimada et pour donner des directives à l’entreprise. »</em> Mais, en raison de mouvements politiques, la législation est envoyée au gouvernement central pour obtenir la signature du Président. New Delhi souhaitant accueillir plus d’investissements étrangers, le statu quo demeure.<em> « Legouvernement central est assis dessus depuis quelques temps, les élus du Kerala attendent toujours la signature du Président. »</em> Amit Srivastava espère bien que la situation va se débloquer, mais reste préoccupé par la question de l’accès à l’eau potable aujourd’hui en Inde.<em> « Nous avons des lois très faibles et inappropriées qui datent de la colonisation anglaise. Les nappes sont exploitées par les industries et le secteur agricole. »</em> On compte aujourd’hui dans le pays cinquante-huit usines d’embouteillage, dont vingt-cinq tenues par la filiale de Coca-Cola, Hindustan Coca-Cola Beverages Private Limited, les autres étant des franchises.<em> « Attendez- vous à de nouvelles campagnes en Inde puisque toutes les usines ont besoin d’un accès à l’eau »</em>, prévient Amit Srivastava. L’an dernier, les autorités de l’Uttar Pradesh, dans le nord du pays, ont contraint l’entreprise a fermé une usine près de Varanasi en raison de risques écologiques.</p>


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		<title>Madagascar : la société civile obtient une loi contre le trafic de bois noble</title>
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		<pubDate>Thu, 07 Jan 2016 17:12:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Mathieu Viviani]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[DÉVELOPPEMENT DURABLE]]></category>
		<category><![CDATA[corruption]]></category>
		<category><![CDATA[justice]]></category>
		<category><![CDATA[Madagascar]]></category>
		<category><![CDATA[ressources naturelles]]></category>
		<category><![CDATA[société civile]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Sur la Grande Île, une nouvelle loi va désormais doter la justice et la police de véritables moyens pour lutter contre le trafic de bois précieux. Une avancée sans précédent rendue possible par la société civile malgache. Explication. Les dispositions de la nouvelle loi Vendeurs, acheteurs, transporteurs, gestionnaires de stocks, tous les acteurs de la [&#8230;]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p class="GreyBG">Sur la Grande Île, une nouvelle loi va désormais doter la justice et la police de véritables moyens pour lutter contre le trafic de bois précieux. Une avancée sans précédent rendue possible par la société civile malgache. Explication.</p>



<p class="rightGreyBG"><strong>Les dispositions de la nouvelle loi<br />
</strong>Vendeurs, acheteurs, transporteurs, gestionnaires de stocks, tous les acteurs de la chaîne du trafic subiront désormais le même sort : 20 ans de prison et une amende égale au double du montant de la marchandise saisie. Composées de policiers, gendarmes et agents forestiers, des brigades mixtes seront désormais chargées d&rsquo;enquêter sur le terrain. Celles-ci transmettront leur dossier à une Cour de justice traitant uniquement ce genre d’affaire. Enfin, tous les Malgaches pourront porter plainte et se constituer partie civile à un procès s’ils s’estiment victimes de cette contrebande.</p>
<p>Les organisations environnementales malgaches l’attendaient depuis longtemps. Jeudi 17 décembre 2015, l’Assemblée nationale de Madagascar a définitivement adopté un projet de loi visant à lutter plus efficacement contre le trafic de bois précieux dans le pays. Véritable « fléau écologique », la vente illégale d’ébène et de bois de rose, principalement à la Chine, rapporte des millions de dollars à une « mafia locale » devenue très puissante. Le vote de cette nouvelle loi baptisée « loi Beboarimisa », du nom du ministre de l’Environnement actuel, a été plusieurs fois ajourné, sous la pression de certains députés malgaches soupçonnés d&rsquo;être en lien avec ce type de contrebande.</p>
<h6>La société civile à l’initiative</h6>
<p>« <em>Cette victoire est celle des organisations de la société civile malgache, qui, malgré les crises politiques successives traversées par notre pays, ont continué à faire pression sur les autorités </em>», réagit Andry Andriamanga, ex-coordinateur national de l’Alliance Voahary Gasy, une plate-forme regroupant 28 organisations de la société civile œuvrant pour l’environnement. Manifestations, plaidoyers, ateliers de sensibilisation des citoyens, formations des douaniers, policiers et magistrats, depuis 2009, ce collectif n’a pas ménagé ses efforts pour que le trafic du bois fasse partie de l’agenda politique du pays. « <em>Mais</em> <em>cela n’a pas été simple, </em>ajoute le militant. <em>Car ici, on voit bien souvent les gouvernements prendre des bonnes résolutions sans que celles-ci soient appliquées sur le terrain </em>». En 2011, un premier pas a été fait par l’État avec la publication d’une ordonnance punissant de deux à cinq ans de prison les voleurs de bois précieux. Andry Andriamanga, confie à ce sujet :</p>
<blockquote><p>« <em>Enthousiastes au début, on a très vite déchanté lorsqu’on a vu plusieurs barons de ce trafic être arrêtés puis relâchés</em>.<em> Il fallait aller plus loin dans l’arsenal juridique et policier dédié à ces infractions. C’est ce que propose cette nouvelle loi. </em>»</p></blockquote>
<h6>S’assurer de l’application du texte</h6>
<p>La société civile malgache va donc rester vigilante au sujet de l&rsquo;application de ce nouvel arsenal juridique. L&rsquo;actuel président de l’Alliance environnementale, Ndranto Razakamanarina, précise :</p>
<blockquote><p>« <em>Nous allons intensifier notre travail d’analyse et de sensibilisation du public d’une part et continuer à travailler en collaboration avec le Bureau indépendant anti-corruption malgache (</em><a href="http://www.bianco-mg.org/" target="_blank"><em>Bianco</em></a><em>) d’autre part. On ne manquera pas de pointer au grand jour le moindre manquement du gouvernement s’il y en a. C’est ce qu’on a fait jusqu’à aujourd’hui et on a bien vu que cela a porté ses fruits. </em>»</p></blockquote>
<p>Crédits photo de Une : Wikimedia</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Colombie : El Cerrejón, une mine de charbon sur les terres Wayuu</title>
		<link>https://altermondes.org/colombie-el-cerrejon-une-mine-de-charbon-sur-les-terres-wayuu/</link>
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		<pubDate>Wed, 02 Dec 2015 07:05:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin_altermondes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[RESPONSABILITÉ SOCIALE DES ENTREPRISES]]></category>
		<category><![CDATA[Colombie]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>C&#8217;est la plus grande mine de charbon à ciel ouvert au monde. Depuis plus de 30 ans, elle fait le bonheur des multinationales et le malheur des Wayuu, le peuple autochtone qui vivait depuis des siècles sur ces terres de Colombie. La mine El Cerrejón, symbole d&#8217;un modèle de développement irresponsable. Arriver à la mine El [&#8230;]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p class="GreyBG">C&rsquo;est la plus grande mine de charbon à ciel ouvert au monde. Depuis plus de 30 ans, elle fait le bonheur des multinationales et le malheur des Wayuu, le peuple autochtone qui vivait depuis des siècles sur ces terres de Colombie. La mine El Cerrejón, symbole d&rsquo;un modèle de développement irresponsable.</p>
<p>Arriver à la mine El Cerrejón, c’est comme débarquer sur la Lune : tout y est gris et noir, il y a des cratères d’une profondeur de 300 mètres. Les arbres et les animaux ont disparu, difficile de trouver des traces de vie sur les 69 000 hectares qu&rsquo;elle occupe, hormis la valse des énormes camions transportant chacun jusqu’à 230 tonnes de charbon.</p>
<p class="rightGreyBG"><span class="BoldBlack">Les Prix Pinocchio</span><br />
Pour son implication dans la mine d&rsquo;El Cerrejón, Anglo American est parmi les nominés des Prix Pinocchio du Climat 2015. Organisés par les Amis de la Terre France, en partenariat avec le CRID et Peuples Solidaires-Action Aid France et Corporate Europe Observatory, ils ont pour but d’illustrer et de dénoncer les impacts négatifs des entreprises multinationales et spécialement celles qui se blanchissent avec un discours « vert ».</p>
<p>Nous sommes dans la plus grande mine de charbon à ciel ouvert de la planète, située sur la péninsule de la Guajira, en Colombie. Ses propriétaires &#8211; trois géants européens des minéraux : Anglo American (Grande-Bretagne et Afrique du Sud), BHP Billiton (Grande-Bretagne et Australie) et Glencore (Suisse) &#8211; en prévoient déjà l&rsquo;expansion pour porter sa production à 50 millions de tonnes par an. De quoi les mettre dans le collimateur des organisations de la société civile colombiennes et européennes pour  violation des droits humains et destruction de l’environnement.</p>
<h6>Les peuples indigènes premières victimes</h6>
<p><em>« Nous arrosons avec de l’eau pour limiter la poussière de charbon » </em>affirment les responsables de la mine lorsqu’on les interpelle sur la pollution générée par la mine. Un comble dans une région aride voire désertique, où la pluie ne tombe que 3 mois par an. Les Wayuu, le peuple indigène local, vivent principalement de la chasse, de la pèche, des cultures et des récoltes. Leur vie a été totalement bouleversée par l&rsquo;exploitation de la mine : les animaux sauvages fuient les explosions, les animaux d’élevage tombent malades, les sources d’eau s&rsquo;assèchent et l&rsquo;expansion de la mine ronge toujours plus leurs terres.</p>
<p>Selon les chiffres officiels, entre 2008 et 2013, 4 151 enfants sont morts dans ce département, soit environ 2 enfants par jour, en raison de la malnutrition et la déshydratation. Et ces chiffres ne rendent compte que d&rsquo;une partie du phénomène.</p>
<h6>L&rsquo;armée au service du charbon</h6>
<p class="leftGreyBG">En 2004, les groupes paramilitaires soutenus par un bataillon de l’armée ont assassiné six personnes, obligeant 600 autres à chercher refuge au Venezuela. Il s&rsquo;agissait de Wayuu, principalement des femmes militantes.</p>
<p>Pour protéger le périmètre de la mine, le gouvernement colombien a mis à dispositions l&rsquo;armé nationale. Une privatisation de fait de militaires désormais affectés la défense des intérêts du charbon. Une station de police a même été installée à l’une des entrées principales. Une voie ferrée de 150 kilomètres &#8211; qui coupe le territoire indigène en deux  &#8211; permet d’acheminer le charbon jusqu’au port de Puerto Bolivar; dans les Caraïbes, privatisé lui aussi. <em>« Nous ne pouvons plus aller voir nos morts, un train circule sur nos terres sacrées »</em>, racontent les Wayuu.</p>
<h6>Des pros de la comm</h6>
<div id="attachment_91315" class="wp-caption aligncenter"><img class="wp-image-91315 size-large" src="/wp-content/uploads/2015/12/P1040591-1024x768.jpg" alt="El Cerrèjon se prétend irréprochable sur le plan du développement durable" width="1024" height="768" /><div class="wp-caption-text">El Cerrèjon se prétend irréprochable sur le plan du développement durable</div></div>
<p>El Cerrejón investit beaucoup d’argent pour soigner son image d&rsquo;entreprise pratiquant une «extraction minière responsable » : des fondations jusqu&rsquo;aux <a href="http://www.cerrejon.com/site/nuestra-empresa/visite-cerrejon-prueba-1.aspx" target="_blank">visites guidées pour touristes</a>. Entre Jurassic Parc et vitrine écologique, à en croire les rapports de développement durable. Avec en bonus, des photos de Wayuu souriant.</p>
<p>La mine est est présentée fièrement par ses dirigeants comme le moteur économique de la région. Et pourtant, depuis que la mine a été ouverte il y a plus de trente ans, l&rsquo;économie dans les alentours ne fait qu’empirer. D&rsquo;une part car aucune retombée économique ne permettrait de compenser les énormes dégâts humains et environnementaux causés. Encore faudrait-il qu&rsquo;‘El Cerrejón’ n&rsquo;utilise tout les ruses de l&rsquo;optimisation fiscale pour échapper à l’impôt. De l&rsquo;autre, car la plupart des emplois créés sont auprès de sous-traitants,  pour éviter la syndicalisation et les indemnisations aux travailleurs touchés par l&rsquo;anthracose, une maladie cancérigène causée par l&rsquo;inhalation de particules de charbon.</p>
<h6>Incohérence des législations européennes</h6>
<div id="attachment_91317" class="wp-caption alignright"><img class="size-medium wp-image-91317" src="/wp-content/uploads/2015/12/DSC00108-203x300.jpg" alt="Mère et fille Wayuu" width="203" height="300" /><div class="wp-caption-text">Mère et fille Wayuu</div></div>
<p>Le récent Accord de Libre Echange signé entre la Colombie, le Pérou et l’Union Européenne encourage les exportations de matières premières en Europe et donne un cadre juridique plus sécurisant aux multinationales. De plus, en 2018, l’Union Européenne est censé arrêter de financer ses mines de charbon non compétitives. Ce qui ouvre une brèche dans un marché où ‘El Cerrejón’ compte davantage s&rsquo;implanter. C&rsquo;est pourquoi la mine prévoit de doubler l’extraction de charbon dans les prochaines années, en allant le chercher jusque près des nappes phréatiques. Au plus grand dam des Wayuu.</p>
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		<title>Argentine : les terres des Mapuches, nouveaux Eldorados des géants pétroliers</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Dec 2015 09:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Louise Michel D'Annoville]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[RESPONSABILITÉ SOCIALE DES ENTREPRISES]]></category>
		<category><![CDATA[Argentine]]></category>
		<category><![CDATA[droit des peu]]></category>
		<category><![CDATA[énergie fossile]]></category>
		<category><![CDATA[peuples autochtones]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>En Argentine, la Patagonie est devenue le nouvel Eldorado des multinationales pétrolières. Les populations locales des Indiens Mapuches poursuivent leur mobilisation pour défendre leurs droits ancestraux sur leur terres, notamment autour de l’immense gisement de Vaca Muerta, convoité par la multinationale Chevron. Les Prix Pinocchio Pour ses projets autour du gisement de « Vaca Muerta », Chevron est nominée [&#8230;]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p class="GreyBG">En Argentine, la Patagonie est devenue le nouvel Eldorado des multinationales pétrolières. Les populations locales des Indiens Mapuches poursuivent leur mobilisation pour défendre leurs droits ancestraux sur leur terres, notamment autour de l’immense gisement de <em>Vaca Muerta</em>, convoité par la multinationale Chevron.</p>
<p class="rightGreyBG"><span class="BoldBlack">Les Prix Pinocchio</span><br />
Pour ses projets autour du gisement de « Vaca Muerta », Chevron est nominée aux <a href="http://www.prix-pinocchio.org/" target="_blank">Prix Pinocchio du Climat</a> 2015. Organisés par les Amis de la Terre France, en partenariat avec le CRID et Peuples Solidaires-Action Aid France et Corporate Europe Observatory, ils ont pour but d’illustrer et de dénoncer les impacts négatifs des entreprises multinationales et spécialement celles qui se blanchissent avec un discours « vert ».</p>
<p>La Cour Suprême argentine a ordonné au gouvernement, le 10 novembre dernier, de révéler les clauses de l’accord entre son groupe pétrolier YPF et la compagnie américaine Chevron, jusqu’ici secrètes. Cet accord signé en juillet 2013, concerne l’extraction de pétrole et de gaz de schiste sur l’immense gisement de « Vaca Muerta » en Patagonie. Politiques, territoriaux, environnementaux et sanitaires…les effets collatéraux de l’extraction d’hydrocarbures sont nombreux et parfois irréversibles dans cette zone peuplée par les Indiens Mapuches. Chassées de leur territoire, les populations locales poursuivent leur mobilisation pour défendre leurs droits ancestraux et leurs terres devenues les nouveaux Eldorados des multinationales pétrolières.</p>
<p>Dans la province de Neuquèn en Argentine, le peuple Mapuche – « peuple de la Terre » &#8211; se mobilise contre l&rsquo;exploitation du gaz et du pétrole de schiste – Photo DR Confédération Mapuche de Neuquèn</p>
<p>En septembre 2014, la présidente argentine Cristina Kirchner l’affirmait : <em>« l’Argentine est la nouvelle Arabie </em>Saoudite » pour ses ressources en gaz et en pétrole, faisant ainsi référence à l’immense gisement de Vaca Muerta – « la vache morte » en français – situé en Patagonie argentine, entre les provinces de Neuquèn, Río Negro et Mendoza.</p>
<div id="attachment_82319" class="wp-caption aligncenter"><a href="/wp-content/uploads/2015/11/Vaca-Muerta-Photo-DR-Martin-Barzilai.jpg"><img class="size-full wp-image-82319" src="/wp-content/uploads/2015/11/Vaca-Muerta-Photo-DR-Martin-Barzilai.jpg" alt="Vaca Muerta. Crédit : Martin Barzilai" width="1024" height="683" /></a><div class="wp-caption-text">Vaca Muerta. Crédit : Martin Barzilai</div></div>
<h6>« Vaca Muerta » : la ruée vers l’or noir argentin ?</h6>
<p>Découvert en 2010, le gisement de Vaca Muerta est la plus importante réserve d’hydrocarbures non conventionnels hors de l’Amérique du Nord. Formé de roche et d’argile, le site s’étend sur 30 000 km2, au cœur du territoire des Indiens Mapuches – « Peuple de la Terre » &#8211;  où plus de 25 communautés cohabitent, parfois depuis des décennies, parfois depuis des siècles.</p>
<p>En juillet 2013, un accord entre le groupe pétrolier argentin YPF – nationalisé en 2012 &#8211; et Chevron a permis au géant américain de bénéficier de la partie <em>« la plus riche et la plus fructueuse du gisement »</em> commente Alejandro Rebossio, journaliste argentin, co-auteur de l’ouvrage <em>Vaca Muerta</em>, qui souligne l’important essor économique pour la région et l’ensemble du pays, mais aussi les lourdes conséquences environnementales et problématiques territoriales.</p>
<div id="attachment_82317" class="wp-caption aligncenter"><a href="/wp-content/uploads/2015/11/DR-Confederacion-Mapuche-de-Neuquen.jpg"><img class="size-full wp-image-82317" src="/wp-content/uploads/2015/11/DR-Confederacion-Mapuche-de-Neuquen.jpg" alt="Crédit : Confederacion Mapuche de Neuquen" width="960" height="638" /></a><div class="wp-caption-text">Crédit : Confederacion Mapuche de Neuquen</div></div>
<h6>« Une violation du droit de consultation préalable »</h6>
<p>En occupant ces terres, Chevron, comme les autres compagnies pétrolières sur place, « <em>violent le droit de consultation libre et préalable »</em> des Indiens Mapuches explique Diego di Risio, membre de l’<a href="http://www.opsur.org.ar/blog/" target="_blank">OPSur</a>, l&rsquo;<em>Observatoire</em> des hydrocarbures du Sud en <em>Argentine</em>.</p>
<p>Pour extraire ce pétrole et ce gaz logés dans la « roche mère», situés entre trois à cinq milles mètres sous la terre, il faut « fracturer la roche » grâce à un tuyau qui injecte à haute pression de grande quantité d’eau, mais aussi des produits chimiques très polluants. L’impact écologique de cette technique est alarmant : contamination de l’air, de la terre, de l’eau, émission de gaz à effet de serre, augmentation des déchets pétroliers, destruction des zones de pâturage&#8230; Sur le plan sanitaire,  une augmentation des cas de cancers a été enregistrée dans la région ainsi que des impacts sur la santé sociale et psychologique des populations<em>.</em></p>
<div id="attachment_82320" class="wp-caption aligncenter"><a href="/wp-content/uploads/2015/11/Village-Añelo-situé-près-de-Vaca-Muerta-DR-Martín-Barzilai.jpg"><img class="size-full wp-image-82320" src="/wp-content/uploads/2015/11/Village-Añelo-situé-près-de-Vaca-Muerta-DR-Martín-Barzilai.jpg" alt="Suite a la découverte de réserve de pétrole et de gaz de schiste dans la région de Vaca Muerta, le village d'Aelo est en pleine transformation. Sur le plateau, non loin des puits de pétroles et de gaz de schiste non conventionnels, se construit le nouveau quartier d'Aelo." width="1064" height="708" /></a><div class="wp-caption-text">Suite a la découverte de réserve de pétrole et de gaz de schiste dans la région de Vaca Muerta, le village d&rsquo;A?elo est en pleine transformation. Sur le plateau, non loin des puits de pétroles et de gaz de schiste non conventionnels, se construit le nouveau quartier d&rsquo;Aelo.</div></div>
<p>Bien qu’opposés à cette technique du « fracking », il arrive que certains Mapuches travaillent dans les puits de pétrole à Vaca Muerta. Une manière de « contrôler » l’exploitation : <em>« ils prennent des photos, s’assurent que les normes environnementales et de sécurité sont respectées. Ils se considèrent en quelque sorte comme des agents doubles »</em> précise le journaliste argentin Alejandro Rebossio.</p>
<p>Cette ruée vers l’or noir dans la région a dégradé la qualité de vie des habitants estime Lefxaru Nawel, membre de la Confédération Mapuche de Neuquèn <em>: « Jusqu’ici, il n’y avait aucun contrôle de l’activité des compagnies pétrolières. Le gouvernement a ouvert les portes aux multinationales pour piller nos terres. Ils récupèrent les bénéfices et nous laissent des territoires détruits et contaminés», </em>signale-t-il. En 2009, Cristina Lincopan, chef de la communauté mapuche Gelay Ko avait lancé l’alerte sur les risques de la fracturation hydraulique avant de décéder, quatre ans plus tard, d’une hypertension pulmonaire, liée à la contamination de la zone. Elle était âgée de 30 ans.  <em>« Elle est devenue l’emblème de notre lutte »</em> raconte Lefxaru Nawel.</p>
<h6>« Nous sommes habitués à ce genre d’injustice »</h6>
<p>Aujourd’hui, le combat du peuple Mapuche contre le « fracking » se poursuit  malgré les pressions des compagnies pétrolières et du gouvernement.  Communautés indigènes, organisations sociales et syndicats se mobilisent en occupant des puits de pétrole sur le site YPF-Chevron, en menant des campagnes de sensibilisation et des manifestations parfois sévèrement réprimées. Du 26 octobre au 5 novembre dernier, le premier procès  interculturel s’est tenu à Neuquèn: une action en justice historique  impliquant trois dirigeants Mapuches qui avaient tenté de défendre leurs terres contre le groupe pétrolier américain Apache Corporation. <em>« Nous sommes habitués à ce genre d’injustice…Ici, à Neuquèn, lors des procès, les propos racistes contre le peuple Mapuche sont monnaie courante »,</em> poursuit Lefxaru Nawel.</p>
<h6>Défense des droits ancestraux</h6>
<p>Dès la semaine prochaine, de nouveaux procès s’ouvriront contre d’autres membres des communautés accusés de violation de propriété privée à Vaca Muerta. <em>« Nous nous battons seulement pour défendre nos terres, nos droits ancestraux, notre langue, et notre « cosmovision » mapuche »</em> martèle Lefxaru Nawel. <em>« Nous voulons surtout pouvoir choisir notre manière de vivre. Oui, nous voulons ‘vivre bien’ ! </em>Et de préciser :<em> « en langue mapudungun, cela se dit  </em>küme felen <em>».</em></p>
<div id="attachment_82316" class="wp-caption aligncenter"><a href="/wp-content/uploads/2015/11/DR-Confederacion-Mapuche-de-Neuquen-2.jpg"><img class="size-full wp-image-82316" src="/wp-content/uploads/2015/11/DR-Confederacion-Mapuche-de-Neuquen-2.jpg" alt="Crédit : Confederacion Mapuche de Neuquen" width="960" height="604" /></a><div class="wp-caption-text">Crédit : Confederacion Mapuche de Neuquen</div></div>
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		<title>Découvrez le Hors-série collector 10 ANS D&#8217;ALTERMONDES</title>
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		<pubDate>Tue, 03 Nov 2015 22:01:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin_altermondes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[A DÉCOUVRIR]]></category>
		<category><![CDATA[aide publique au développement (APD)]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>Commandez ce numéro dans la boutique « Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors, ils l’ont fait ». C’est Edgar Morin, qui nous offre cette citation de Mark Twain, en conclusion de l’entretien croisé avec Florence Aubenas, qui ouvre le dix-neuvième hors-série de notre revue. Cette citation est faite pour Altermondes  qui, en 2015 souffle ses dix [&#8230;]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<div class="leftGreyBG"><span class="BoldBlack"><a href="/produit/hors-serie-19-10-ans-altermondes/" target="_blank">Commandez ce numéro dans la boutique</a></span></div>
<div>« <i>Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors, ils l’ont fait</i> ». C’est Edgar Morin, qui nous offre cette citation de Mark Twain, en conclusion de l’entretien croisé avec Florence Aubenas, qui ouvre le dix-neuvième hors-série de notre revue. Cette citation est faite pour <em>Altermondes</em>  qui, en 2015 souffle ses dix bougies. Pour marquer l’événement, ce hors-série spécial retrace les dix années de notre existence, en revenant sur des événements qui ont marqué l’actualité internationale entre 2005 et 2014. Ce numéro prestigieux propose des contributions de personnalités de premier plan sur ces questions et des traitements éditoriaux originaux. Portrait, débat, reportage photo, entretien croisé, reportage, mais aussi reportage dessiné ou encore nouvelle inédite, ponctuent ce numéro si particulier.<u></u></div>
<div style="text-align: center;"><iframe style="margin: 0 auto;" src="//v.calameo.com/?bkcode=000256410c1bedb2e11ea&amp;mode=mini" width="480" height="300" frameborder="0" scrolling="no" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></div>
<div></div>
<div class="GreyBG">Petit extrait du sommaire de ce hors-série &laquo;&nbsp;collector&nbsp;&raquo;:<br />
&laquo;&nbsp;Quand les médias regardent le monde&#8230;&nbsp;&raquo;, entretien croisé avec Florence Aubenas et Edgar Morin<br />
Retour ensuite sur des moments clés des dix dernières années :<br />
<strong>2005 </strong>&#8211; Une histoire du développement<br />
<strong>2006</strong> &#8211; Nous publions &#8211; avec l&rsquo;accord du journal <a href="https://www.facebook.com/novgazenglish" data-hovercard="/ajax/hovercard/page.php?id=203993456295506">Novaya Gazeta</a> et pour la première fois en français &#8211; les fragments de l’article la journaliste d&rsquo;investigation russe Anna Politkovskaïa, assassinée en octobre 2006, et qu&rsquo;elle n’a pas eu le temps d’achever.<br />
<strong>2007 </strong>&#8211; Reportage dessiné en Birmanie<br />
<strong>2008 </strong>&#8211; Entretien avec William bourdon, fondateur de Sherpa, autour du combat contre l&rsquo;impunité des multinationales<br />
<strong>2009 </strong>&#8211; Nouvelle de l&rsquo;auteur malgache Raharimanana<br />
<strong>2010 </strong>&#8211; Reportage, Haiti: le temps s&rsquo;est-il arrêté?<br />
<strong>2011 </strong>&#8211; Débat, Tunisie : le printemps et après?<br />
<strong>2012 </strong>&#8211; Reportage photo en Afrique du Sud<br />
<strong>2013 </strong>&#8211; Hommages à Stéphane Hessel et Nelson Mandela, décédés cette année-là<br />
<strong>2014 </strong>&#8211; Portrait de Javier Sicilia, militant de la non-violence au Mexique</div>
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