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	<title>Altermondes &#187; agriculture paysanneAltermondes</title>
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		<title>« Le commerce équitable doit être exemplaire sur la question du genre »</title>
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		<pubDate>Thu, 10 Mar 2016 11:06:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Mathieu Viviani]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[DROITS SOCIAUX]]></category>
		<category><![CDATA[agriculture paysanne]]></category>
		<category><![CDATA[commerce équitable]]></category>
		<category><![CDATA[genre]]></category>
		<category><![CDATA[inégalité]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Modèle d’échange où viabilité économique rime avec justice sociale, le commerce équitable ne peut se soustraire à la question de l’égalité des genres. Tsitsi Choruma, conseillère spéciale pour l’égalité entre les sexes à Fairtrade International (FTI), dresse un état des lieux. Quelle est la proportion des femmes dans les exploitations agricoles, les coopératives et les [&#8230;]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p class="GreyBG">Modèle d’échange où viabilité économique rime avec justice sociale, le commerce équitable ne peut se soustraire à la question de l’égalité des genres. Tsitsi Choruma, conseillère spéciale pour l’égalité entre les sexes à <a href="http://www.fairtrade.net/" target="_blank">Fairtrade International</a> (FTI), dresse un état des lieux.</p>
<h6>Quelle est la proportion des femmes dans les exploitations agricoles, les coopératives et les coordinations régionales de FTI ?</h6>
<p><strong style="line-height: 1.5;"><a href="/wp-content/uploads/2016/03/Tsitsi-Choruma.jpg"><img class="alignleft wp-image-136307 size-medium" src="/wp-content/uploads/2016/03/Tsitsi-Choruma-300x208.jpg" alt="Tsitsi Choruma" width="300" height="208" /></a>Tsitsi Choruma </strong><span style="line-height: 1.5;">: Aujourd’hui, 54% des travailleurs dans les plantations Fairtrade sont des femmes. 22% des petits producteurs à la tête de leur exploitation sont des femmes.  Parmi les membres des coopératives agricoles FTI, le nombre de femmes n’est que de 2%. Enfin, l’antenne africaine de FTI essaye de faire en sorte que chacune de ses coordinations régionales compte au minimum deux membres féminins. Néanmoins, il est vrai que plus on monte dans la hiérarchie, moins il y a de femmes. Faire avancer les choses sur ce point est une priorité.</span></p>
<h6>Malgré leur rôle prépondérant dans le commerce équitable, les femmes subissent encore des discriminations sur différents aspects. Lesquels ?</h6>
<p><strong style="line-height: 1.5;">T. C :</strong><span style="line-height: 1.5;"> Lorsqu’on regarde qui est propriétaire de ses terres chez les petits producteurs, une première inégalité apparaît : la plupart des femmes ne le sont pas. Aussi, bien souvent, ces dernières ne disposent pas de leurs propres revenus alors qu’elles participent activement aux activités de leur exploitation agricole. De plus, on ne leur donne pas vraiment la possibilité de participer à la gestion des coopératives dans lesquelles elles travaillent. Par exemple, elles n’ont pas vraiment voix au chapitre lorsqu’il s’agit de décider comment la prime de développement, propre au commerce équitable, est utilisée dans les infrastructures locales.</span></p>
<div id="attachment_136303" class="wp-caption aligncenter"><a href="/wp-content/uploads/2016/03/Virgilia-Ramirez-Perez-productrice-de-cafe-Cooperative-Cuna-Chorti-Guatemala-©Sean-Hawkey.jpg"><img class="wp-image-136303 size-large" src="/wp-content/uploads/2016/03/Virgilia-Ramirez-Perez-productrice-de-cafe-Cooperative-Cuna-Chorti-Guatemala-©Sean-Hawkey-1024x683.jpg" alt="Virgilia Ramirez Perez - productrice de cafe - Cooperative Cuna Chorti - Guatemala - ©Sean Hawkey" width="1024" height="683" /></a><div class="wp-caption-text">Virgilia Ramirez Perez, une productrice de café à la Coopérative Cuna Chorti au Guatemala (crédits : Sean Hawkey)</div></div>
<h6>Depuis quand Fairtrade International s’intéresse à la question du genre et pourquoi ?<strong> </strong></h6>
<p><strong>T. C :</strong> La philosophie du changement de Fairtrade a toujours été d’aider les agriculteurs pauvres et marginalisés. Vu que l’accent est mis sur la justice sociale en général, la question du genre fait clairement partie de nos prérogatives. Nous travaillons en interne pour faire avancer les choses avec pour but d’influencer le monde du commerce traditionnel sur cette question. Car nous avons le devoir de montrer que le commerce équitable est exemplaire en termes d’égalité femmes-hommes. À cet effet, nous sensibilisons régulièrement nos producteurs sur la question de la discrimination sexuelle.</p>
<h6>Quelles actions concrètes menez-vous pour améliorer la situation des femmes dans le commerce équitable ?</h6>
<p><strong style="line-height: 1.5;">T. C :</strong><span style="line-height: 1.5;"> Nous menons des actions sur plusieurs volets. Même si nous œuvrons auprès de toutes les femmes travaillant dans ce milieu, il est vrai que nous mettons un point d’orgue à soutenir celles ayant des responsabilités dans les coopératives. Le but est de renforcer leur </span><em style="line-height: 1.5;">leadership</em><span style="line-height: 1.5;"> et leurs compétences pour que leur voix ait vraiment du poids dans les structures. En Amérique latine et en Afrique par exemples, nous avons piloté la création de deux écoles dispensant des formations en ce sens. Aussi, nous faisons aujourd’hui une plus grande promotion des produits fabriqués par les femmes. Nous avons beaucoup soutenu le café équitable des femmes kényanes qui commence à devenir rentable aujourd’hui. Début 2016, nous avons lancé le Fonds Cosmétique Fairtrade. Celui-ci est destiné à faire la promotion des cosmétiques naturels produits par des femmes : l&rsquo;huile d&rsquo;argan, de vanille, de karité, d&rsquo;hibiscus, fond de teint à base de poudre de baobab, de cacao, de fruits frais et de noix de cajou. Ces initiatives aident à diversifier les revenus des femmes productrices dans le commerce équitable. Petit à petit, elles accèdent de manière autonome aux marchés locaux et extérieurs. Les formations en gestion que nous proposons prennent donc tout leur sens.</span></p>
<p><span style="line-height: 1.5;">Photo crédits de Une : Fairtrade International</span></p>
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		<title>Quand les semences industrielles envahissent le Sud</title>
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		<pubDate>Wed, 02 Mar 2016 14:11:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Mathieu Viviani]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[DÉVELOPPEMENT DURABLE]]></category>
		<category><![CDATA[agriculture paysanne]]></category>
		<category><![CDATA[multinationale]]></category>
		<category><![CDATA[relation nord sud]]></category>
		<category><![CDATA[semence]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Le lobby des semences industrielles est en marche et inquiète grandement les paysans du Sud. Aujourd’hui, les multinationales des graines ne se contentent plus d’installer leur monopole par le biais commercial : elles incitent désormais les gouvernements du Sud à changer leurs réglementations. Au grand dam des paysans locaux. Producteurs de 70% des matières premières alimentaires mondiales, [&#8230;]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p class="GreyBG">Le lobby des semences industrielles est en marche et inquiète grandement les paysans du Sud. Aujourd’hui, les multinationales des graines ne se contentent plus d’installer leur monopole par le biais commercial : elles incitent désormais les gouvernements du Sud à changer leurs réglementations. Au grand dam des paysans locaux.</p>
<p>Producteurs de 70% des matières premières alimentaires mondiales, nombre d&rsquo;agriculteurs du Sud perpétuent un modèle agricole durable, basé notamment sur l’utilisation des semences paysannes. « <em>Ces graines sont issues de plusieurs décennies, voire de siècles, de sélection</em>, explique <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Marc_Dufumier" target="_blank">Marc Dufumier</a>, agronome et enseignant-chercheur. <em>Cette sélection se base sur un critère majeur, qu’est l’adaptation à l’environnement local </em>». <span style="line-height: 1.5;">Libres de droit, réutilisables et échangeables, ces semences sont aussi d’une grande diversité génétique, ce qui les rend adaptables aux changements climatiques actuels.</span></p>
<h6>Le fléau des semences industrielles</h6>
<p><span style="line-height: 1.5;">Aujourd’hui, les semences paysannes sont menacées par l&rsquo;avancée des semences industrielles. Les multinationales  qui commercialisent ces graines n&rsquo;hésitent pas à utiliser tous les leviers pour installer leur monopole au Sud : actions commerciales mais aussi lobby auprès des gouvernement afin d&rsquo;obtenir des réglementations favorables. L’Organisation mondiale du commerce (</span><a style="line-height: 1.5;" href="https://www.wto.org/french/thewto_f/whatis_f/whatis_f.htm" target="_blank">OMC</a><span style="line-height: 1.5;">) oblige ses pays membres à adopter une loi sur la protection des variétés végétales nouvelles (POV, protection des obtentions végétales).</span></p>
<p class="rightGreyBG">Retrouvez une <a href="/?s=semences" target="_blank">sélection d&rsquo;articles</a> sur les semences paysannes.</p>
<p><span style="line-height: 1.5;">Obéissant aux règles de la propriété intellectuelle, cette loi POV a pour fonction de protéger les droits des obtenteurs de semences, paysans comme industriels. Ce dispositif a au moins la vertu de fixer des règles dans le cadre de l’action publique des États. Mais étant donné que son application est laissée à l’appréciation de ces derniers et vu la capacité d’influence des lobbies industriels, le risque de voir voter des lois en défaveur des paysans locaux n’est plus à écarter. C&rsquo;est ce que dénonce notamment Agronomes et vétérinaires sans frontières (AVSF) : </span></p>
<blockquote><p><span style="line-height: 1.5;">« </span><em style="line-height: 1.5;">Aux yeux de la loi, les paysans qui continueraient à utiliser des semences paysannes pourraient être purement et simplement considérés comme des délinquants. Selon les pays, les peines encourues seraient plus ou moins lourdes. Mais le vrai danger relève surtout de la paupérisation annoncée des communautés paysannes déjà vulnérabilisées, de l’insécurité alimentaire généralisée et de la réduction du patrimoine génétique de notre planète.</em><span style="line-height: 1.5;"> »</span></p></blockquote>
<div id="attachment_132079" class="wp-caption aligncenter"><a href="/wp-content/uploads/2016/03/Grains-mais-blancs-et-jaunes-au-Togo.jpg"><img class="wp-image-132079 size-large" src="/wp-content/uploads/2016/03/Grains-mais-blancs-et-jaunes-au-Togo-1024x768.jpg" alt="Grains maïs blancs et jaunes au Togo" width="1024" height="768" /></a><div class="wp-caption-text">Grains de maïs blancs et jaunes au Togo &#8211; crédit : AVSF</div></div>
<h6><span style="line-height: 1.5;">Des accords de libre-échange en défaveur des semences paysannes</span></h6>
<p><span style="line-height: 1.5;">A l&rsquo;échelle internationale, la signature d’accords de libre-échange (ALE) représente un autre risque pour les semences paysannes. Depuis la fin des années 90, les États-Unis et l’Europe cherchent à faire passer des accords de libre-échange bilatéraux en Afrique, un des continents où les graines naturelles sont les plus utilisées. Le but de ces négociations est clair : obtenir le maximum d’atouts commerciaux pour les entreprises américaines et européennes. « </span><em style="line-height: 1.5;">Une fois ratifiés, ces accords permettront une augmentation des importations de semences, entraîneront également une réduction des activités de sélection végétale au niveau national</em><span style="line-height: 1.5;">, redoute l’ONG.</span><em style="line-height: 1.5;"> Ils faciliteront la monopolisation des systèmes semenciers locaux par les entreprises étrangères et perturberont les systèmes agricoles traditionnels dont dépendent pour leurs survies des millions de paysans africains. </em><span style="line-height: 1.5;">»</span></p>
<p>Autant de raisons pour lesquelles AVSF a lancé une nouvelle campagne de sensibilisation baptisée <a href="http://libertepourlespaysans.org/" target="_blank"><em>Non, au monopole des semences industrielles dans les pays du Sud</em></a>.</p>
<p><iframe src="http://libertepourlespaysans.org/" width="640" height="350"> </iframe></p>
<p class="BleuBorder"><strong>L&rsquo;illusion de rentabilité des semences industrielles<br />
</strong><span style="line-height: 1.5;">Profitant de leurs difficultés économiques liées en partie à la spéculation sur les denrées alimentaires et les aléas climatiques (sécheresses, inondations, dérèglements des saisons), des multinationales tentent de monopoliser le marché des graines au Sud. </span><span style="line-height: 1.5;">Pris à la gorge financièrement, de nombreux agriculteurs se résolvent à acheter des semences génétiquement modifiées dans l’espoir d’obtenir un meilleur rendement. En effet, ces dernières résistent mieux aux insectes et contingences météorologiques, ce qui donne, à cours terme, des rendements encourageants. Mais les « désillusions » ne tardent pas à venir, comme le déplore Marc Dufumier : « <em>Après un certain temps, les déséquilibres écologiques liés à l’emploi d’engrais de synthèse et surtout de pesticides commencent à intervenir. Par exemple, lorsqu’un insecte résistant aux pesticides commence à proliférer. Pour rétablir ensuite l’écosystème, il va falloir encore plus de temps : c’est très difficile à réinverser. </em>»</span></p>
<p>Crédits photo de Une : F. Coat</p>
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		<title>Les producteurs de lait du Burkina Faso, solidaires de leurs homologues européens</title>
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		<pubDate>Thu, 28 Jan 2016 10:00:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Rédaction]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[DÉVELOPPEMENT DURABLE]]></category>
		<category><![CDATA[agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[agriculture paysanne]]></category>
		<category><![CDATA[Belgique]]></category>
		<category><![CDATA[Burkina Faso]]></category>
		<category><![CDATA[solidarité internationale]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Alors qu’elle fait face à une longue série de contraintes (changement climatique, faible productivité, etc.) l’Union nationale des mini-laiteries et des producteurs de lait du Burkina Faso suit avec beaucoup d’inquiétude le développement de la crise du lait en Europe. Elle multiplie les actions de plaidoyer et les alliances, notamment avec des producteurs européens, pour [&#8230;]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p class="GreyBG">Alors qu’elle fait face à une longue série de contraintes (changement climatique, faible productivité, etc.) l’<a href="http://www.burkinalait.org/" target="_blank">Union nationale des mini-laiteries et des producteurs de lait du Burkina Faso</a> suit avec beaucoup d’inquiétude le développement de la crise du lait en Europe. Elle multiplie les actions de plaidoyer et les alliances, notamment avec des producteurs européens, pour relever les nouveaux défis. Un article paru dans le dernier numéro de défis Sud, magazine de l&rsquo;ONG belge <a href="https://www.sosfaim.be" target="_blank">SOS Faim</a>.</p>
<div id="attachment_115726" class="wp-caption alignright"><a href="/wp-content/uploads/2016/01/defis_sud_lait.png"><img class="wp-image-115726 size-thumbnail" src="/wp-content/uploads/2016/01/defis_sud_lait-113x150.png" alt="SOS Faim : défis sud, dossier " width="113" height="150" /></a><div class="wp-caption-text">Cet article est paru sous le titre <em>Burkina Faso : liste des contraintes s&rsquo;allonge pour les mini-laiteries</em> dans le dernier numéro de <a href="https://www.sosfaim.be/publication/vouloir-le-lait-et-largent-du-lait/" target="_blank">Défis Sud</a>, le magazine de l&rsquo;ONG belge <a href="https://www.sosfaim.be" target="_blank">SOS Faim</a></div></div>
<p>La <span style="line-height: 1.5;">Début décembre, les membres du bureau de l’Union nationale des mini-laiteries et des producteurs de lait (UNMLP) du Burkina Faso se sont réunis à Ouagadougou. En l’espace d’une journée, ils ont fait le bilan de leurs projets. Tous s’accordent pour dire que c’est une période difficile pour les 1700 membres, dont 90% de femmes. </span><em style="line-height: 1.5;">« La situation n’est pas reluisante, au regard du contexte national et international. Mais en tant que producteurs, transformateurs, nous sommes motivés pour la survie de notre métier, la survie de notre production », </em><span style="line-height: 1.5;">déclare Adama Ibrahim Diallo, président de l’UNMLP. </span><em style="line-height: 1.5;">« Nos mini-laiteries sont soit créées par des producteurs ou approvisionnées par des groupements de producteurs. Nous travaillons à développer la production du lait local ».</em></p>
<h6>Hantise de la crise du lait eu Europe</h6>
<p><a href="/wp-content/uploads/2016/01/Burkina-Faso-_-lait.jpg"><img class="alignleft wp-image-115730 size-medium" src="/wp-content/uploads/2016/01/Burkina-Faso-_-lait-225x300.jpg" alt="Burkina Faso _ lait" width="225" height="300" /></a>Parmi les contraintes auxquelles font face les mini-laiteries au Burkina Faso, l’alimentation du bétail demeure un facteur permanent qui contribue à la faible productivité du cheptel. Mais ce qui semble inquiéter le plus les producteurs et transformateurs de lait local burkinabè en ce moment, c’est bien la crise du lait qui sévit en Europe.<em> « Avec la levée des quotas et l’embargo russe, vers où les Européens vont-ils se tourner ? Vers l’Afrique et cela nous inquiète beaucoup »,</em> analyse le président de l’UNMLP.<em> « Aujourd’hui le lait en poudre est devenu tellement moins cher qu’on n’est pas compétitif sur le marché. En plus le coût de la production à notre niveau est de plus en plus élevé ».</em></p>
<h6>Solidarité avec les producteurs européens</h6>
<p>Pour Adama Ibrahim Diallo, que ce soit en Europe ou en Afrique, les multinationales sont les seules à tirer profit. « <em>Aujourd’hui, tout joue en faveur des industries et multinationales. Ni les producteurs européens ni ceux du Sud ne s’en sortiront. Nous ne recevons  pas de subvention de l’Etat. Les Européens en reçoivent, mais malgré ça ils ne s’en sortent pas </em>(…) <em>On est solidaires</em>.<em> Que ça soit sur le plan national ou international, nous sommes prêts à mener des actions ensemble pour se faire entendre. Le 1<sup>er</sup> juin dernier, lors de la commémoration de la journée internationale du lait, nous avons eu une rencontre avec le MIG, une association de producteurs de lait belges, afin de voir comment développer le même argumentaire face aux politiciens du Nord et Sud, pour que la production locale du lait soit prise en compte », </em>explique le président de l’UNMLP<em>.</em></p>
<h6>Pour des politiques plus favorables</h6>
<p>Adama Ibrahim Diallo est conscient des nombreuses faiblesses des mini-laiteries. Mais cela n’est pas une fatalité<em>. Nous plaidons auprès des autorités. On leur demande de tenir compte de la survie de notre métier, de notre production, de construire des politiques de sorte à amener les producteurs à s’améliorer.</em><em> Il est intolérable de mettre une grande partie de la population sur la touche, en remplaçant les éleveurs par de grandes multinationales.</em></p>
<p>Pour l’année 2016, l’UNMLP entend multiplier les actions en direction de l’Etat afin de plaider en faveur de marchés institutionnels. <em>« Si l’Union avait un marché pour approvisionner les cantines scolaires, les hôpitaux, les camps militaires, etc. on n’aurait même pas besoin d’aller en concurrence directe avec les produits importés », </em>soutient Adama Ibrahim Diallo<em>.</em> Les acteurs des mini-laiteries mettent en avant « la qualité de leur lait » comparativement au lait importé. <em>« La qualité est nettement différente, parce que le lait en poudre c’est du lait mort alors que le lait local est vivant. Nous mettons l’accent sur la qualité. On a un potentiel énorme de production, il nous faut juste une bonne politique. Nous avons près de 9 millions de bovins au Burkina</em>.</p>
<h6>Des motifs d’espoir</h6>
<p class="leftGreyBG"><strong>Défendre la production de lait local au Burkina<br />
</strong>Les productrices, producteurs du lait et les mini laiteries du Burkina à travers leurs structures nationales, ont décidé de constituer une <a href="http://www.burkinalait.org/" target="_blank">Union Nationale des mini laiteries et producteurs du lait local au Burkina</a> pour renforcer leurs capacités d’intervention en matière de développement de la production et transformation laitière au Burkina Faso.</p>
<p><span style="line-height: 1.5;">Les mini-laiteries parviennent à assurer leur survie. Les premières existent depuis le début des années 1990. Comment expliquer cette longévité ? </span><em style="line-height: 1.5;">« Personnellement je pense qu’il n’y a pas d’autre secret qu’être dynamique et permanent sur le terrain&#8230; Il ne faut pas non plus compter seulement sur les financements et les dons. Il faut fournir l’effort nécessaire avec le peu que tu as. En 2000 il n’y avait pas plus de 2 ou 3 transformateurs. Mais aujourd’hui on peut compter 45 marques de yaourt. Malgré quelques difficultés, on tient le coup parce qu’il y a une certaine confiance entre nous et nos fournisseurs </em><span style="line-height: 1.5;">».</span></p>
<p>Cette longévité constitue pour tous l’un des principaux motifs d’espoir. <em>«  Depuis 1990, la quantité de production a augmenté grâce aux unités de transformation, les producteurs n’envoient plus leurs animaux en transhumance, même si certains animaux partent, au moins les vaches laitières restent. Avant, tout le troupeau partait en transhumance en saison sèche »</em>.  Adama Ibrahim Diallo se félicite aussi de l’évolution de la consommation : <em>« La consommation du lait local est entrée dans les habitudes alimentaires. Les Burkinabé savent qu’on peut transformer le lait frais en yaourt et donc de plus en plus de personnes préfèrent le yaourt fait à base du lait local que le yaourt issu du lait en poudre ». </em>Il note aussi avec satisfaction l’évolution des systèmes de production. <em>«  Vous allez voir qu’il existe des laiteries artisanales avec des casseroles, mais il y a aussi des laiteries semi-artisanales, des laiteries modernes basées sur le lait local et même des centres de collecte»</em>.</p>
<p>Crédit photo : Union nationale des mini-laiteries et des producteurs de lait du Burkina</p>
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		<title>La grande distribution à la conquête du Sud</title>
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		<pubDate>Mon, 21 Dec 2015 14:06:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Rédaction]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[A DÉCOUVRIR]]></category>
		<category><![CDATA[agriculture]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>Prolongez la lecture du numéro 44 d’Altermondes à l&#8217;aide de cette carte interactive. Que se cache derrière la course à casser les prix pratiquée dans la grande distribution ? Remontez jusqu&#8217;au Cameroun la filière d&#8217;une banane, retrouvez les traces de votre jus d&#8217;orange au Brésil ou encore pénétrez dans les usines thaïlandaises où votre boîte de thon est [&#8230;]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p class="GreyBG">Prolongez la lecture du <a href="/decouvrez-le-nouveau-numero-sur-les-supermarches-a-la-conquete-du-sud/">numéro 44 d’<em>Altermondes</em></a> à l&rsquo;aide de cette carte interactive. Que se cache derrière la course à casser les prix pratiquée dans la grande distribution ? Remontez jusqu&rsquo;au Cameroun la filière d&rsquo;une banane, retrouvez les traces de votre jus d&rsquo;orange au Brésil ou encore pénétrez dans les usines thaïlandaises où votre boîte de thon est fabriquée. Autant de cas où la quête du profit se fait au détriment des conditions des travailleurs. Inéluctable ? Surtout pas ! Ce tour du monde où dénonciation et pratiques alternatives se côtoient est là pour vous proposer des pistes de réflexion.</p>
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		<title>Brésil : la face cachée de votre jus d&#8217;oranges pressées</title>
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		<pubDate>Mon, 21 Dec 2015 14:00:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Rédaction]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[RESPONSABILITÉ SOCIALE DES ENTREPRISES]]></category>
		<category><![CDATA[agriculture]]></category>
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		<category><![CDATA[condition de travail]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>Le jus d’oranges est le jus de fruit le plus consommé au monde : sur la seule année 2013, la consommation moyenne a atteint 7,8 litres par personne en France. Mais que serait-il de cette popularité si l&#8217;on découvrait ce qui se cache derrière chaque verre ? Des conditions de travail précaires, des salaires trop bas [&#8230;]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p class="GreyBG">Le jus d’oranges est le jus de fruit le plus consommé au monde : sur la seule année 2013, la consommation moyenne a atteint 7,8 litres par personne en France. Mais que serait-il de cette popularité si l&rsquo;on découvrait ce qui se cache derrière chaque verre ? Des conditions de travail précaires, des salaires trop bas et une pression croissante sur les producteurs et travailleurs de la part des entreprises, notamment de la grande distribution, qui dominent le marché. En première ligne pour dénoncer cette situation intenable, les ONG de solidarité internationale et le mouvement du commerce équitable essayent de montrer qu&rsquo;elle n&rsquo;a pourtant rien d&rsquo;inéluctable.</p>

<p class="rightGreyBG"><span class="BoldBlackPicto">174 €/mois</span><br />
C’est le revenu minimum légal des travailleurs des plantations d’oranges au Brésil. Dans les coopératives de commerce équitable, le salaire varie entre 214 et 328 euros.</p>
<p>Environ 70% du jus d’orange bu dans le monde est produit au Brésil par trois entreprises : Cutrale (30%), Citrosuco/Citrovita (25%) et Louis Dreyfus Commodities (15%). Plus du tiers des exportations brésiliennes est destiné à l’Union européenne où 82% du jus d’orange est vendu en grande surface. Des marques de distributeurs comme Aldi, Carrefour ou du groupe Schwarz détiennent deux tiers de ce marché juteux. Une position dominante dans la filière du jus d’orange dont elles tirent profit mais qui ne les pousse pas à faire pression pour plus de droits pour les producteurs et les travailleurs. Au contraire, elles n’exercent pas de réelle vigilance sur leurs sous-traitants et laissent ainsi libre cours aux pratiques commerciales déloyales. C&rsquo;est en tout cas ce que dénonce le rapport « Pressés comme des oranges : enquête chez les producteurs brésiliens de la filière européenne du jus d’orange », publié par Peuples Solidaires-ActionAid France dans le cadre de la campagne <a href="http://www.peuples-solidaires.org/caddiethique-pour-des-supermarches-responsables" target="_blank">CaddiEthique</a>.</p>
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		<a href="#" class="aesop-doc-reveal-100313-1"><span class="aesop-document-component--label">document</span><br /> <div class="aesop-document-component--caption">Rapport Pressés comme des oranges. Enquête chez les producteurs brésiliens de la filière européenne du jus d’orange</div></a><div id="aesop-doc-collapse-100313-1" style="display:none;" class="aesop-content"><object class="aesop-pdf" data="https://altermondes.org/wp-content/uploads/2015/12/jus_orange_PS_papier_151110bd1.pdf" type="application/pdf" ></object></div></aside>
<h6>Travail précaire, bas salaires et pression croissante</h6>
<p>Les trois entreprises brésiliennes leaders dans la production, la transformation et l’exportation du jus d&rsquo;orange s&rsquo;approvisionnent à 60% auprès de petits et moyens producteurs, payés entre 2,80 et 3,20 US dollars (US$) par caisse d’oranges. Un prix qui ne suffit pas à couvrir les coûts de production, estimés à entre 3,70 et 5,50 US$. Le reste des oranges provient de leurs propres plantations. Ici, les ouvriers agricoles doivent récolter une tonne et demie d’oranges par jour pour gagner le salaire minimum légal de 690 réaux, soit 150 euros, insuffisant pour vivre dignement. Les ouvriers sont de toute façon contraints de réaliser des heures supplémentaires. Leur travail est physiquement éprouvant, précaire et sans protection légale. Obligés de manipuler des pesticides dangereux, peu d’entre eux disposent d’une assurance maladie, de matériel adéquat et de formation en santé et sécurité. Difficile pour eux de se plaindre de ces conditions : l’attitude des entreprises est souvent anti-syndicaliste, l’entrée des syndicats dans les plantations étant souvent interdite ou autorisée sous haute surveillance.</p>
<h6>Le commerce équitable seule alternative</h6>
<p><span style="line-height: 1.5;">Comment les Français peuvent-ils s’assurer que leur jus préféré ne soit pas le fruit de violations de droits humains ou de l’exploitation de travailleurs-euses agricoles brésilien-nes ? Selon Peuples Solidaires-ActionAid France, l’adoption de la loi sur le devoir de vigilance des multinationales par le parlement français serait un premier pas dans la bonne direction. Dans un contexte de mondialisation des chaînes d’approvisionnement, les multinationales, y compris la grande distribution, ne doivent plus pouvoir agir en toute impunité. En parallèle, le mouvement du commerce équitable revendique ses atouts : le prix minimum garanti d’une caisse d’orange a par exemple été fixé entre 5,34 US$ et 6,80 US$ dans le système Fairtrade/Max Havelaar, soit presque le double du prix payé par le secteur conventionnel. </span><span style="line-height: 1.5;">En garantissant des prix qui couvrent les coûts de production et permettent des revenus décents, en favorisant des relations commerciales plus équilibrées et durables, le commerce équitable entend contribuer à lutter contre les problèmes de <a href="/filieres-agroalimentaires-les-relations-dangeureuses/">concentration du pouvoir</a> et de pratiques commerciales déloyales. </span>Et montrer qu’une entreprise peut être performante tout en respectant les droits humains et l’environnement. <span style="line-height: 1.5;">L’action des citoyens, en tant que consommateurs, est essentielle pour lutter contre les pratiques déloyales du commerce conventionnel : ce sont eux, in fine, qui ont le pouvoir d’imposer leurs choix aux multinationales, en demandant notamment plus de produits équitables dans leurs magasins, mais aussi plus d’équité dans l’ensemble des filières.</span></p>
<p class="GreyBG">Ingrid Aymes, chargée de mission Dignité au Travail – Secteur Agricole <a href="http://www.peuples-solidaires.org/" target="_blank">Peuples Solidaires &#8211; ActionAid France</a><br />
Florence Sonntag, responsable plaidoyer et développement de la <a href="http://www.commercequitable.org/" target="_blank">Plate-Forme pour le Commerce Équitable</a><br />
<u></u>Elodie Nace, chargée de communication du mouvement <a href="http://www.faire-equitable.org/" target="_blank">FAIR[e] un monde équitable</a></p>
<p>Crédit photo de Une : Sandra Dusch Silva</p>
<h6>Poursuivez l&rsquo;exploration de notre carte interactive sur la grande distribution à la conquête du Sud<br />
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		<title>En Inde, la grande distribution menace le commerce alimentaire traditionnel</title>
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		<pubDate>Mon, 21 Dec 2015 13:55:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Mathieu Viviani]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[RESPONSABILITÉ SOCIALE DES ENTREPRISES]]></category>
		<category><![CDATA[agriculture paysanne]]></category>
		<category><![CDATA[grande distribution]]></category>
		<category><![CDATA[Inde]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>Près de 40 millions d’Indiens dépendent du commerce informel et des marchés de produits frais. Mais avec l’arrivée des géants de la grande distribution il y a dix ans, le modèle est aujourd’hui menacé. Explication. Bazaar Street à Bengalore en Inde. Tout un symbole. Située en plein centre ville, non loin de la gare très [&#8230;]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p class="GreyBG">Près de 40 millions d’Indiens dépendent du commerce informel et des marchés de produits frais. Mais avec l’arrivée des géants de la grande distribution il y a dix ans, le modèle est aujourd’hui menacé. Explication.</p>
<div id="attachment_101977" class="wp-caption alignleft"><a href="/wp-content/uploads/2015/12/Vendeur-ambulant-à-Bazaar-Street-en-Inde.jpg"><img class="wp-image-101977 size-medium" src="/wp-content/uploads/2015/12/Vendeur-ambulant-à-Bazaar-Street-en-Inde-300x225.jpg" alt="Vendeur ambulant à Bazaar Street en Inde" width="300" height="225" /></a><div class="wp-caption-text">Nirmal, un vendeur ambulant de Bazaar Street à Bangalore. Crédit : Grain</div></div>

<p><em>Bazaar Street </em>à Bengalore en Inde. Tout un symbole. Située en plein centre ville, non loin de la gare très animée de Yesvantpur, cette rue est un peu « le paradis » des vendeurs de fruits, légumes, épices et autre produits frais cultivés par les agriculteurs des villages environnants. Mais pour combien de temps encore ? Depuis que l’État indien a ouvert son marché aux investissements directs étrangers (<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Investissement_direct_%C3%A0_l%27%C3%A9tranger" target="_blank">IDE</a>) en 2006, la grande distribution connaît une forte expansion dans le pays. Les points d&rsquo;achat de type « supermarché » sont passés d&rsquo;environ 200 en 2005 à 3 000 en 2012.</p>
<p>Une « <em>augmentation rapide et inquiétante</em> » estime l’ONG <a href="https://www.grain.org/fr" target="_blank">Grain</a> dans son rapport intitulé <em><a href="https://www.grain.org/fr/article/entries/5074-la-grande-braderie-de-la-souverainete-alimentaire-en-asie-les-supermarches-affaiblissent-le-controle-des-populations-sur-leur-nourriture-et-leur-agriculture" target="_blank">La grande braderie de la souveraineté alimentaire</a>,</em> paru en novembre 2014.</p>
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		<a href="#" class="aesop-doc-reveal-100351-2"><span class="aesop-document-component--label">document</span><br /> <div class="aesop-document-component--caption">Rapport de l&#039;ONG Grain - La grande braderie de la souveraineté alimentaire </div></a><div id="aesop-doc-collapse-100351-2" style="display:none;" class="aesop-content"><object class="aesop-pdf" data="https://altermondes.org/wp-content/uploads/2015/12/Rapport_Grain_Grande-distrib-vs-commerce-local-en-Asie.pdf" type="application/pdf" ></object></div></aside>



<h6><strong>Menaces sur les vendeurs ambulants et les agriculteurs locaux</strong></h6>
<p>Dans un marché alimentaire qui « <em>plonge ses racines dans la communauté locale</em> », selon Suresh Kadashan membre du <a href="http://indiafdiwatch.org/" target="_blank">FDI Watch India</a>, l’arrivée des multinationales de l’alimentaire a des conséquences très concrètes sur le terrain. La construction de grandes surfaces chasse les vendeurs en étal, dont certains font faillite. La plupart sont obligés de s’aligner sur les prix, plus bas, de la grande distribution. Quand ils ne peuvent pas le faire, leurs produits ne sont plus accessibles à leur clientèle. Notamment les nombreux travailleurs non qualifiés que compte l’Inde.</p>
<div id="attachment_101981" class="wp-caption aligncenter"><a href="/wp-content/uploads/2015/12/Infographie_Enseignes-de-grande-distribution-en-Inde.jpg"><img class="wp-image-101981 size-full" src="/wp-content/uploads/2015/12/Infographie_Enseignes-de-grande-distribution-en-Inde.jpg" alt="Infographie_Enseignes de grande distribution en Inde" width="588" height="129" /></a><div class="wp-caption-text">Principales enseignes de grande distribution implantées en Inde.</div></div>
<p>À mesure que les supermarchés et leurs chaînes d&rsquo;approvisionnement se développent, celles-ci captent aussi les revenus des agriculteurs locaux. Le rapport cite en exemple le cas des quatre millions de producteurs de noix de coco dans l&rsquo;état du Kerala. En dix ans, le prix payé est passé de 10 roupies la pièce à 2-3 roupies seulement.  « <em>On estime que pour un emploi créé dans la grande distribution et l&rsquo;approvisionnement, ce sont au moins dix emplois locaux qui sont détruits. </em>déplore Devlin Kuyek, chercheur à l’ONG Grain dans l’interview « La grande distribution a une stratégie agressive de captation de marché » parue dans le numéro 44 de la revue <em>Altermondes</em>, page 42. <em>En particulier chez les petits commerçants et détaillants, dans le secteur informel (transformation, cuisine de rue) et bien évidement parmi les paysans </em>».</p>
<div id="attachment_101982" class="wp-caption aligncenter"><a href="/wp-content/uploads/2015/12/Infographie_groupes-agro-alimentaires-dans-lagriculture-contractuelle-en-Inde.jpg"><img class="wp-image-101982 size-full" src="/wp-content/uploads/2015/12/Infographie_groupes-agro-alimentaires-dans-lagriculture-contractuelle-en-Inde.jpg" alt="Infographie_groupes agro-alimentaires dans l'agriculture contractuelle en Inde" width="463" height="234" /></a><div class="wp-caption-text">Groupes agro-alimentaires impliqués dans l’<a href="http://www.coordinationsud.org/document-ressource/rapport-annuel-c2a-quelles-conditions-lagriculture-contractuelle-peut-elle-favoriser-les-agricultures-paysannes-du-sud/" target="_blank">agriculture contractuelle</a> en Inde.</div></div>
<p>Enfin, l’arrivée des produits transformés des supermarchés commence à avoir des effets négatifs sur la santé de la population. L’étude note que « <em>la Chine, l&rsquo;Inde, le Pakistan et l&rsquo;Indonésie, les quatre pays asiatiques où l&rsquo;expansion des supermarchés est actuellement la plus forte, figurent désormais parmi les dix pays comptant le plus d&rsquo;obèses au niveau mondial </em>».</p>
<h6>Résistance difficile face aux nouvelles politiques de l’État indien</h6>
<div id="attachment_101984" class="wp-caption alignright"><a href="/wp-content/uploads/2015/12/Resistance-des-vendeurs-locaux-en-Inde-e1450094079865.jpg"><img class="wp-image-101984 size-medium" src="/wp-content/uploads/2015/12/Resistance-des-vendeurs-locaux-en-Inde-300x199.jpg" alt="Resistance des vendeurs locaux en Inde" width="300" height="199" /></a><div class="wp-caption-text">Des vendeurs de rue protestent contre les grandes surfaces le 22 mars 2014 à Delhi. Crédit : FDI Watch India</div></div>
<p>Avec près de 40 millions d’Indiens dépendant encore du secteur du commerce informel et des marchés de produits frais, une mobilisation a pris forme dès l’arrivée des multinationales de l’agroalimentaire. En 2006, un mouvement est né en faveur de « la démocratie de la distribution ». Celui-ci est porté par les corporations les plus touchées par la libéralisation du secteur alimentaire en Inde : les associations de commerçants, les syndicats, les organisations de colporteurs, les groupes d&rsquo;agriculteurs et les petits industriels.</p>
<p>En février 2014, des milliers de vendeurs en étal ont défilé devant le Parlement indien pour pousser à l&rsquo;adoption d&rsquo; « un projet de loi sur les Vendeurs de rue ». Celui-ci a été adopté quelques jours après. La position de l’État indien reste toutefois ambiguë car il continue de mettre place des réglementations et des programmes de développement facilitant l’implantation de la grande distribution dans le pays&#8230;</p>
<p>Crédits photo de Une et infographies : Grain</p>
<h6>Poursuivez l&rsquo;exploration de notre carte interactive sur la grande distribution à la conquête du Sud<br />
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