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	<title>Altermondes &#187; TRIBUNEAltermondes</title>
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	<description>Nous lire, c&#039;est déjà agir</description>
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		<title>Au revoir</title>
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		<pubDate>Fri, 20 May 2016 06:00:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[David Eloy]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[altermondialisme]]></category>
		<category><![CDATA[média alternatif]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>Chères et Chers abonné/es et lecteurs/trices d’Altermondes, La nouvelle est tombée au moment où nous imprimons ce numéro : après onze ans d’existence, nous nous voyons obligés de mettre un terme à l’activité d’Altermondes. Vous êtes aujourd’hui près de 3000 abonnés, et nous vous remercions infiniment de votre fidélité et de votre engagement. Comme vous [&#8230;]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Chères et Chers abonné/es et lecteurs/trices d’<em>Altermondes</em>,</p>
<p>La nouvelle est tombée au moment où nous imprimons ce numéro : après onze ans d’existence, nous nous voyons obligés de mettre un terme à l’activité d’Altermondes. Vous êtes aujourd’hui près de 3000 abonnés, et nous vous remercions infiniment de votre fidélité et de votre engagement.</p>
<p>Comme vous le lirez dans la tribune <a href="/altermondes-en-difficulte/">Altermondes en difficulté</a>, <em>Altermondes</em> connaît depuis quelques mois de très sérieuses difficultés financières.</p>
<p>M<span style="line-height: 1.5;">algré l’investissement de l’équipe salariée et des sociétaires de la coopérative qui l’édite, malgré l’implication et le professionnalisme, également, de ses partenaires et collaborateurs, <em>Altermondes</em> n’a pas réussi à stabiliser son modèle économique. </span></p>
<p><span style="line-height: 1.5;">Jusqu’au bout, nous avons démarché des investisseurs pour relancer notre média. Mais, en l’absence de réponse positive, les sociétaires, réunis en Assemblée générale le 9 mai, ont dû acter le dépôt de bilan, qui devrait conduire à la liquidation de la coopérative dans les prochaines semaines. </span></p>
<p><span style="line-height: 1.5;">C’est avec beaucoup de tristesse que nous vous écrivons aujourd’hui. Nous savons que vous êtes attachés au projet éditorial et politique que porte <em>Altermondes</em>. Nous sommes particulièrement désolés d’apprendre cette nouvelle aux personnes qui ont contribué à l’appel à financement participatif fin 2015, et qui n’auront pas le temps de découvrir toutes les richesses que recèle <em>Altermondes</em>, sa revue et son site. </span></p>
<p><span style="line-height: 1.5;">Les témoignages de soutien que nous commençons à recevoir nous disent qu’<em>Altermondes</em> est un média engagé aussi unique que nécessaire dans le paysage médiatique francophone. </span></p>
<p><span style="line-height: 1.5;">Un espoir demeure : qu’un repreneur, ou collectif de repreneurs, se déclare auprès du Tribunal de commerce, pour faire perdurer cette aventure éditoriale et citoyenne. Si c’est le cas, vous en serez évidemment tenus informés rapidement. </span></p>
<p><span style="line-height: 1.5;">Au nom de l’équipe et des sociétaires d’<em>Altermondes</em>, je vous remercie pour votre compréhension, et reste à votre disposition pour répondre à vos questions sur altermondes[at]altermondes.org </span></p>
<p><span style="line-height: 1.5;">Avec mes plus sincères salutations, </span></p>
<p><span style="line-height: 1.5;">David Eloy<br />
Directeur général d’<em>Altermondes</em></span></p>
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		<title>Altermondes en difficulté</title>
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		<pubDate>Fri, 20 May 2016 06:00:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[David Eloy]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[liberté de la presse]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>La presse traverse une crise sans précédent qui n’épargne pas les médias alternatifs et engagés. Après les récentes disparitions d’Alternatives internationales et de Terra Eco, c’est aujourd’hui Altermondes qui est menacé. Le 29 mars 2014, Altermondes se réinvente. L’association qui l’édite depuis 2005 se transforme en société coopérative d’intérêt collectif (Scic), la première du genre [&#8230;]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p class="GreyBG">La presse traverse une crise sans précédent qui n’épargne pas les médias alternatifs et engagés. Après les récentes disparitions d’<em>Alternatives internationales</em> et de <em>Terra Eco</em>, c’est aujourd’hui <em>Altermondes</em> qui est menacé.</p>
<p>Le 29 mars 2014, <em>Altermondes</em> se réinvente. L’association qui l’édite depuis 2005 se transforme en société coopérative d’intérêt collectif (Scic), la première du genre dans le secteur de la presse. Six mois plus tard, est lancé le « nouvel » <em>Altermondes</em>, incarné par le numéro 39 et son dossier sur le thème « S’engager, est-ce vraiment dépassé ? », une nouvelle formule et une nouvelle maquette pour une revue dorénavant vendue en kiosque. <em>Altermondes</em> lance aussi son site d’information, proposant des contenus multimédias riches et originaux. L’objectif visé par le bimédia : élargir son lectorat. Deux ans plus tard, où en est-on ?</p>
<h6>Des résultats insuffisants</h6>
<p>À la clôture du premier exercice comptable, ﬁn 2015, la coopérative enregistre un résultat déﬁcitaire de 281 831 euros qui met en péril la survie du projet dans son inté gralité. Le modèle économique, adopté en 2014 pour la relance et basé sur une hausse forte et rapide des abonnements et des ventes, à la suite du passage en Scic et de la diffusion en kiosque, n’a pas eu les résultats escomptés. Au regard du budget prévisionnel, les dépenses ont été maîtrisées. En revanche, le développement s’est avéré être beaucoup moins rapide que prévu. Le rythme de croissance des abonnements était surestimé et la vente en kiosque, un échec. <em>Altermondes</em> a quasiment doublé son nombre de lectrices et lecteurs en moins de deux ans, pour atteindre les 2 800 abonnés payants à ce jour. Cette progression, liée pour beaucoup à la mobilisation des sociétaires de la coopérative, reste insufﬁsante, l’objectif visé pour ﬁn 2014 n’a été atteint qu’à ﬁn 2015. Aussi, après un lancement correct en kiosque (entre 3 000 et 3 200 exemplaires vendus pour les premiers numéros) et malgré les campagnes <span style="line-height: 1.5;">d’afﬁchage et de communication accompagnant les sorties, le volume de ventes a régulièrement diminué, jusqu’à 1 500 exemplaires en décembre 2015, imposant de suspendre la diffusion en kiosque en 2016. Le média n’a pas réussi à fédérer assez rapidement les réseaux qui le composent et l’entourent, ni à en atteindre de nouveaux. Comme l’explique Edwy Plenel, dans l’interview qui suit : </span></p>
<blockquote><p><span style="line-height: 1.5;">« Pour imposer un modèle économique et réussir à construire une indépendance, il faut avoir du temps. » </span></p></blockquote>
<p><span style="line-height: 1.5;">Dans ce contexte, et malgré le succès qu’elle a rencontré à l’automne dernier (1 089 contributeurs mobilisés, 62 970 euros collectés), la campagne de ﬁnancement participatif sur Ulule ne pouvait pas compenser l’effondrement des recettes. D’autant que, lancée le 6 octobre 2015, avant que la coopérative ne prenne conscience de la gravité de la situation, elle visait non pas à combler un déﬁcit mais bel et bien à consolider le développement des activités courantes : le soutien à la vente en kiosque, le renforcement du web avec la création d’un espace pour les « globetrotteurs solidaires » et le ﬁnancement de reportages dans les pays du Sud. </span></p>
<h6><span style="line-height: 1.5;">Un média légitime et nécessaire </span></h6>
<p><span style="line-height: 1.5;">La situation est très critique. Néanmoins, les sociétaires, les lectrices et lecteurs, les partenaires, l’équipe de rédaction, tous témoignent de la légitimité et de la nécessité d’avoir un média comme </span><em style="line-height: 1.5;">Altermondes</em><span style="line-height: 1.5;"> en France et dans le monde francophone. La revue est née en mars 2005 de la volonté de cinq associations de contrebalancer le traitement de l’actualité internationale par les médias dits dominants. Trop souvent, le monde y est abordé sous l’angle des grands enjeux géopolitiques et économiques, des intérêts des grandes puissances, de ceux qui ont le pouvoir. Quantité de problématiques, d’analyses et de pays, notamment ceux du Sud ou de l’Est sont souvent négligés, voire ignorés par les médias, qui proposent rarement des sujets sur les dynamiques citoyennes, celles-là même qui construisent un monde plus juste et plus solidaire. </span><em style="line-height: 1.5;">Altermondes</em><span style="line-height: 1.5;"> se distingue parce qu’il s’acharne depuis le début à donner la parole et la plume à celles et ceux qui en sont privés, parce qu’ils vivent à l’autre bout du monde, en raison de leur origine sociale ou de leur appartenance à une minorité, ou simplement parce qu’ils développent une réﬂexion ou des pratiques à contre-courant de la pensée dominante. Onze ans plus tard, en ces temps de repli sur soi, de fermeture au monde, d’érosion démocratique, cette ligne éditoriale est plus que jamais importante. L’information qu’</span><em style="line-height: 1.5;">Altermondes</em><span style="line-height: 1.5;"> diffuse devrait rencontrer un public plus large que celui à qui il s’adresse déjà à travers sa revue, son site web et tous les débats et rencontres. </span><em style="line-height: 1.5;">Altermondes</em><span style="line-height: 1.5;"> est nécessaire aussi parce qu’il est un média pleinement citoyen. D’abord parce que la coopérative qui l’édite est portée par un sociétariat à la diversité unique : 177 sociétaires issus aussi bien d’organisations de la société civile (associations et organisations non gouvernementales, mouvements d’éducation populaire, syndicats…), que de professionnels des médias, de lectrices et de lecteurs, ou encore de soutiens, tous ﬁdèles et convaincus. Citoyen aussi dans sa façon de fabriquer l’information, puisqu’il fait participer professionnels et non-professionnels de l’information à chacune des étapes de la production éditoriale, convaincu que c’est du croisement et de la confrontation des regards, que </span>naît<span style="line-height: 1.5;"> une information différente. Citoyen enﬁn dans ses choix éditoriaux, qui vont à l’encontre du fatalisme et du repli sur soi, dans le but de contribuer à nourrir le débat public, d’ouvrir des espaces de dialogue et d’échange entre les différentes composantes de la société. C’est pour toutes ces raisons qu’<em>Altermondes</em> est un média collaboratif à nul autre pareil, une expérience riche qui ouvre la voie à ce que pourraient être les entreprises de presse de demain, associant professionnels de la profession et citoyens, regroupés ou non en structures ou mouvements. </span></p>
<h6><span style="line-height: 1.5;">Un possible rebond ? </span></h6>
<p><span style="line-height: 1.5;"><em>« Une revue est un pari permanent. Nous voulons lancer le pari de l’expression des dynamiques et des créations citoyennes et solidaires à toutes les échelles du monde »</em>, écrivait Gustave Massiah, directeur de la publication, dans le premier édito de la revue. Dans l’histoire d’<em>Altermondes</em>, les paris se sont succédé, la réinvention a été permanente. Le déﬁ qui se pose aujourd’hui est cependant d’ampleur. Ces derniers mois, les sociétaires se sont mobilisés : une dynamique collective pour repenser le projet a permis de rebâtir un modèle économique, le consolider et l’adosser à des prévisions de développement plus réalistes, même si toujours ambitieuses. Ce travail constitue la base d’un scénario, où la revue papier, remaniée, s’articulerait davantage avec le site web, qui deviendrait partiellement payant, et avec le développement d’activités de coproductions et de formations à l’écriture journalistique. Nous sommes maintenant à la recherche de ﬁnancements pour soutenir notre relance et pérenniser notre média. Nous soumettons notamment ce scénario à de potentiels investisseurs. Nous mettons tout en œuvre pour que l’aventure, qui dure depuis onze ans déjà, grâce à votre implication et votre ﬁdélité, ne s’arrête pas là !</span></p>
<p class="BleuBorder"><span style="line-height: 1.5;">Dans la photo, de gauche à droite : Jihane Habachi, coordinatrice éditoriale du hors-série 10 ans, membre du comité éditorial &#8211; David Eloy, rédacteur en chef &#8211; Andrea Paracchini, responsable des contenus numériques &#8211; Agnès Brulet, responsable marketing et développement.</span></p>
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		<title>Le droit de choisir : entre liberté individuelle et lutte collective</title>
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		<pubDate>Mon, 07 Mar 2016 21:08:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Rédaction]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[contraception]]></category>
		<category><![CDATA[droits des femmes]]></category>
		<category><![CDATA[droits humains]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>Cette tribune a été rédigée dans le cadre du prochain dossier d’Altermondes, à paraître dans le numéro 45. Ce dossier dresse un état des lieux du droit à l’avortement et à la contraception et propose un tour du monde des luttes menées pour que ces droits deviennent effectifs. Il a été élaboré en partenariat avec Amnesty international [&#8230;]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p class="GreyBG">Cette tribune a été rédigée dans le cadre du prochain dossier d’<em>Altermondes</em>, à paraître dans le numéro 45. Ce dossier dresse un état des lieux du droit à l’avortement et à la contraception et propose un tour du monde des luttes menées pour que ces droits deviennent effectifs. Il a été élaboré en partenariat avec Amnesty international France, Équilibres &amp; Populations, la FIDH, Genre en action, Médecins du Monde et le Planning familial, signataires de cette tribune.</p>
<p><em>« Un enfant si je veux, quand je veux »</em>, <em>« Nosotras decidimos »</em>, <em>« My body, my choice »</em>. Du Pérou aux États-Unis, du Royaume-Uni au Sénégal, <strong>l’accès à l’avortement et à la contraception est une revendication emblématique des luttes des femmes</strong>. C&rsquo;est une composante clef du droit à la santé sexuelle et reproductive, inscrit dans les conventions internationales depuis la Conférence du Caire (1994). Pourtant, aujourd’hui encore, une grossesse sur dix dans le monde aboutit à un avortement à risque, faute d’accès à des services de santé sexuelle sûrs et légaux.</p>
<h6>Une cause universelle…</h6>
<p class="rightGreyBG">L’OMS définit un avortement à risque comme « une intervention visant à interrompre une grossesse non désirée effectuée soit par des personnes qui ne possèdent pas les compétences nécessaires, soit dans un contexte où les conditions sanitaires minimales n’existent pas, ou les deux ». Source : OMS, 2012</p>
<p><strong>Qu’elles poussent une Sénégalaise à quitter l’école à cause d’une grossesse non prévue ou une Irlandaise à s’endetter pour aller avorter en Angleterre, les législations rétrogrades en matière de droits sexuels et reproductifs relèvent des mêmes logiques patriarcales et paternalistes.</strong> On y retrouve le refus d’une sexualité féminine source de plaisir, sans visée reproductive. L’idée selon laquelle le rôle « naturel » des femmes serait d’être mère avant tout. L’injonction à un ordre moral, au nom de la politique ou la religion.</p>
<p>Portées par une minorité très conservatrice mais bien financée, ces politiques qui entravent l’accès à la contraception et à l’avortement ont de lourdes conséquences sur la vie des femmes. En les cantonnant dans la sphère privée, elles limitent en effet leurs chances d&rsquo;accéder à une éducation, d’acquérir une autonomie financière, de peser dans les décisions en matière de santé sexuelle (port du préservatif, espacement des naissances, etc.) et de prendre part à la vie politique. Ainsi, les femmes se voient écartées des négociations internationales sur le climat, la lutte contre la pauvreté ou le rétablissement de la paix, alors qu’elles jouent un rôle essentiel dans le secteur agricole et que les conflits armés les affectent plus particulièrement.</p>
<h6>… qui appelle à une action internationale forte et solidaire</h6>
<p>À l’échelle individuelle comme à l’échelle globale, le droit des femmes de choisir est donc un enjeu majeur qui concerne l&rsquo;ensemble de la communauté internationale. Conformément à leurs obligations onusiennes, régulièrement réitérées par les organismes de protection des droits humains, les États réfractaires doivent cesser d&rsquo;interdire, de criminaliser, de conditionner l&rsquo;accès à l&rsquo;avortement et à la contraception. Ceux qui ont légalisé l’accès à l’avortement et à la contraception doivent garantir l&rsquo;application de leur législation et défendre ces droits dans le monde, avec la même vigueur. L&rsquo;allocation de financements spécifiquement dédiés à la santé et aux droits sexuels et reproductifs, à la hauteur des enjeux mondiaux, est également primordiale.</p>
<p>À cet égard, <strong>la France, qui a récemment pris plusieurs mesures en faveur du droit à l’avortement, doit poursuivre son engagement sur la scène internationale.</strong> Nous attendons d’elle des actes <strong>forts et assumés</strong> afin notamment de donner au droit à l’avortement la place qu’il aurait méritée dans l’agenda 2030.</p>

<p><em>Amnesty international France, Équilibres &amp; Populations, la FIDH, Genre en action, Médecins du Monde et le Planning familial</em></p>
<p><a href="/wp-content/uploads/2016/03/logos.png"><img class="aligncenter wp-image-134277 size-large" src="/wp-content/uploads/2016/03/logos-1024x319.png" alt="bandeau partenaires Altermondes 45" width="1024" height="319" /></a></p>

<p>Photo : Manifestation à Paris le 1 février 2014 contre la remise en cause du droit à l&rsquo;avortement en Espagne, la diminution de nombre de centres d&rsquo;IVG en France. Crédit : Photothèque Rouge / JMB</p>
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		<title>Devoir de vigilance des multinationales : « Il n’est plus tolérable d’attendre »</title>
		<link>https://altermondes.org/devoir-vigilance-multinationales-plus-tolerable-attendre/</link>
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		<pubDate>Tue, 01 Mar 2016 11:38:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Rédaction]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Bangladesh]]></category>
		<category><![CDATA[commerce international]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>Altermondes suit depuis longtemps le travail du Forum citoyen pour la RSE et de toutes les organisations de la société civile qui se battent pour que le droit au travail décent soit reconnu partout dans le monde. C&#8217;est pourquoi, nous reprenons aujourd&#8217;hui cette tribune collective exhortant l&#8217;Etat français à accélérer l&#8217;approbation d&#8217;une texte de loi [&#8230;]</p>
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]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p class="GreyBG"><em>Altermondes</em> suit depuis longtemps le travail du Forum citoyen pour la RSE et de toutes les organisations de la société civile qui se battent pour que le droit au travail décent soit reconnu partout dans le monde. C&rsquo;est pourquoi, nous reprenons aujourd&rsquo;hui cette tribune collective exhortant l&rsquo;Etat français à accélérer l&rsquo;approbation d&rsquo;une texte de loi sur le devoir de vigilance des multinationales tout au long de leurs chaines de sous-traitance.</p>
<p>Le 30 mars 2015, l’Assemblée nationale votait en première lecture un texte d’une avancée historique pour la protection des droits humains et environnementaux : la proposition de loi relative au devoir de vigilance des sociétés mères et entreprises donneuses d’ordre. Elle exige des grandes entreprises qu’elles se conduisent de manière responsable, ce qu’elles prétendent déjà faire. Le dispositif réclame d’elles de mettre en œuvre un plan de vigilance pour l’ensemble de leur chaîne d’approvisionnement, c’est-à-dire incluant leurs filiales et sous-traitants en France et dans le monde. Près d’un an après ce vote exemplaire, ce texte est toujours bloqué. Le Sénat y a publiquement martelé son opposition et a décidé, en novembre 2015, d’en abroger tous les articles. L’Assemblée nationale doit maintenant en réaliser une seconde lecture ; or, la proposition de loi n’a toujours pas été inscrite à l’ordre du jour de ses travaux. Il n’est plus tolérable d’attendre.</p>
<h6>Large soutien populaire</h6>
<p>Et pourtant, cette proposition est soutenue par de nombreux parlementaires décidés à voir concrétiser une loi qui protège l’intérêt général, et par une coalition inédite d’acteurs de la société civile, ONG et syndicats. Ce texte bénéficie également d’un large soutien populaire. Selon un sondage réalisé par nos organisations, trois Français sur quatre estiment que les multinationales doivent être tenues responsables juridiquement des impacts humains et environnementaux provoqués par leurs filiales et sous-traitants.</p>
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		<a href="#" class="aesop-doc-reveal-131495-1"><span class="aesop-document-component--label">document</span><br /> <div class="aesop-document-component--caption">Enquête d&#039;opinion CSA pour le Forum citoyen pour la RSE</div></a><div id="aesop-doc-collapse-131495-1" style="display:none;" class="aesop-content"><object class="aesop-pdf" data="https://altermondes.org/wp-content/uploads/2016/03/institut_csa_pour_le_forum_citoyen_pour_la_rse_-_la_responsabilitac_des_multinationales_v21.pdf" type="application/pdf" ></object></div></aside>
<p>Près de 190 000 citoyens ont signé la pétition demandant aux pouvoirs publics de garantir la mise en œuvre de cette loi. L’indignation suscitée par des drames humains comme l’<a href="/?s=rana+plaza" target="_blank">effondrement au Bangladesh de l’immeuble du Rana Plaza </a>en 2013 est toujours vive : près de 1 200 ouvriers qui produisaient des vêtements pour des marques occidentales, notamment françaises, y ont trouvé la mort. Ou encore par le naufrage de l’Erika au large des côtes bretonnes en 1999, qui a endommagé de manière irréversible l’écosystème. Imposer un devoir de vigilance permet de prévenir de tels drames et éviter que des entreprises exploitent des travailleurs partout dans le monde en bafouant leurs droits par la recherche d’une production à moindre coût.</p>
<h6>Combat pionnier</h6>
<p>Depuis un an, des dirigeants de multinationales chuchotent qu’ils soutiennent une telle régulation, dont ils anticipent un impact bénéfique sur leur compétitivité à l’international, dans un contexte d’évolution vers davantage de responsabilité pour les acteurs économiques. Le <a href="http://www.frenchsif.org/isr/" target="_blank">Forum pour l’Investissement responsable</a>, qui regroupe investisseurs, gestionnaires de fonds et consultants, a également apporté son soutien à cette proposition de loi. Et si la France craignait d’être isolée dans un combat pionnier, ce n’est plus le cas ; elle peut désormais compter sur des initiatives similaires initiées par plusieurs pays, dont la Suisse et l’Allemagne. Lire aussi : Les entreprises sous la contrainte juridique des droits de l’homme Le gouvernement, par la voix de son secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement, a réitéré en novembre 2015 son soutien à ce texte de loi. Quand sera-t-il alors inscrit aux travaux de l’Assemblée, et rendu effectif ? Une telle loi permettrait de traduire les grandes déclarations et les engagements internationaux de l’Etat français en actes concrets. Son examen doit être accéléré pour permettre son entrée en vigueur sans attendre un nouveau scandale social ou environnemental impliquant des entreprises françaises.</p>
<p class="GreyBG"><span class="BoldBlack">Les signataires : </span><br />
<span style="line-height: 1.5;">Florent Compain, président des Amis de la Terre ; Geneviève Garrigos, présidente d’Amnesty International France ; Ghislaine Hierso, présidente de l’Association française des Petits Débrouillards ; Bernard Pinaud, délégué général du CCFD &#8211; Terre Solidaire ; Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT ; Alexandre Grillat, secrétaire national confédéral de la CFE-CGC ; Geoffroy de Vienne, conseiller du président confédéral de la CFTC et président d’Ethique et Investissement ; Guillaume Duval, président du Collectif Ethique sur l’étiquette ; Karim Lahidji, président de la FIDH ; Nicolas Hulot, président de la Fondation pour la Nature et l’Homme ; Michel Capron, président du Forum Citoyen pour la RSE ; Bernard Chevassus-au-Louis, président, d’Humanité et Biodiversité ; Françoise Dumont, présidente de la Ligue des droits de l’Homme ; Michel Grandmougin, président de Peuples Solidaires &#8211; ActionAid France ; William Bourdon, président de Sherpa ; Luc Bérille, secrétaire général de l’UNSA.</span></p>
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		<title>Pratiques commerciales abusives : la Commission européenne juge urgent de ne rien faire</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Feb 2016 14:59:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Rédaction]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[commerce international]]></category>
		<category><![CDATA[grande distribution]]></category>
		<category><![CDATA[travail décent]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Le nouveau rapport de la Commission européenne sur les pratiques commerciales déloyales dans la chaîne d’approvisionnement alimentaire est une « occasion manquée », selon les organisations du mouvement européen du commerce équitable et de solidarité internationale. Le rapport, intitulé « Les pratiques commerciales déloyales (PCD) entre entreprises dans la chaîne d’approvisionnement alimentaire », a été [&#8230;]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p class="GreyBG">Le nouveau rapport de la Commission européenne sur les pratiques commerciales déloyales dans la chaîne d’approvisionnement alimentaire est une « occasion manquée », selon les organisations du mouvement européen du commerce équitable et de solidarité internationale.</p>
<p>Le rapport, intitulé « Les pratiques commerciales déloyales (PCD) entre entreprises dans la chaîne d’approvisionnement alimentaire », a été rendu public le 29 janvier 2016.</p>
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		<a href="#" class="aesop-doc-reveal-122757-2"><span class="aesop-document-component--label">document</span><br /> <div class="aesop-document-component--caption">Unfair Business-to-Business Trading Practices – UTPs – in the Food Supply Chain</div></a><div id="aesop-doc-collapse-122757-2" style="display:none;" class="aesop-content"><object class="aesop-pdf" data="https://altermondes.org/wp-content/uploads/2016/02/1_EN_ACT_part1_v5.pdf" type="application/pdf" ></object></div></aside>
<p><span style="line-height: 1.5;">Le </span><a style="line-height: 1.5;" href="http://www.fairtrade-advocacy.org/" target="_blank">Bureau de plaidoyer européen pour le commerce équitable</a><span style="line-height: 1.5;"> (FTAO), </span><a style="line-height: 1.5;" href="http://www.peuples-solidaires.org/" target="_blank">Peuples Solidaires-ActionAid </a><span style="line-height: 1.5;">France, la </span><a style="line-height: 1.5;" href="http://www.commercequitable.org/" target="_blank">Plate-Forme pour le Commerce Equitable</a><span style="line-height: 1.5;"> (PFCE) et le </span><a style="line-height: 1.5;" href="http://www.faire-equitable.org/" target="_blank">mouvement FAIR[e]</a><span style="line-height: 1.5;"> un monde équitable jugent que la Commission européenne a raté l’occasion de lutter efficacement contre les pratiques commerciales abusives des supermarchés qui impactent négativement de nombreux agriculteurs-rices, travailleurs-ses et entreprises en Europe et dans les pays du Sud.</span></p>
<p>La Commission a renvoyé la balle aux États membres et au secteur privé, incité à s’autoréguler de manière volontaire. Pour Ingrid Aymes, chargée de mission Dignité au travail à Peuples Solidaires-ActionAid France :</p>
<blockquote><p>« Il est déplorable que les 50 000 citoyen-ne-s européen-ne-s qui ont signé une pétition demandant à la Commissaire européenne au Marché intérieur Elżbieta Bieńkowska de formuler une proposition ambitieuse pour lutter contre les pratiques commerciales déloyales, soient tout simplement ignoré- e-s. Les lobbies de la grande distribution ont une nouvelle fois influencé la décision de la Commission européenne en défaveur des droits des travailleurs-ses et des consommateurs-rices. »</p></blockquote>
<div id="attachment_97396" class="wp-caption alignright"><a href="/wp-content/uploads/2015/12/COUV-ALTER-44-e1449589245284.jpg"><img class="wp-image-97396 size-thumbnail" src="/wp-content/uploads/2015/12/COUV-ALTER-44-106x150.jpg" alt="L'invasion des supermarchés : les pays du Sud doivent-ils en avoir peur ?" width="106" height="150" /></a><div class="wp-caption-text">Dans le numéro 44 d&rsquo;<em>Altermondes</em>, retrouvez le dossier <em><a href="/decouvrez-le-nouveau-numero-sur-les-supermarches-a-la-conquete-du-sud/">L&rsquo;invasion des supermarchés : les pays du Sud doivent-ils en avoir peur ?</a> </em></div></div>
<p>Peuples Solidaires-ActionAid France, la Plate-Forme pour le Commerce Equitable (PFCE) et le mouvement FAIR[e] un monde équitable demandent au gouvernement français, en avance en matière de régulation des pratiques commerciales déloyales, de pousser l’Union européenne et les autres Etats membres à adopter collectivement des régulations internes ambitieuses ; et de proposer des solutions pour ne plus obliger les consommateurs-rices à se rendre indirectement responsables des conséquences dramatiques des pratiques commerciales déloyales en Europe comme dans les pays du Sud. Sergi Corbalán, Directeur exécutif de FTAO, a déclaré :</p>
<blockquote><p>« <a href="/que-fait-lunion-europeenne-pour-les-petits-producteurs-du-sud/">Nous demandons</a> à la Commission de Bruxelles de mettre en place des mécanismes pour promouvoir les échanges d’information et les investigations conjointes entre les États membres de l’UE. Tou-te-s les producteurs-rices qui alimentent le marché européen devraient pouvoir porter plainte de manière anonyme et indépendamment de leur pays d’origine, au sein ou hors de l’UE »</p></blockquote>
<p>Pour Florence Sonntag, responsable plaidoyer de la Plate-Forme pour le Commerce Equitable (PFCE) :</p>
<blockquote><p>« Le rapprochement des centrales d’achats de la grande distribution, qui continue à accroître leur concentration en France, soulève de vives inquiétudes,. Les TPE-PME du commerce équitable et les agriculteurs-rices sont en première ligne en cas de pratiques commerciales déloyales. »</p></blockquote>
<p>Pour Ingrid Aymes de Peuples Solidaires-ActionAid France :</p>
<blockquote><p>« Au niveau français, le dispositif de lutte contre les pratiques commerciales déloyales est certes parmi l’un des plus avancés des pays de l’Union européenne. Mais les ventes alimentaires sont concentrées entre les mains d’un nombre restreint de distributeurs comme E. Leclerc ou Casino, qui s’approvisionnent auprès de centrales d’achat européennes localisées en dehors du territoire national, telles que Coopernic ou EMD, et qui limitent ainsi la capacité des autorités françaises à s’attaquer aux pratiques commerciales déloyales »</p></blockquote>
<p class="leftGreyBG"><a href="/travailleurs-invisibles-carrefour-tesco-et-walmart-epingles-par-la-confederation-syndicale-internationale/">« Travailleurs invisibles » : Carrefour, Tesco et Walmart épinglés par la Confédération syndicale internationale</a></p>
<p>L’inaction de la Commission européenne laisse les fournisseurs vulnérables face aux PCD, comme les retards de paiement, les modifications unilatérales de contrat, et les transferts inéquitables de risque sur les fournisseurs. Des études économiques indépendantes démontrent que lorsque les supermarchés se déchargent de risques sur leurs fournisseurs par des retards de paiement ou des coûts supplémentaires, ces risques sont souvent transférés vers le bas de la chaîne. Cette situation donne trop souvent lieu à l’exploitation des travailleurs-ses et des producteurs-rices dans les pays en développement. Une telle pression sur les prix risque également de pousser les fournisseurs à réduire leurs investissements en matière d’innovation et à ne plus répondre correctement aux exigences telles que la traçabilité des filières : un risque qui retombe, en bout de chaîne, sur les consommateurs-rices avant tout.</p>
<h6><span style="line-height: 1.5;">Explorez notre carte interactive sur la grande distribution à la conquête du Sud</span></h6>
<h6><img class="alwaysThinglink" style="max-width: 100%;" src="//cdn.thinglink.me/api/image/733605991613988866/1024/10/scaletowidth#tl-733605991613988866;1043138249'" alt="" /><script src="//cdn.thinglink.me/jse/embed.js" async="" charset="utf-8"></script></h6>
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		<title>Le centre commercial, problème ou solution ?</title>
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		<pubDate>Mon, 21 Dec 2015 13:45:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Rédaction]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Avec l’urbanisation planétaire sans ville se multiplient les autoroutes urbaines, les gates communities, les gratte-ciel, les enclaves pour touristes et les centres commerciaux… Que faut-il en penser ? Sont-ils le signe d’une modernité à air conditionné ou d’une époque productiviste révolue ? Thierry Paquot, philosophe de l’urbain donne son point de vue. Lorsque l’architecte viennois, [&#8230;]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p class="GreyBG">Avec l’urbanisation planétaire sans ville se multiplient les autoroutes urbaines, les <em>gates communities</em>, les gratte-ciel, les enclaves pour touristes et les centres commerciaux… Que faut-il en penser ? Sont-ils le signe d’une modernité à air conditionné ou d’une époque productiviste révolue ? Thierry Paquot, philosophe de l’urbain donne son point de vue.</p>
<p>Lorsque l’architecte viennois, Victor Gruen (1903-1980) émigré aux États-Unis, conçoit le premier shopping mall, (le Northland Center, près de Détroit, en 1954), il explique vouloir offrir aux habitants de la suburb un peu de « ville » hors de la ville- centre, c’est-à-dire un assemblage de boutiques et de services (y compris sociaux, du moins à l’époque) regroupés sous un même toit, entourés de vastes parkings, sorte d’ersatz de ville pédestre dédié aux commerces, aux restaurants, aux distractions. L’escalator et l’air conditionné permettent à la clientèle de circuler à son aise dans cette mini-ville qui semble confirmer le propos de l’historien Henri Pirenne, déclarant que « la ville est fille du commerce ».</p>
<div id="attachment_100463" class="wp-caption aligncenter"><a href="/wp-content/uploads/2015/12/Northland-Center-Southfield-MI-1954.jpg"><img class="wp-image-100463 size-full" src="/wp-content/uploads/2015/12/Northland-Center-Southfield-MI-1954.jpg" alt="Northland Center, Southfield, MI 1954" width="750" height="566" /></a><div class="wp-caption-text">Le premier centre commercial de l&rsquo;histoire, le Northland Center, ouvert en 1954 à Southfield, près de Détroit, aux Etats Unis</div></div>
<p>Depuis, les centres commerciaux ont été désertés de leurs activités civiques et philanthropiques et se sont dotés d’au moins deux enseignes puissantes (une à chaque bout du dispositif architectural) qui entraînent une farandole de boutiques, souvent de « marques » disposant de nombreuses succursales, disposées le long de « rues » abritées au look de « passages parisiens », avec musique d’ambiance et animations « artistiques ». Consommer devient un loisir ! La supérette, le supermarché, l’hypermarché, le grand magasin, les magasins thématiques (sports, vêtements, électro-ménager, jardinage, bricolage….) se sont démultipliés sur tous les territoires urbanisés attirant chaque jour des milliers d’automobilistes qui viennent remplir le réservoir de leur automobile, déjeuner et acheter d’innombrables « promotions » inutiles… Les deux premiers groupes mondiaux, l’américain Walmart (né en 1962) et Carrefour (né en 1959) se partagent le gros d’une clientèle « accro », ravie de remplir son caddie à l’abri des violences urbaines dans des « espaces publics » privés, vidéo- surveillés, vigilisés…Et ils essaiment au fur et à mesure où l’urbanisation transforme les terres arables en terres à bâtir, où la globalisation accroît démesurément les échanges internationaux suite aux délocalisations programmées et où une middle class n’a d’autre compensation à son mal-être que d’accumuler les « choses », piteuses compensations d’une monde abandonné à l’uniformisation…</p>
<div id="attachment_100471" class="wp-caption aligncenter"><a href="/wp-content/uploads/2015/12/1280px-Chine_carrefour1.jpg"><img class="wp-image-100471 size-large" src="/wp-content/uploads/2015/12/1280px-Chine_carrefour1-1024x768.jpg" alt="Carrefour en Chine" width="1024" height="768" /></a><div class="wp-caption-text">Devanture d&rsquo;un centre commercial Carrefour à Pékin, en Chine</div></div>

<p>Le groupe Carrefour possède 11 900 magasins dans 30 pays, il est le premier distributeur étranger en Chine et ouvre des hypermarchés en Indonésie, Malaisie, à Singapour et à Taïwan, mais aussi au Brésil, en Argentine et en Colombie, sans oublier le Maroc et la Tunisie et bientôt en Afrique noire.</p>
<blockquote><p>Qui dira le coût humain (et aussi social et culturel) d’un centre commercial ?<br />
Combien d’emplois suppriment-ils dans le commerce de détail voisin ?<br />
Quelle est son empreinte environnementale ?<br />
Combien de CO2 dégage les flots de voitures qui s’y rendent quotidiennement ?<br />
Et la « chaîne du froid » indispensable aux surgelés et autres produits « frais » ?<br />
En quoi son édification standardisée et normalisée est-elle responsable d’une homogénéisation du paysage urbain ?<br />
De quelles manières la « pratique du centre commercial » conditionnent-elles les modes de vie et les imaginaires des chalands ?<br />
Comment se libérer de cette aliénation « enchantée » du monde de la marchandise ?<br />
Pourquoi ne pas cultiver d’autres modalités d’échange ?<br />
Une ville n’est-elle pas aussi constituée d’un rez-de-chaussée aussi composite que joyeux. Les pays qui s’urbanisent (qu’on dénommaient autrefois, « du tiers-monde », du « sud », « émergents »…) n’ont-ils pas à inventer d’autres conceptions urbaines, plus vertueuses d’un point de vue environnemental et énergétique et plus soucieuse des productions locales et domestiques ?</p></blockquote>
<p>Tout centre commercial porte en lui la négation de la ville, entendue comme l’heureuse combinaison de l’urbanité, de l’altérité et de la diversité. Ces machines-à-consommer- pour-consommer appauvrissent les consommateurs qui peinent à retrouver l’unité de leur personnalité, tant la capitalisme financiarisé l’émiette en une myriade de rôles secondaires (« client », « usager », « consommateur », « citadin », etc.) et en règle aussi bien la chorégraphie que les répliques. Notre monde n’est pas celui du pauvre héros de <em>The Truman Show</em>… Boycotter le centre commercial revient à refuser la conception du monde qu’il promeut, sa territorialité factice et ses temporalités contraintes.</p>
<p class="GreyBG">Thierry Paquot est le raphsode de la revue L’Esprit des villes (Infolio) et l’auteur de nombreux ouvrages, dont Terre urbaine. Cinq défis pour le devenir urbain du monde (La Découverte, 2006 et 2016 avec une Préface inédite) et Désastres urbains. Les villes meurent aussi (La Découverte, 2015).</p>
<p>Photo de Une : Canal Walk, le troisième plus grand centre commercial d&rsquo;Afrique, à Cape Town (Afrique du Sud)</p>
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