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	<title>Altermondes &#187; DÉVELOPPEMENT DURABLEAltermondes</title>
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	<description>Nous lire, c&#039;est déjà agir</description>
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		<title>Quand les semences industrielles envahissent le Sud</title>
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		<pubDate>Wed, 02 Mar 2016 14:11:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Mathieu Viviani]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[DÉVELOPPEMENT DURABLE]]></category>
		<category><![CDATA[agriculture paysanne]]></category>
		<category><![CDATA[multinationale]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>Le lobby des semences industrielles est en marche et inquiète grandement les paysans du Sud. Aujourd’hui, les multinationales des graines ne se contentent plus d’installer leur monopole par le biais commercial : elles incitent désormais les gouvernements du Sud à changer leurs réglementations. Au grand dam des paysans locaux. Producteurs de 70% des matières premières alimentaires mondiales, [&#8230;]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p class="GreyBG">Le lobby des semences industrielles est en marche et inquiète grandement les paysans du Sud. Aujourd’hui, les multinationales des graines ne se contentent plus d’installer leur monopole par le biais commercial : elles incitent désormais les gouvernements du Sud à changer leurs réglementations. Au grand dam des paysans locaux.</p>
<p>Producteurs de 70% des matières premières alimentaires mondiales, nombre d&rsquo;agriculteurs du Sud perpétuent un modèle agricole durable, basé notamment sur l’utilisation des semences paysannes. « <em>Ces graines sont issues de plusieurs décennies, voire de siècles, de sélection</em>, explique <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Marc_Dufumier" target="_blank">Marc Dufumier</a>, agronome et enseignant-chercheur. <em>Cette sélection se base sur un critère majeur, qu’est l’adaptation à l’environnement local </em>». <span style="line-height: 1.5;">Libres de droit, réutilisables et échangeables, ces semences sont aussi d’une grande diversité génétique, ce qui les rend adaptables aux changements climatiques actuels.</span></p>
<h6>Le fléau des semences industrielles</h6>
<p><span style="line-height: 1.5;">Aujourd’hui, les semences paysannes sont menacées par l&rsquo;avancée des semences industrielles. Les multinationales  qui commercialisent ces graines n&rsquo;hésitent pas à utiliser tous les leviers pour installer leur monopole au Sud : actions commerciales mais aussi lobby auprès des gouvernement afin d&rsquo;obtenir des réglementations favorables. L’Organisation mondiale du commerce (</span><a style="line-height: 1.5;" href="https://www.wto.org/french/thewto_f/whatis_f/whatis_f.htm" target="_blank">OMC</a><span style="line-height: 1.5;">) oblige ses pays membres à adopter une loi sur la protection des variétés végétales nouvelles (POV, protection des obtentions végétales).</span></p>
<p class="rightGreyBG">Retrouvez une <a href="/?s=semences" target="_blank">sélection d&rsquo;articles</a> sur les semences paysannes.</p>
<p><span style="line-height: 1.5;">Obéissant aux règles de la propriété intellectuelle, cette loi POV a pour fonction de protéger les droits des obtenteurs de semences, paysans comme industriels. Ce dispositif a au moins la vertu de fixer des règles dans le cadre de l’action publique des États. Mais étant donné que son application est laissée à l’appréciation de ces derniers et vu la capacité d’influence des lobbies industriels, le risque de voir voter des lois en défaveur des paysans locaux n’est plus à écarter. C&rsquo;est ce que dénonce notamment Agronomes et vétérinaires sans frontières (AVSF) : </span></p>
<blockquote><p><span style="line-height: 1.5;">« </span><em style="line-height: 1.5;">Aux yeux de la loi, les paysans qui continueraient à utiliser des semences paysannes pourraient être purement et simplement considérés comme des délinquants. Selon les pays, les peines encourues seraient plus ou moins lourdes. Mais le vrai danger relève surtout de la paupérisation annoncée des communautés paysannes déjà vulnérabilisées, de l’insécurité alimentaire généralisée et de la réduction du patrimoine génétique de notre planète.</em><span style="line-height: 1.5;"> »</span></p></blockquote>
<div id="attachment_132079" class="wp-caption aligncenter"><a href="/wp-content/uploads/2016/03/Grains-mais-blancs-et-jaunes-au-Togo.jpg"><img class="wp-image-132079 size-large" src="/wp-content/uploads/2016/03/Grains-mais-blancs-et-jaunes-au-Togo-1024x768.jpg" alt="Grains maïs blancs et jaunes au Togo" width="1024" height="768" /></a><div class="wp-caption-text">Grains de maïs blancs et jaunes au Togo &#8211; crédit : AVSF</div></div>
<h6><span style="line-height: 1.5;">Des accords de libre-échange en défaveur des semences paysannes</span></h6>
<p><span style="line-height: 1.5;">A l&rsquo;échelle internationale, la signature d’accords de libre-échange (ALE) représente un autre risque pour les semences paysannes. Depuis la fin des années 90, les États-Unis et l’Europe cherchent à faire passer des accords de libre-échange bilatéraux en Afrique, un des continents où les graines naturelles sont les plus utilisées. Le but de ces négociations est clair : obtenir le maximum d’atouts commerciaux pour les entreprises américaines et européennes. « </span><em style="line-height: 1.5;">Une fois ratifiés, ces accords permettront une augmentation des importations de semences, entraîneront également une réduction des activités de sélection végétale au niveau national</em><span style="line-height: 1.5;">, redoute l’ONG.</span><em style="line-height: 1.5;"> Ils faciliteront la monopolisation des systèmes semenciers locaux par les entreprises étrangères et perturberont les systèmes agricoles traditionnels dont dépendent pour leurs survies des millions de paysans africains. </em><span style="line-height: 1.5;">»</span></p>
<p>Autant de raisons pour lesquelles AVSF a lancé une nouvelle campagne de sensibilisation baptisée <a href="http://libertepourlespaysans.org/" target="_blank"><em>Non, au monopole des semences industrielles dans les pays du Sud</em></a>.</p>
<p><iframe src="http://libertepourlespaysans.org/" width="640" height="350"> </iframe></p>
<p class="BleuBorder"><strong>L&rsquo;illusion de rentabilité des semences industrielles<br />
</strong><span style="line-height: 1.5;">Profitant de leurs difficultés économiques liées en partie à la spéculation sur les denrées alimentaires et les aléas climatiques (sécheresses, inondations, dérèglements des saisons), des multinationales tentent de monopoliser le marché des graines au Sud. </span><span style="line-height: 1.5;">Pris à la gorge financièrement, de nombreux agriculteurs se résolvent à acheter des semences génétiquement modifiées dans l’espoir d’obtenir un meilleur rendement. En effet, ces dernières résistent mieux aux insectes et contingences météorologiques, ce qui donne, à cours terme, des rendements encourageants. Mais les « désillusions » ne tardent pas à venir, comme le déplore Marc Dufumier : « <em>Après un certain temps, les déséquilibres écologiques liés à l’emploi d’engrais de synthèse et surtout de pesticides commencent à intervenir. Par exemple, lorsqu’un insecte résistant aux pesticides commence à proliférer. Pour rétablir ensuite l’écosystème, il va falloir encore plus de temps : c’est très difficile à réinverser. </em>»</span></p>
<p>Crédits photo de Une : F. Coat</p>
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		<title>Et si on s’affranchissait de la croissance ? Le Bhoutan, un laboratoire du bonheur</title>
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		<pubDate>Mon, 15 Feb 2016 14:39:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Rédaction]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[DÉVELOPPEMENT DURABLE]]></category>
		<category><![CDATA[Bhoutan]]></category>
		<category><![CDATA[croissance économique]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>Au Bhoutan, petit pays au cœur de l’Himalaya, l’heure est au bilan. On y célèbre l’anniversaire du roi qui, voilà quarante ans, inventa une philosophie nouvelle, le Bonheur national brut (BNB), qui interpelle aujourd’hui le monde entier. Au-delà d’une volonté de rendre plus heureux ses habitants, le BNB vient questionner pratiques et croyances occidentales et [&#8230;]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p class="GreyBG">Au Bhoutan, petit pays au cœur de l’Himalaya, l’heure est au bilan. On y célèbre l’anniversaire du roi qui, voilà quarante ans, inventa une philosophie nouvelle, le Bonheur national brut (BNB), qui interpelle aujourd’hui le monde entier. Au-delà d’une volonté de rendre plus heureux ses habitants, le BNB vient questionner pratiques et croyances occidentales et donne à réfléchir sur de nouveaux paradigmes de développement. Reportage.</p>
<p><span style="line-height: 1.5;"><a href="https://soundcloud.com/altermondes/chronique-radio-nova-le-bhoutan-un-laboratoire-du-bonheur"><img class="aligncenter wp-image-1732 size-full" src="/wp-content/uploads/2014/11/nova.png" alt="nova" width="916" height="128" /></a></span></p>
<div id="attachment_97396" class="wp-caption alignright"><a href="/wp-content/uploads/2015/12/COUV-ALTER-44-e1449589245284.jpg"><img class="wp-image-97396 size-thumbnail" src="/wp-content/uploads/2015/12/COUV-ALTER-44-106x150.jpg" alt="L'invasion des supermarchés : les pays du Sud doivent-ils en avoir peur ?" width="106" height="150" /></a><div class="wp-caption-text">Cet article est paru dans le <a href="/decouvrez-le-nouveau-numero-sur-les-supermarches-a-la-conquete-du-sud/">numéro 44</a> d&rsquo;<em>Altermondes</em></div></div>
<p><span style="line-height: 1.5;">Avez-vous accès à l’électricité ? Combien de prières faites-vous par jour ? Possédez-vous une télévision couleur ? Les membres de votre famille prennent-ils soin les uns des autres ? Sentez-vous que vous avez le droit de vous exprimer librement ? Depuis 2006, 148 questions permettent au Bhoutan, petit pays situé au coeur de l’Himalaya, de mesurer le bien-être de sa population à travers un indicateur : le Bonheur national brut (BNB). Dans le cadre de la cinquième conférence internationale sur le BNB qui s’est tenue en novembre dernier, le <a href="http://www.bhutanstudies.org.bt/" target="_blank">Center for Bhutan Studies</a> (CBS) a livré les résultats du deuxième sondage mené auprès de 7 153 Bhoutanais, choisis parmi les quelque 700 000 habitants d’un pays qui fait la taille de la Suisse. </span></p>
<p><span style="line-height: 1.5;">La mise à jour de cet indicateur révèle que 43,4 % des Bhoutanais sont <em>« très heureux »</em> ou <em>« profondément heureux »</em>. Plus précisément, ils sont plus heureux en zone urbaine qu’en zone rurale, les hommes davantage que les femmes et les célibataires plus que les couples mariés. Pendant six mois, une centaine de « sondeurs » a sillonné le pays à la rencontre des habitants pour mesurer leur niveau d’éducation, leur revenu, leur lien avec les autres villageois, le temps qu’ils passent à dormir ou encore leur prise de conscience de l’importance du recyclage… </span><span style="line-height: 1.5;">Karma Ura, directeur du CBS, </span><span style="line-height: 1.5;">explique : </span></p>
<blockquote><p><span style="line-height: 1.5;">« Nous voulons savoir comment les gens expérimentent le bien vivre et comment ils sont affectés par le développement. Le “bonheur” est un concept très complexe. Mieux on le comprend, plus on peut être attentif au sein du gouvernement à améliorer le sort des individus. » </span></p></blockquote>
<p><span style="line-height: 1.5;">Ces chiffres, bien que très subjectifs, ont en effet pour vocation d’orienter une vision de société. </span><span style="line-height: 1.5;"><em>« Le bien-être des populations est plus important que le développement économique du pays. »</em> C’est par ces propos tenus en 1979 que le quatrième roi du Bhoutan, Jigme Singye Wangchuck, formula la philosophie du Bonheur national brut, pour guider son pays. L’indicateur, créé 68 </span><span style="line-height: 1.5;">deux décennies plus tard, repose sur neuf dimensions : santé, éducation, utilisation du temps, résilience écologique, vitalité communautaire, bonne gouvernance, bien-être psychologique, résilience culturelle et niveau de vie. Une seule est donc assise sur la richesse matérielle. </span></p>
<h6><span style="line-height: 1.5;">Un socle de valeurs spirituelles </span></h6>
<p><span style="line-height: 1.5;"><em> <a href="/wp-content/uploads/2016/02/Panneau-devant-une-ecole-.jpg"><img class=" wp-image-124742 size-medium alignleft" src="/wp-content/uploads/2016/02/Panneau-devant-une-ecole--300x199.jpg" alt="Panneau devant une ecole" width="300" height="199" /></a>« Nous devons réfléchir, construire et agir. »</em> Le discours d’ouverture de la conférence internationale prononcé par le Premier ministre Tsering Tobgay a mis en avant les résultats de la dernière enquête de manière prospective. L’objectif ? Avancer des pistes concrètes de politiques à mettre en oeuvre. Car, le BNB, non assorti d’actions concrètes, est la cible des critiques. Il est accusé d’être un alibi de communication à l’international plutôt qu’une attention réelle portée aux attentes de la population. C’est ce que souligne Neten Zangmo, ex-responsable de la commission anti-corruption au gouvernement et aujourd’hui directrice d’une ONG qui oeuvre pour l’environnement. <em>« Nous sommes hypocrites ! On sait tous que mettre en place le BNB est la chose à faire. En parler est une chose, le mettre en action en est une autre. Pourquoi est-ce si difficile ? Tout le monde doit s’atteler à sa mise en pratique, à tout moment. »</em> De fait, en allant à la rencontre des habitants des villages, loin de la capitale et de certaines formes de modernité, on constate que le BNB n’est pas porté par les habitants en tant que tel, tout comme un Français ne saurait définir précisément le PIB. Le quotidien est rythmé par le travail aux champs qu’assurent autant les femmes que les hommes. La proportion de la population vivant de l’agriculture s’élevait à plus de 93 % en 2010. Les conditions de vie sont très rudes ; le bien-être matériel et un confort minimal demeurent les préoccupations essentielles des Bhoutanais. Le village de Gangtey se situe dans la vallée de Pobjhika, à plus de 3 000 mètres d’altitude. Ici, la première route a été construite en 1985, la télévision est arrivée en 2000, changeant la vie des habitants. C’est le cas de Goeche Om, 60 ans. <em>« Après 2000, le Bhoutan a connu un énorme changement avec la télévision, la radio et Internet. La vie des gens est devenue plus facile. Maintenant, je mets seulement quelques heures en voiture pour aller au village voisin au lieu d’une semaine à pied, et ça, ça me rend heureuse. »</em> Si la modernité occidentale est visible même dans les endroits les plus reculés, la philosophie du bien-être, au Bhoutan, reste indissociable de celle du bouddhisme. La vie spirituelle est mêlée à la vie quotidienne, qui repose sur un socle de valeurs inhérentes à la culture bouddhiste : la solidarité, la vie en communauté, un profond respect pour la nature. Inscrit dans la Constitution de 2008, le BNB repose sur le fait que <em>« l’idée de bonheur puisse conduire la politique, en général, et les comportements, en particulier, pour maintenir vivantes les valeurs de notre civilisation »</em>. </span></p>
<h6><span style="line-height: 1.5;">Questionner notre propre modèle </span></h6>
<div id="attachment_124744" class="wp-caption alignright"><a href="/wp-content/uploads/2016/02/Inscription-sur-un-mur-de-la-capitale-Timphu.jpg"><img class="wp-image-124744 size-medium" src="/wp-content/uploads/2016/02/Inscription-sur-un-mur-de-la-capitale-Timphu-300x199.jpg" alt="Inscription sur un mur de la capitale Timphu" width="300" height="199" /></a><div class="wp-caption-text">« Différent, cest beau » Inscription sur un mur de la capitale Timphu</div></div>
<p><span style="line-height: 1.5;">Ce paradigme de développement imprégné de tradition bouddhiste questionne les 48 pays présents lors de la conférence internationale. Pour Célina Whitaker, cofondatrice du Collectif Richesse avec Patrick Viveret et coprésidente du <a href="http://www.collectif-richesses.org/" target="_blank">réseau Fair</a>, <em>« cette approche nous paraît inspirante dans sa manière de poser les questions des “conditions de vie dignes”, base indispensable pour envisager l’épanouissement de chacun »</em>. Il ne s’agit donc pas de transposer le BNB mais de s’inspirer de sa vision holistique qui est basée sur la suffisance plutôt que sur la consommation effrénée. Des concepts nés ailleurs dans le monde vont aussi dans ce sens : le <em>buen vivir</em> en Amérique latine ou le Livelihood Sovereignty dans la région du Mékong. En France et ailleurs en Europe, des indicateurs alternatifs (ou complémentaires) au PIB voient peu à peu le jour pour penser la croissance autrement. En témoigne par exemple la Loi française votée en avril 2015 sur la prise en compte de nouveaux indicateurs de richesse dans la définition et l’évaluation des politiques publiques. Cependant, ce ne sont que des instruments de mesure. Le Bhoutan n’est pas exempté de défis « modernes » à relever : le chômage des jeunes, la désertion des campagnes, la drogue et l’alcoolisme… Pour autant, après une visite dans ce petit laboratoire himalayen, l’envie prend de citer Nelson Mandela : <em>« Une vision qui ne s’accompagne pas d’acte n’est qu’un rêve. Une action qui ne découle pas d’une vision est du temps perdu. Une vision suivie d’actions peut changer le monde »</em>.</span></p>
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		<title>Les producteurs de lait du Burkina Faso, solidaires de leurs homologues européens</title>
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		<pubDate>Thu, 28 Jan 2016 10:00:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Rédaction]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[DÉVELOPPEMENT DURABLE]]></category>
		<category><![CDATA[agriculture]]></category>
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		<category><![CDATA[solidarité internationale]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Alors qu’elle fait face à une longue série de contraintes (changement climatique, faible productivité, etc.) l’Union nationale des mini-laiteries et des producteurs de lait du Burkina Faso suit avec beaucoup d’inquiétude le développement de la crise du lait en Europe. Elle multiplie les actions de plaidoyer et les alliances, notamment avec des producteurs européens, pour [&#8230;]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p class="GreyBG">Alors qu’elle fait face à une longue série de contraintes (changement climatique, faible productivité, etc.) l’<a href="http://www.burkinalait.org/" target="_blank">Union nationale des mini-laiteries et des producteurs de lait du Burkina Faso</a> suit avec beaucoup d’inquiétude le développement de la crise du lait en Europe. Elle multiplie les actions de plaidoyer et les alliances, notamment avec des producteurs européens, pour relever les nouveaux défis. Un article paru dans le dernier numéro de défis Sud, magazine de l&rsquo;ONG belge <a href="https://www.sosfaim.be" target="_blank">SOS Faim</a>.</p>
<div id="attachment_115726" class="wp-caption alignright"><a href="/wp-content/uploads/2016/01/defis_sud_lait.png"><img class="wp-image-115726 size-thumbnail" src="/wp-content/uploads/2016/01/defis_sud_lait-113x150.png" alt="SOS Faim : défis sud, dossier " width="113" height="150" /></a><div class="wp-caption-text">Cet article est paru sous le titre <em>Burkina Faso : liste des contraintes s&rsquo;allonge pour les mini-laiteries</em> dans le dernier numéro de <a href="https://www.sosfaim.be/publication/vouloir-le-lait-et-largent-du-lait/" target="_blank">Défis Sud</a>, le magazine de l&rsquo;ONG belge <a href="https://www.sosfaim.be" target="_blank">SOS Faim</a></div></div>
<p>La <span style="line-height: 1.5;">Début décembre, les membres du bureau de l’Union nationale des mini-laiteries et des producteurs de lait (UNMLP) du Burkina Faso se sont réunis à Ouagadougou. En l’espace d’une journée, ils ont fait le bilan de leurs projets. Tous s’accordent pour dire que c’est une période difficile pour les 1700 membres, dont 90% de femmes. </span><em style="line-height: 1.5;">« La situation n’est pas reluisante, au regard du contexte national et international. Mais en tant que producteurs, transformateurs, nous sommes motivés pour la survie de notre métier, la survie de notre production », </em><span style="line-height: 1.5;">déclare Adama Ibrahim Diallo, président de l’UNMLP. </span><em style="line-height: 1.5;">« Nos mini-laiteries sont soit créées par des producteurs ou approvisionnées par des groupements de producteurs. Nous travaillons à développer la production du lait local ».</em></p>
<h6>Hantise de la crise du lait eu Europe</h6>
<p><a href="/wp-content/uploads/2016/01/Burkina-Faso-_-lait.jpg"><img class="alignleft wp-image-115730 size-medium" src="/wp-content/uploads/2016/01/Burkina-Faso-_-lait-225x300.jpg" alt="Burkina Faso _ lait" width="225" height="300" /></a>Parmi les contraintes auxquelles font face les mini-laiteries au Burkina Faso, l’alimentation du bétail demeure un facteur permanent qui contribue à la faible productivité du cheptel. Mais ce qui semble inquiéter le plus les producteurs et transformateurs de lait local burkinabè en ce moment, c’est bien la crise du lait qui sévit en Europe.<em> « Avec la levée des quotas et l’embargo russe, vers où les Européens vont-ils se tourner ? Vers l’Afrique et cela nous inquiète beaucoup »,</em> analyse le président de l’UNMLP.<em> « Aujourd’hui le lait en poudre est devenu tellement moins cher qu’on n’est pas compétitif sur le marché. En plus le coût de la production à notre niveau est de plus en plus élevé ».</em></p>
<h6>Solidarité avec les producteurs européens</h6>
<p>Pour Adama Ibrahim Diallo, que ce soit en Europe ou en Afrique, les multinationales sont les seules à tirer profit. « <em>Aujourd’hui, tout joue en faveur des industries et multinationales. Ni les producteurs européens ni ceux du Sud ne s’en sortiront. Nous ne recevons  pas de subvention de l’Etat. Les Européens en reçoivent, mais malgré ça ils ne s’en sortent pas </em>(…) <em>On est solidaires</em>.<em> Que ça soit sur le plan national ou international, nous sommes prêts à mener des actions ensemble pour se faire entendre. Le 1<sup>er</sup> juin dernier, lors de la commémoration de la journée internationale du lait, nous avons eu une rencontre avec le MIG, une association de producteurs de lait belges, afin de voir comment développer le même argumentaire face aux politiciens du Nord et Sud, pour que la production locale du lait soit prise en compte », </em>explique le président de l’UNMLP<em>.</em></p>
<h6>Pour des politiques plus favorables</h6>
<p>Adama Ibrahim Diallo est conscient des nombreuses faiblesses des mini-laiteries. Mais cela n’est pas une fatalité<em>. Nous plaidons auprès des autorités. On leur demande de tenir compte de la survie de notre métier, de notre production, de construire des politiques de sorte à amener les producteurs à s’améliorer.</em><em> Il est intolérable de mettre une grande partie de la population sur la touche, en remplaçant les éleveurs par de grandes multinationales.</em></p>
<p>Pour l’année 2016, l’UNMLP entend multiplier les actions en direction de l’Etat afin de plaider en faveur de marchés institutionnels. <em>« Si l’Union avait un marché pour approvisionner les cantines scolaires, les hôpitaux, les camps militaires, etc. on n’aurait même pas besoin d’aller en concurrence directe avec les produits importés », </em>soutient Adama Ibrahim Diallo<em>.</em> Les acteurs des mini-laiteries mettent en avant « la qualité de leur lait » comparativement au lait importé. <em>« La qualité est nettement différente, parce que le lait en poudre c’est du lait mort alors que le lait local est vivant. Nous mettons l’accent sur la qualité. On a un potentiel énorme de production, il nous faut juste une bonne politique. Nous avons près de 9 millions de bovins au Burkina</em>.</p>
<h6>Des motifs d’espoir</h6>
<p class="leftGreyBG"><strong>Défendre la production de lait local au Burkina<br />
</strong>Les productrices, producteurs du lait et les mini laiteries du Burkina à travers leurs structures nationales, ont décidé de constituer une <a href="http://www.burkinalait.org/" target="_blank">Union Nationale des mini laiteries et producteurs du lait local au Burkina</a> pour renforcer leurs capacités d’intervention en matière de développement de la production et transformation laitière au Burkina Faso.</p>
<p><span style="line-height: 1.5;">Les mini-laiteries parviennent à assurer leur survie. Les premières existent depuis le début des années 1990. Comment expliquer cette longévité ? </span><em style="line-height: 1.5;">« Personnellement je pense qu’il n’y a pas d’autre secret qu’être dynamique et permanent sur le terrain&#8230; Il ne faut pas non plus compter seulement sur les financements et les dons. Il faut fournir l’effort nécessaire avec le peu que tu as. En 2000 il n’y avait pas plus de 2 ou 3 transformateurs. Mais aujourd’hui on peut compter 45 marques de yaourt. Malgré quelques difficultés, on tient le coup parce qu’il y a une certaine confiance entre nous et nos fournisseurs </em><span style="line-height: 1.5;">».</span></p>
<p>Cette longévité constitue pour tous l’un des principaux motifs d’espoir. <em>«  Depuis 1990, la quantité de production a augmenté grâce aux unités de transformation, les producteurs n’envoient plus leurs animaux en transhumance, même si certains animaux partent, au moins les vaches laitières restent. Avant, tout le troupeau partait en transhumance en saison sèche »</em>.  Adama Ibrahim Diallo se félicite aussi de l’évolution de la consommation : <em>« La consommation du lait local est entrée dans les habitudes alimentaires. Les Burkinabé savent qu’on peut transformer le lait frais en yaourt et donc de plus en plus de personnes préfèrent le yaourt fait à base du lait local que le yaourt issu du lait en poudre ». </em>Il note aussi avec satisfaction l’évolution des systèmes de production. <em>«  Vous allez voir qu’il existe des laiteries artisanales avec des casseroles, mais il y a aussi des laiteries semi-artisanales, des laiteries modernes basées sur le lait local et même des centres de collecte»</em>.</p>
<p>Crédit photo : Union nationale des mini-laiteries et des producteurs de lait du Burkina</p>
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		<title>Pour une révolution conceptuelle de l’aide publique au développement</title>
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		<pubDate>Sat, 23 Jan 2016 09:24:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Andrea Paracchini]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[DÉVELOPPEMENT DURABLE]]></category>
		<category><![CDATA[aide publique au développement (APD)]]></category>
		<category><![CDATA[modèle de développement]]></category>
		<category><![CDATA[ONU]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Aujourd&#8217;hui à la tête du WWF France, Pascal Canfin a impulsé des évolutions dans la politique d’aide au développement française lorsqu’il était ministre délégué au Développement, de 2012 à 2014. Il en appelle à une révolution conceptuelle de l’aide publique au développement (APD). Interview parue en novembre dernier dans le hors-série spécial 10 ans d&#8217;Altermondes. Fin septembre, l’Assemblée [&#8230;]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p class="GreyBG">Aujourd&rsquo;hui à la tête du WWF France, Pascal Canfin a impulsé des évolutions dans la politique d’aide au développement française lorsqu’il était ministre délégué au Développement, de 2012 à 2014. Il en appelle à une révolution conceptuelle de l’aide publique au développement (<a href="http://www.insee.fr/fr/methodes/default.asp?page=definitions/aide-publique-developpement.htm" target="_blank">APD</a>). Interview parue en novembre dernier dans le hors-série spécial 10 ans d&rsquo;<em>Altermondes</em>.</p>
<h6>Fin septembre, l’Assemblée générale des Nations unies a adopté 17 Objectifs de développement durable (ODD), censés remplacer les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD). Un simple maquillage lexical ?</h6>
<div id="attachment_69036" class="wp-caption alignright"><a href="/wp-content/uploads/2015/10/HS10ans-e1445102106312.png"><img class="wp-image-69036 size-thumbnail" src="/wp-content/uploads/2015/10/HS10ans-107x150.png" alt="Hors série 10 ans d'Altermondes" width="107" height="150" /></a><div class="wp-caption-text">Cette interview est parue dans le <a href="/decouvrez-lhors-serie-collector-10-ans-daltermondes/">hors-série spécial 10 ANS</a> d&rsquo;<em>Altermondes</em></div></div>
<p><strong>Pascal Canfin :</strong> Il n’y a pas d’un côté l’agenda du développement et de l’autre, celui du développement durable. Au contraire, les deux sont profondément liés. Les <a href="http://www.undp.org/content/undp/fr/home/mdgoverview/post-2015-development-agenda.html" target="_blank">Objectifs de développement durable </a>(ODD), parce qu’ils intègrent ces deux dimensions, représentent donc une vraie révolution conceptuelle. Une révolution dans laquelle la France est en train de s’inscrire puisque la loi impose désormais que 50 % de l’activité de l’<a href="http://www.afd.fr/home" target="_blank">Agence française de développement</a> (AFD) concerne le climat. En tant que ministre, j’ai obtenu, par exemple, que les investissements en matière agricole respectent les principes d’investissement responsable fixés par le Comité de sécurité alimentaire de la FAO mais aussi que l’AFD arrête de financer des projets d’exploitation du charbon. Ces décisions très concrètes continuent d’être appliquées en matière d’énergie, de climat et d’agriculture. De manière totalement transversale, les questions de soutenabilité sont donc en train de pénétrer au cœur du logiciel de la République française.</p>
<p><img class="aligncenter wp-image-89030 size-large" src="/wp-content/uploads/2015/11/©millerand-8-1024x683.jpg" alt="©millerand-8" width="1024" height="683" /></p>
<h6>François Hollande a annoncé lors de son discours à la tribune de l’Onu une augmentation de l’aide publique au développement (APD) pour dégager 4 milliards d’euros de plus à partir de 2020.</h6>
<p><strong>P.C. :</strong> Sur l’aide publique au développement, la droite conservatrice britannique a réussi à obtenir une augmentation, alors que la gauche française n’a fait que la baisser d’année en année. C’est quand même paradoxal. L’annonce du président de la République est donc importante, y compris parce qu’aux bonnes intentions s’ajoute un engagement chiffré précis : quatre milliards d’euros supplémentaires dont deux réservés au dérèglement climatique. Il s’agira essentiellement de prêts supplémentaires de l’AFD, rendus possibles par l&rsquo;adossement de l’agence à la Caisse des dépôts et consignation. Mais les prêts ne suffisent pas : il faudrait davantage de dons pour financer l’adaptation au changement climatique dans les pays les plus pauvres et les plus vulnérables. C’est pourquoi la mise en place d’une taxe sur les transactions financières est fondamentale.</p>
<h6><span style="line-height: 1.5;">L’APD n’est pas le seul levier à travers lequel la France peut financer le développement. Les ODD ouvrent-ils de nouvelles pistes ?</span></h6>
<p><strong>P.C. :</strong> En Afrique, l’évasion fiscale représente dix fois le montant de l’aide qui est versée. Bien que nécessaire, l’APD n’est pas l’alpha et l&rsquo;oméga des politiques de développement. C’est pourquoi la pression politique contre l’optimisation fiscale des multinationales au Sud est beaucoup plus forte aujourd’hui qu’il y a dix ans. Et les ODD vont contribuer à renforcer cette dynamique. En revanche, sur les questions de réglementation des marchés financiers, je crains qu’il y ait peu de leviers qui en ressortent. Les Banques centrales comme les régulateurs financiers ne se sentent pas interpellés par les ODD.</p>
<p><img class="aligncenter wp-image-89031 size-large" src="/wp-content/uploads/2015/11/©millerand-4-1024x683.jpg" alt="©millerand-4" width="1024" height="683" /></p>
<p><strong>Crédit photo : Camille Millerand</strong></p>
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		<title>Rajendra Singh : « Grâce à la johad, l&#8217;eau revient à sa source »</title>
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		<pubDate>Thu, 14 Jan 2016 10:00:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Andrea Paracchini]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[DÉVELOPPEMENT DURABLE]]></category>
		<category><![CDATA[développement durable]]></category>
		<category><![CDATA[eau]]></category>
		<category><![CDATA[Inde]]></category>
		<category><![CDATA[ressources naturelles]]></category>
		<category><![CDATA[Une seule planète]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Il s&#8217;appelle Rajendra Singh, mais en Inde il est connu comme « l&#8217;homme de l&#8217;eau ». Et pour cause. En 1985, alors qu&#8217;il se trouvait dans un petit village du Rajastan, il découvre la johad, une ancienne technique de stockage de l&#8217;eau de pluie. Depuis, il sillonne cet état semi-aride du pays pour réapprendre aux villageois [&#8230;]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p class="GreyBG">Il s&rsquo;appelle Rajendra Singh, mais en Inde il est connu comme « l&rsquo;homme de l&rsquo;eau ». Et pour cause. En 1985, alors qu&rsquo;il se trouvait dans un petit village du Rajastan, il découvre la <em>johad</em>, une ancienne technique de stockage de l&rsquo;eau de pluie. Depuis, il sillonne cet état semi-aride du pays pour réapprendre aux villageois comment restaurer le cycle de l&rsquo;eau. <em>Altermondes</em> l&rsquo;a rencontré lors de son passage à Paris.</p>

<p><a href="/wp-content/uploads/2015/06/USP.png"><img class="alignright wp-image-36434 size-thumbnail" src="/wp-content/uploads/2015/06/USP-150x137.png" alt="Une seule planète" width="150" height="137" /></a></p>
<p>En 1985, Rajendra Singh, jeune diplômé de médecine traditionnelle originaire de l&rsquo;état de l&rsquo;Uttar Pradesh, débarque dans le village de Kishori, au Rajasthan. Membre de l&rsquo;association <a href="http://tarunbharatsangh.in/" target="_blank">Tarun Bharat Sangh</a>, il vient de quitter son emploi de fonctionnaire à Jaipur pour s&rsquo;engager dans des projets solidaires.</p>
<blockquote><p>Je connaissais la médecine traditionnelle, alors j’ai commencé à soigner les personnes âgées. Mais au bout de six mois, elles m&rsquo;ont dit : « ce n&rsquo;est pas de vos soins dont on a besoins. Nous avons besoin de l&rsquo;eau. Sans eau, nous ne pourrons pas survivre ici »</p></blockquote>
<p class="annotatable">En effet, Kishori se trouve dans une région semi-aride où l&rsquo;excessive captation d&rsquo;eau pour usage agricole avait progressivement épuisé les nappes phréatiques qui alimentaient les puits et les sources en eau potable. Par conséquent, la surface cultivable s&rsquo;était drastiquement réduite, causant l&rsquo;exode des habitants de Kishori et de son district.</p>
<h6 class="annotatable">Redécouverte d&rsquo;une technique ancestrale</h6>
<p class="annotatable">Ce sont deux habitants du village qui font découvrir à Rajendra Singh la <em>johad</em>, un barrage rudimentaire fait de boue et pierres permettant de collecter les eaux de pluie pendant la saison des mousson et de les faire filtrer dans le sous-sol durant la période sèche. Simple à construire, elle nécessite des terrains stables en pente et d&rsquo;une saison des pluies régulière pour que le bassin puisse se remplir. Cette technique, connue depuis 1 500 av. J-C, a longtemps permis de maintenir le cycle de l&rsquo;eau dans des régions arides de l&rsquo;Inde.</p>
<div id="attachment_111111" class="wp-caption aligncenter"><a href="/wp-content/uploads/2016/01/water-johad-drawing1.png"><img class="size-full wp-image-111111" src="/wp-content/uploads/2016/01/water-johad-drawing1.png" alt="Le fonctionnement d'une Johad. Crédit : Anupma Sharma, National Institute of Hydrology" width="932" height="594" /></a><div class="wp-caption-text">Le fonctionnement d&rsquo;une <em>johad</em>. Crédit : Anupma Sharma, <a href="http://www.nih.ernet.in/" target="_blank">National Institute of Hydrology</a></div></div>
<p>Mais quand le gouvernement britannique a colonisé l&rsquo;Inde, il a imposé un système de gestion de l&rsquo;eau basé sur les grands barrages, les égouts et les canaux d&rsquo;irrigation&#8230; Non entretenues, les <em>johad</em> existantes sont tombées à l&rsquo;abandon et ont arrêté de rendre leur service. Il a fallu plus d&rsquo;un an pour que Rajendra Singh, seul, parvienne à en reconstruire une à Kishori. Mais face au succès de cette première expérience, les villageois ont accepté de mettre la main à la pâte. Et les habitants des villages voisins de leur emboîter le pas, accompagnés par Tarun Bharat Sangh, l&rsquo;association de Rajendra Singh.</p>
<blockquote><p>En un an, nous avons construit 36 <em>johad</em>. L’année d’après, plus de 200. Et je peux dire aujourd’hui qu’il y en a plus de 11 000 dans la région, sur une superficie de 8 600 km²</p></blockquote>
<p>Pour Rajendra Singh, la <em>johad</em> est une infrastructure pour le peuple, qui appartient au peuple. Son processus de construction et son entretien, pourtant simples, nécessitent la participation de tout un village, ce qui contribue à renforcer les liens au sein des communautés. Quant à son impact sur le cycle de l&rsquo;eau, sur la couverture végétale et sur l&rsquo;agriculture, il est avéré, comme le prouve entre autre cette étude d&rsquo;un centre de recherche suédois.</p>
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		<a href="#" class="aesop-doc-reveal-110632-1"><span class="aesop-document-component--label">document</span><br /> <div class="aesop-document-component--caption">Une étude de la Swedish International Development Cooperation Agency (en anglais) mesure l&#039;impact du travail de Tarun Bharat Sangh</div></a><div id="aesop-doc-collapse-110632-1" style="display:none;" class="aesop-content"><object class="aesop-pdf" data="https://altermondes.org/wp-content/uploads/2016/01/flow-8211-river-rejuvenation-in-india-impact-of-tarun-bharat-sangh8217s-work_36631.pdf" type="application/pdf" ></object></div></aside>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/KaXo5PG2WSg" width="640" height="360" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p class="annotatable">En 2015, Rajendra Singh a reçu le Stockholm Water Prize, aussi connu comme le « Prix Nobel de l&rsquo;eau »,  <em>« pour ses efforts innovants en matière de réhabilitation de l&rsquo;eau et d&rsquo;amélioration de la fiabilité de l&rsquo;eau dans l&rsquo;Inde rurale, et pour avoir fait preuve d&rsquo;un courage et d&rsquo;une détermination extraordinaires dans sa quête d&rsquo;amélioration des conditions de vie des plus nécessiteux. »</em></p>
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		<a href="#" class="aesop-doc-reveal-110632-2"><span class="aesop-document-component--label">document</span><br /> <div class="aesop-document-component--caption">Rajendra Singh remporte le Stockholm Water Prize 2015 </div></a><div id="aesop-doc-collapse-110632-2" style="display:none;" class="aesop-content"><object class="aesop-pdf" data="https://altermondes.org/wp-content/uploads/2016/01/2015_SWP_press_relesase_French1.pdf" type="application/pdf" ></object></div></aside>
<p id="ui-id-1">Rajendra Singh à Alwar (Inde) en 2014 Crédit : <a href="https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Rajendra_Singh.JPG#/media/File:Rajendra_Singh.JPG" target="_blank">Abhinav619</a></p>
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		<title>Madagascar : la société civile obtient une loi contre le trafic de bois noble</title>
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		<pubDate>Thu, 07 Jan 2016 17:12:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Mathieu Viviani]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[DÉVELOPPEMENT DURABLE]]></category>
		<category><![CDATA[corruption]]></category>
		<category><![CDATA[justice]]></category>
		<category><![CDATA[Madagascar]]></category>
		<category><![CDATA[ressources naturelles]]></category>
		<category><![CDATA[société civile]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Sur la Grande Île, une nouvelle loi va désormais doter la justice et la police de véritables moyens pour lutter contre le trafic de bois précieux. Une avancée sans précédent rendue possible par la société civile malgache. Explication. Les dispositions de la nouvelle loi Vendeurs, acheteurs, transporteurs, gestionnaires de stocks, tous les acteurs de la [&#8230;]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p class="GreyBG">Sur la Grande Île, une nouvelle loi va désormais doter la justice et la police de véritables moyens pour lutter contre le trafic de bois précieux. Une avancée sans précédent rendue possible par la société civile malgache. Explication.</p>



<p class="rightGreyBG"><strong>Les dispositions de la nouvelle loi<br />
</strong>Vendeurs, acheteurs, transporteurs, gestionnaires de stocks, tous les acteurs de la chaîne du trafic subiront désormais le même sort : 20 ans de prison et une amende égale au double du montant de la marchandise saisie. Composées de policiers, gendarmes et agents forestiers, des brigades mixtes seront désormais chargées d&rsquo;enquêter sur le terrain. Celles-ci transmettront leur dossier à une Cour de justice traitant uniquement ce genre d’affaire. Enfin, tous les Malgaches pourront porter plainte et se constituer partie civile à un procès s’ils s’estiment victimes de cette contrebande.</p>
<p>Les organisations environnementales malgaches l’attendaient depuis longtemps. Jeudi 17 décembre 2015, l’Assemblée nationale de Madagascar a définitivement adopté un projet de loi visant à lutter plus efficacement contre le trafic de bois précieux dans le pays. Véritable « fléau écologique », la vente illégale d’ébène et de bois de rose, principalement à la Chine, rapporte des millions de dollars à une « mafia locale » devenue très puissante. Le vote de cette nouvelle loi baptisée « loi Beboarimisa », du nom du ministre de l’Environnement actuel, a été plusieurs fois ajourné, sous la pression de certains députés malgaches soupçonnés d&rsquo;être en lien avec ce type de contrebande.</p>
<h6>La société civile à l’initiative</h6>
<p>« <em>Cette victoire est celle des organisations de la société civile malgache, qui, malgré les crises politiques successives traversées par notre pays, ont continué à faire pression sur les autorités </em>», réagit Andry Andriamanga, ex-coordinateur national de l’Alliance Voahary Gasy, une plate-forme regroupant 28 organisations de la société civile œuvrant pour l’environnement. Manifestations, plaidoyers, ateliers de sensibilisation des citoyens, formations des douaniers, policiers et magistrats, depuis 2009, ce collectif n’a pas ménagé ses efforts pour que le trafic du bois fasse partie de l’agenda politique du pays. « <em>Mais</em> <em>cela n’a pas été simple, </em>ajoute le militant. <em>Car ici, on voit bien souvent les gouvernements prendre des bonnes résolutions sans que celles-ci soient appliquées sur le terrain </em>». En 2011, un premier pas a été fait par l’État avec la publication d’une ordonnance punissant de deux à cinq ans de prison les voleurs de bois précieux. Andry Andriamanga, confie à ce sujet :</p>
<blockquote><p>« <em>Enthousiastes au début, on a très vite déchanté lorsqu’on a vu plusieurs barons de ce trafic être arrêtés puis relâchés</em>.<em> Il fallait aller plus loin dans l’arsenal juridique et policier dédié à ces infractions. C’est ce que propose cette nouvelle loi. </em>»</p></blockquote>
<h6>S’assurer de l’application du texte</h6>
<p>La société civile malgache va donc rester vigilante au sujet de l&rsquo;application de ce nouvel arsenal juridique. L&rsquo;actuel président de l’Alliance environnementale, Ndranto Razakamanarina, précise :</p>
<blockquote><p>« <em>Nous allons intensifier notre travail d’analyse et de sensibilisation du public d’une part et continuer à travailler en collaboration avec le Bureau indépendant anti-corruption malgache (</em><a href="http://www.bianco-mg.org/" target="_blank"><em>Bianco</em></a><em>) d’autre part. On ne manquera pas de pointer au grand jour le moindre manquement du gouvernement s’il y en a. C’est ce qu’on a fait jusqu’à aujourd’hui et on a bien vu que cela a porté ses fruits. </em>»</p></blockquote>
<p>Crédits photo de Une : Wikimedia</p>
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