Altermondes



Chaque action compte

PAR Altermondes 1er septembre 2008



En 1991, quand la chute de l’empire soviétique a définitivement marqué la fin de la guerre froide, nombreux furent ceux qui prédirent une nouvelle ère pour l’humanité, une ère de paix et de prospérité. Malheureusement, plus de dix ans sont passés et la réalité continue de les contredire. L’histoire qui ouvre ce dossier se passe au Zimbabwe (Page 16). Elle aurait pu avoir lieu dans un autre pays, sur un autre continent. Elle n’en aurait pas été pour le moins édifiante, au regard des droits humains.
Car le commerce des armes est un négoce on ne peut plus rentable… pour certains (Page 18). En 2007, les dépenses militaires mondiales s’élevaient à plus de 850 milliards de dollars. Près de 700 millions d’armes légères sont en circulation dans le monde. Au Nord comme au Sud, en situation de guerre comme de paix, la prolifération des armes conduit à la montée de la violence (Page 20). Les victimes en sont très souvent des civils innocents. Elle facilite voire renforce aussi de nouvelles formes de violence : l’enrôlement d’enfant soldat (Page 21), le viol comme arme de guerre (Page 22)… Désarmer pour développer est une priorité autant morale que pragmatique (Page 23). Non seulement les armes tuent, blessent et mutilent des individus mais leur commerce nuit aussi souvent à la satisfaction des droits humains - en détournant des sommes considérables des budgets sociaux (Page 24)- au développement durable et au droit international humanitaire (Page 26).
C’est pourtant dans le domaine du contrôle des armes que la société civile a pourtant gagné, ces dernières années, ses plus belles victoires, contre les mines antipersonnel ou, prochainement, contre les bombes à sous-munitions (Page 28). Mais il faut aller encore plus loin en la matière : tout le monde l’admet, les prix Nobel de la paix… comme les militaires (Page 30). La communauté internationale, toujours sous la pression de la société civile, s’oriente donc vers un traité international sur le commerce des armes (Page 32). Une étape fondatrice qui n’exonère ni les grandes régions comme l’Union européenne (Page 35), ni les Etats comme l’Inde ou la France (Page 36) de progresser, chacun à leur niveau. Comme le déclare Sara Forestier : « Chaque action compte ».




Dans le même numéro - sur le site :
Opération Anyue Jiang
Les armes, un commerce prospère
L’armée : pas si muette !
Prolifération des armes : Permis de piller et de tuer
Le drame des enfants soldats
Désarmer pour reconstruire
Le viol de masse, arme de guerre
Un désastre pour les droits humains
Bosnie : Terrain encore miné
Tchad : le pétrole arme mais ne développe pas
En vertu du droit international humanitaire
Traité contre les mines : une épopée citoyenne
Bombes à sous-munitions en voie d’interdiction
Arrêter le scandale permanent
Vers un traité international sur le commerce des armes
L’Union Européenne : un code de conduite et après ?
Inde -Pakistan : assez de calculs politiques
La France montrera-t-elle l’exemple ?